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22/04/2017

La Baie, un dimanche

La Baie des Ha!Ha!, le dimanche 2 avril 2017.

La Baie des Ha!Ha!, Auberge des 21, La Baie, Saguenay

 

La Baie des Ha!Ha!, Auberge des 21, La Baie, Saguenay

 

La Baie des Ha!Ha!, Auberge des 21, La Baie, Saguenay

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Ce jour-là, à l'Auberge des 21, en compagnie d'amis très chers, nous avons dégusté un "brunch" délicieux et raffiné, préparé par le chef Marcel Bouchard et sa brigade.

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19/04/2017

Marie-Ève Munger: retour aux sources

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Complètement sous le charme. Je suis rentrée comblée, émerveillée, après le superbe récital donné ce jeudi 13 avril par la soprano colorature Marie-Ève Munger à Jonquière.
Éblouissante, magnifique, une voix souple, agile, un timbre exquis, des prouesses vocales incroyables. Intensité dramatique par moments, légèreté à d'autres. Une première partie consacrée à des pièces qui l'ont incitée à entreprendre et poursuivre des études en chant classique, ainsi qu'elle les a présentées. Sérénades de R. Strauss et Schubert, Ave Maria de Schubert, Rejoice du Messie, une mélodie de Rachmaninov (très rare, un bijou!), et une valse: Il bacio (Le baiser), de Luigi Arditi.
Sa venue dans sa ville natale soulignait les 30 ans de Jeunesse en choeur la chorale fondée par sa mère Gisèle Munger, avec laquelle elle a fait ses débuts.marie-Ève munger,jeunesse en choeur,louise-andrée baril,récital,jonquière,gisèle munger
Gisèle a donc dirigé l'ensemble, formé d'enfants et d'adultes, pour l'interprétation de quelques airs, entre autres Vois sur ton chemin et Un ami dans la vie: c'était agréable et touchant.
La pianiste Louise-Andrée Baril, que tous les chanteurs s'arrachent, a fait merveille, soutenant, prenant la relève, dialoguant avec Marie-Ève: complicité extraordinaire entre ces deux interprètes unissant talent et expérience. Madame Baril a par ailleurs accompagné les choristes avec grâce et empathie.
En deuxième partie, les extraits des opéras Lakmé et Roméo et Juliette ont permis, si ce n'était déjà fait, de savourer l'immense savoir-faire et les incroyables ressources vocales et dramatiques de Marie-Ève Munger. Après une interprétation fabuleuse de l'aria Je veux vivre, elle a offert, en rappel, son grand succès: la chanson d'Olympia (extrait des Contes d'Hoffmann), extraordinaire performance que je ne me lasse jamais d'entendre chaque fois que j'assiste à un de ses concerts.
Tout s'est déroulé simplement et naturellement, et les nombreuses personnes qui étaient à la salle Pierrette-Gaudreault ont toutes, je crois, compris et apprécié cette chance que nous avions d'entendre une enfant de la région qui est applaudie sur les grandes scènes du monde.

12/04/2017

Vent et mouvement

Louise Bouchard, Valérie Milot, Jean-Michel Malouf, orchestre symphonique du saguenay-lac-saint-jean, Nicolas Gilbert, Mozart, Beethoven

Valérie Milot (photo: Krystine Buisson, Le Nouvelliste)

Nous y allions pour la Septième, bien sûr. Présentée en deuxième partie, elle m'a entièrement comblée. L'extraordinaire 2e mouvement, allegretto qui s'ouvre andante, s'amplifie, danse, marche et s'achève sur une note très douce, comme suspendue dans le temps et l'espace.
Non seulement entendre, mais voir jouer cette oeuvre géniale, observer le travail des sections et deslouise bouchard,valérie milot,jean-michel malouf,orchestre symphonique du saguenay-lac-saint-jean,nicolas gilbert,mozart,beethoveninstrumentistes, comment le relais passe des uns aux autres: un régal!
La fougue du chef qui insiste sur les passages emportés et passionnés: une fin de concert éblouissante. Le public, très nombreux, a applaudi longtemps, mais après une telle oeuvre et une telle prestation, il n'y avait pas de rappel possible, histoire de nous laisser goûter encore longtemps ce que nous venions d'entendre.
Le duo flûte et harpe, en accord avec l'orchestre, a été aussi très bien, avec cette agilité des deux musiciennes à se répondre, à reprendre chacune les mélodies et les variations du merveilleux Mozart: on entendait très bien chacun des deux instruments qui par essence ne sonnent pas très fort.
Pour la première oeuvre, c'était bien que le chef donne quelques explications  avant de la jouer, cela nous a permis de bien suivre le développement de ces notes et accords un peu étranges. Son amis Nicolas Gilbert, le compositeur de cette pièce, a aussi écrit un roman intitulé Le joueur de triangle, racontant la vie d'un musicien d'orchestre. Le personnage du chef de l'orchestre a été inspiré à l'auteur par Jean-Michel Malouf, nous soulignait ce dernier.

