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09.05.2008

L'Auberge: la critique

843353002.jpgL’Auberge du Cheval blanc 2008 (voir note précédente pour les détails) présentée à Jonquière est une réussite à tous points de vue: le metteur en scène Éric Chalifour a su revisiter l’oeuvre et le genre, sans tomber dans l’excès, sans chercher à réinventer l’intrigue ou les personnages. Il en propose simplement une vision jeune, à travers une pétillante suite de petites scènes qui roule pleins gaz du début à la fin. On ne s’ennuie pas une minute dans ce spectacle qui dure pourtant trois heures, entracte inclus.
La musique est belle, les airs connus sont livrés avec panache et justesse, et les divers genres ou rythmes inclus da549446255.jpgns la partition de Ralph Benatzky (jazz, fox-trot, valse) sont mis en valeur par l’orchestre qui sonne bien sous la baguette de Toshiaki Hamada, et par les chorégraphies qui, pour une fois, ne semblent pas plaquées là pour permettre les changements de scènes, mais constituent des tableaux agréables à part entière.
Tous les chanteurs et chanteuses sont excellents, un bravo particulier au baryton Patrick Mallette (photo), qui montre plusieurs facettes de son talent de comédien, en plus de faire entendre une belle voix, puissante et nuancés,
Geneviève Couillard Després possède de belles qualités vocales, elle est bonne comédienne et a vraiment le physique de l’emploi (Josépha, la patronne du Cheval blanc).
Je voudrais tous les nommer, j’ajoute  Marie-Ève Munger (Sylvabelle), directrice artistique de la SALR  et soprano de grand calibre, Thomas Macleay (Florès), un ténor à découvrir,  Caroline Tremblay  (la zozotante Clara).
Roger Girard nous fait bien rire dans le rôle parlé du coloré Marseillais Napoléon Bistagne. Mention spéciale à Martin Giguère, qui incarne avec brio l’extravagant, le maniéré, le chéri de ces dames, le “beau” Célestin Cubisol.
J’arrête ici, sans exclure personne. La réussite tient certes à un imposant travail d’équipe: tout le monde s’est donné à fond, et puisque je suis dans l’organisation de la SALR, j’ai été témoin des efforts incroyables consacrés à la préparation du spectacle.
Le résultat est là, sur scène, brillant, pétillant, exquis.

Activité bénéfice
Comme tous les organismes culturels, surtout en région, la Société d’art lyrique du Royaume a besoin d’aide et de soutien financier. L’une de nos activités à cet égard est la tenue d’un souper bénéfice avant les deux premières représentations de l’opérette. Ces soupers ont eu lieu mercredi et jeudi. Nous avons pour ainsi dire fait salle comble (environ 120 convives par soir) et tous les membres du CA, incluant moi-même, plus quelques bénévoles venus nous donner un coup de main, ont mis la main à la pâte pour servir et desservir les plats préparés par les Banquets Huguette. De plus, les bières RJ, brasseurs de la bière Cheval blanc, nous ont offert une commandite sous forme d'une bière Cheval blanc offerte à chaque convive présent à ces soupers. J'en ai profité pour goûter à cette bière. Mon verdict: une blanche tout à fait délicieuse.

Un scoop...

J’ai appris aussi que ce soir (vendredi), le maire de Saguenay Jean Tremblay, qui se couche en général très tôt et assiste rarement aux événements culturels, doit se déplacer pour assister à la représentation de l’Auberge du Cheval blanc... À suivre.

03.05.2008

Invitation à l'Auberge

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L’Auberge du Cheval blanc de Ralph Benatzky: c’est l’opérette que présente la Société d’art lyrique du Royaume
du 7 au 11 mai  2008, à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière.
642811286.jpg Je vous invite donc, chers lecteurs de ce blogue, à assister à ce spectacle joyeux, coloré, plein de surprises, ainsi que le promet le metteur en scène Éric Chalifour. Sur la photo, Geneviève Couillard-Després, qui joue Josépha, la belle aubergiste. À droite, l'affiche d'une mise en scène présentée au théâtre du Châtelet, à Paris en 1960.
Chanteurs et acteurs, choristes, musiciens: je connais la plupart d’entre eux et tous sont formidables, allumés, et répètent sans relâche depuis des semaines et même des mois.
Allez voir sur le site de la SALR pour la distribution et l'horaire des représentations.
Ou encore sur le réseau reservatech pour acheter des billets.

La SALR

Je me promets depuis longtemps de parler ici de la Société d’art lyrique du Royaume. Cette organisation, qui a 21 ans d’existence, 626981341.jpgprésente chaque année un spectacle musical, la plupart du temps une opérette, en français, entièrement montée au Saguenay, avec des chanteurs saguenéens et/ou québécois.
Quand j’étais journaliste, je suivais de près les activités de cette organisation qui est l’un des joyaux de l’art lyrique au Québec, et dont les artisans sont toujours animés d’une immense passion pour la musique et le spectacle. De petites équipes dynamiques et allumées arrivent à faire des choses formidables, avec des moyens fort limités. Nous (je dis nous car depuis ma retraite je fais partie du conseil d’administration de la SALR) n’avons pas les budgets d’un Robert Lepage ni même de l’Opéra de Québec...
Mais la tradition de l’opérette annuelle, dans notre région, remonte à bien plus loin encore, en fait à 1971 alors qu’un petit groupe de personnes se sont réunies pour présenter l’Auberge du Cheval Blanc, de Ralph Benatzky, à l’auditorium Dufour, dans le cadre du Carnaval Souvenir de Chicoutimi. Comme cet événement - aujourd’hui disparu - avait pour but de souligner 100 ans d’histoire, l’idée de préparer un spectacle écrit il y a environ 100 ans a fait son chemin.
À cette époque, il n’était pas vraiment question de subvention: tout se faisait à la bonne franquette, avec des gens intéressés à le faire, qui ne demandaient pas de salaire.
Plusieurs acteurs et musiciens de la région y ont fait leur marque à différentes époques: Olivette et Ghislain Bouchard, Stan d’Haese et Madeleine Gauthier, Alva Chiasson, Roger Girard, le chef d’orchestre Normand Laprise, pour ne nommer que ceux-là. Le baryton Jean-François Lapointe, qui y a fait ses débuts sur scène en 1983, est revenu chanter dans de nombreuses productions  et a occupé plusieurs fonctions (metteur en scène, directeur musical, président, directeur général) à la SALR dans les années 1990.
Les temps ont changé, mais la tradition s’est maintenue, chaque année, il y a eu une opérette à Chicoutimi.Depuis l’an dernier, alors que nous présentions La Veuve joyeuse, c’est à Jonquière, mais en fait Chicoutimi et Jonquière sont une seule et même ville maintenant: Saguenay.

Sur la photo: quatre des interprètes de l'Auberge du Cheval blanc 2008: Marie-Ève Munger, ThomasMacleay, Geneviève Couillard-Després et Patrick Mallette.

01.05.2008

Cher hiver...

Hier,  il est tombé 15 centimètres de neige sur le Saguenay. (Photo à l'appui... un album à venir, peut-être)504911995.JPG

Ce soir, 1er mai, 23 heures, il fait -3 degrés.

Et je dors toujours en jaquette de flanellette...

Non, l'hiver n'est pas fini!

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