Concert : Vent et mouvement
Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean
Chef: Jean-Michel Malouf
Solistes: Valérie Milot, harpe, Louise Bouchard, flûte
Programme: Nicolas Gilbert: À l'Aube
Wolfgang Amadeus Mozart: Concerto pour flûte et harpe en do majeur KV 299
Ludwig Van Beethoven: Symphonie en la majeur no 7

Le dimanche 26 mars 2017 au Théâtre Banque nationale, Saguenay

06/04/2017

La Traviata: prouesses et profondeur

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Performance éblouissante de Sonya Yoncheva, qui offre une Violetta idéale: technique impeccable, nuances, prouesses vocales. Et un jeu inspiré: on peut suivre chaque frémissement de son âme dans ses gestes et sa physionomie, tout en s'abandonnant à sa voix magnifique.

J'étais étonnée d'entendre, à l'entracte, l'anglais impeccable du ténor Michael Fabiano, qui traviata,sonya yoncheva,michael fabiano,cinéma jonquière,metropolitan operaincarne son amant Alfredo: je le croyais italien vu son nom... mais il est étasunien! L'air d'abord un peu niais dans son costume étriqué, il s'affirme comme homme et amant au fur et à mesure que l'action progresse: superbe!
Dommage que le baryton Thomas Hampson ne soit pas à la hauteur, avec sa voix fatiguée et son jeu sans nuances, incapable de rendre justice à l'extraordinaire partition écrite par Verdi pour le personnage de Georgio Germont, l'homme ordinaire et néanmoins source de tout ce drame.
Partie orchestrale formidable, et sur scène, des arias connues qui se succèdent, Sempre libera, Addio del passato, Di Provenza il mar:  tellement de belle musique qu'on frôle la saturation, et pourtant on en redemande.
Scénographie remarquable de Wolfgang Gussmann (que j'avais vue en 2012): la grande horloge et le médecin évoquent la fatalité du destin, la robe rouge de Violetta est un personnage à elle seule, les jeux de vêtements et de tissus marquent les pulsations du drame.
Encore une fois, un bel après-midi à l'opéra.

La Traviata, de Giuseppe Verdi
En direct du Metropolitan Opera
Vu le 11 mars 2017 au Cinéma Jonquière

En complément:
Article de Christophe Huss dans le Devoir

 

31/03/2017

Musique d'un océan à l'autre: deux octuors

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Deux quatuors solides et expérimentés, l'un du Saguenay l'autre de Victoria en Colombie-Britannique se sont unis pour présenter deux oeuvres rarement jouées et vraiment extraordinairesquatuor saguenay,quatuor lafayette,niels wilhem gade,octuor,mendelssohn

Le Quatuor Lafayette, fondé en 1986, est le seul ensemble musical au monde à comprendre les mêmes artistes qu'à sa fondation, et ce sont quatre femmes. Le Quatuor Saguenay (anciennement Alcan) réunit quant à lui deux femmes et deux hommes.
Je ne connaissais pas du tout Niels Gade, un compositeur danois qui a parfois travaillé avec Mendelssohn.
Sa musique est intense, très belle, facile d'accès. Et l'octuor de Mendelssohn est un chef-d'oeuvre absolu.
Ces formidables musiciens ont rendu justice aux oeuvres et complètement envoûté le public réuni dans la salle du Conservatoire (à 17h pour moi, le concert fut répété à 20h).

Un son riche, des nuances infinies, un accord parfait entre tous et toutes: bonheur total, vraiment.

Interprètes: Quatuor Saguenay, Quatuor Lafayette
Programme: deux octuors à cordes
Niels Wilhem Gade op 17, Félix Mendelssohn op. 20
Le mardi 13 février 2017, à la salle Jacques-Clément du Conservatoire de Saguenay

28/03/2017

Idoménée, roi de Crète

Idomeneo, re di Creta, de Mozart, en direct du Metropolitan Opera
Vu le samedi 25 mars 2017 au Cinéma Apéro de Jonquière

Idomeneo, opéra, Metropolitan, Maahew Polenzani, James Levine, Cinéma Apéro

Un opéra moins connu de Mozart, on se demande pourquoi.Idomeneo, opéra, Metropolitan, Maahew Polenzani, James Levine, Cinéma Apéro
Superbe production, signée Jean-Pierre Ponnelle.

Les plus:
1 - La fabuleuse musique du génial Wolfgang Amadeus.
2 - Matthew Polenzani en Idoménée: voix, physique, émotion: il EST ce roi tourmenté à la perspective de sacrifier son fils au dieu Neptune. Les ornementations ne lui font pas peur, comme on peut le voir sur cette vidéo:
https://www.youtube.com/watch?v=FXzECHpshmI
3 - Elza van den Heever en Elettra, le faux accord dans cette symphonie de personnages bons, purs et aimants.  Dans son immense robe noire, avec rouge à lèvres et maquillage outré (on pense à la Reine de la Nuit) elle chante avec une parfaite maîtrise et nous offre un jeu intense légèrement teinté de second degré.
4 - Nadine Sierra, qui chante le rôle d'Ilia avec une voix fraîche et pure.
5 - Mise en scène dépouillée, décor unique, choeurs, jeu des interprètes.
6 - L'orchestre du Met, dirigé par le toujours magistral(!) James Levine. Pendant un entracte, une vidéo nous le montre, beaucoup plus jeune, en répétition avec Jessye Norman (elle aussi très jeune) pour l'opéra Ariadne auf Naxos: fabuleux!

Les moins:
1 - Alice Coote, dans le rôle d'Idamante, fils d'Idoménée et amoureux d'Ilia, est le maillon faible de ce quatuor d'interprètes. Mal à l'aise, peu expressive, elle chante correctement, mais sans éclat.
2 - Deux entractes interminables, inexplicablement vu qu'il n'y a pas de changement de décor.
3 - Le troisième et dernier acte. Sauf le grand air de la folie d'Électre, absolument magnifique, cette partie m'a semblé (peut-être à cause du long entracte qui avait précédé) moins intéressante musicalement que les précédentes.

Ces quelques irritants n'ont toutefois pas gâché mon plaisir et j'ai passé un après-midi magique.

21/03/2017

Rogue One: une histoire de Star Wars

Rogue One : vu le 17 janvier 2017 au cinéma Odyssée de Chicoutimi

Rogue, Star Wars, Carrie Fisher

L'amateur de La guerre des étoiles (dont je suis) se retrouve chez lui Rogue, Star Wars, Carrie Fisherdans ces aventures intergalactiques. Action, suspense, humour, comme toujours. Les femmes y ont une grande place, notamment l'héroïne Jyn Erso (jouée par Felicity Jones), qui doit se cacher, se sauver, et combattre tout au long de l'histoire. L'acteur Diego Luna , qui incarne son compagnon d'infortune Cassian Andor, ressemble à Guy-A. Lepage, m'a-t-il semblé.

Malgré quelques moments de lassitude et une vague sensation de déjà-vu, j'ai bien aimé le onzième opus de cette saga qui m'a séduite dès le premier film. Et je l'ai vu un mois seulement après le décès de l'actrice Carrie Fisher, la célèbre princesse Leïla (on voit son visage  de 20 ans recréé par ordinateur dans Rogue), à l'âge de 60 ans. Le lendemain, c'est sa mère, Debbie Reynolds, qui succombait.

Charles-Richard Hamelin et le Quatuor Saguenay

Charles-Richard Hamelin, Quatuor Saguenay, Quatuor Alcan, concert, musique classique

Charles-Richard Hamelin et le Quatuor Saguenay

Le vendredi 20 janvier 2017 au Théâtre Banque nationale de Chicoutimi

 

Superbe concert réunissant le pianiste Charles- Richard Hamelin et le Quatuor Saguenay (autrefois Quatuor Alcan). Un début un peu difficile d'accès, selon moi, avec la grande sonate no. 1 de Robert Schumann: oeuvre longue, pas toujours intéressante dans ses développements. Mais le pianiste a su trouver des accents qui accrochent, lui donner même à certains moments des couleurs qui faisaient penser au Chopin qui allait suivre. Il a su me captiver...

Puis la très connue polonaise  opus 53,  "Héroïque", de Chopin: oeuvre brillante... brillant pianiste qui l'a explorée et mise en valeur dans ses moindres nuances: merveilleux!

Le tout s'est terminé par le quintette pour piano et cordes de Brahms, où tant le pianiste que chacun des membres du Quatuor ont su faire merveille pour nous donner des moments absolument sublimes.

Article de Daniel Côté dans Le Quotidien: http://www.lapresse.ca/le-quotidien/arts/201701/21/01-506....

 

Changement de programme

À partir d'aujourd'hui, sur ce blogue que j'ai créé en 2005, je change de style pour mes présentations. Soit de très courts avis, sur les spectacles que je vois: concerts, théâtre, cinéma, et sur mes lectures. Avec quelques images, photos et liens.

Parfois des photos prises au gré de mes sorties.

Sauf exception, mes activités se déroulent au Saguenay, où je suis née et où j'habite toujours.

Il pourra s'écouler beaucoup de temps entre une activité et une publication sur celle-ci, car je ne veux plus me contraindre à publier vite. Pour marquer cette transition, je change l'image de ma bannière, peut-être éventuellement les couleurs, et je conserve ma devise:

"La planète vue d'Arvida"

 

DeniseP.

19/12/2016

Le Saguenay, entre ombre et lumière

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Le Saguenay était encore une fois magnifique, en ce jour la mi-décembre.

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Je me rendais chez le coiffeur et je n'avais pas mon appareil photo.

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Mais tout de même, c'était si beau...

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...que je me suis arrêtée dans le secteur Rivière-du-Moulin, un peu avant la côte du Parasol.

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J'ai pris des photos avec mon bon vieux iPhone.

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Il a fait tout le travail... et même ajouté ma signature:

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...mon ombre!