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07/05/2017

Art inuit: émotion et beauté

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Deux faucons, l'un en stéatite du Brésil, l'autre en serpentinite

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Une chronique à la radio (Ici Première, je n'écoute rien d'autre) évoquait récemment la collection d'art Inuit du Musée des Beaux-Arts à Québec: je l'ai vue  l'été dernier, en découvrant l'ensemble du nouveau et magnifique pavillon Pierre Lassonde, et elle est tout à fait extraordinaire.

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Un crâne de morse finement sculpté

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La collection Brousseau comprend des oeuvres de styles et de sujets différents. Elles sont toutes sculptées dans des matériaux tirés du sol: pierre, granit, terre. S'en dégage une impression de richesse intérieure, d'élévation de l'esprit, de sensualité aussi.

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Chaque artiste, imprégné de sa culture, de ses croyances, de son histoire, communique sa vision du monde en touchant à la fois à l'oeil, l'esprit et le coeur.

Je vous présente ici mes propres photos, pour montrer comment elles se présentent et comment elles sont bien mises en valeur dans cet environnement lumineux.

Pour en voir davantage, on peut aller sur le site du musée.

02/05/2017

Boire et voir

Découvrir et déguster un excellent cabernet sauvignon du Sud-Ouest de la France, au goût charmeur et au taux d'alcool aussi raisonnable que son prix (12!)

Tarani, Cabernet dauvignon, affiche Jonquière

Deux jours après, le retrouver sur un immense panneau publicitaire, non loin de chez moi.

Tarani, Cabernet sauvignon, affiche Jonquière

J'en fus très étonnée car les publicités de ce genre, surtout faisant la promotion d'un vin, sont plutôt rares à Jonquière.

Plantée non pas au bord d'une autoroute, mais le long de la rue Saint-Dominique, étroite artère principale qui traverse la ville.

Comme ceci:

Tarani, Cabernet sauvignon, affiche, Jonquière

D'autant plus incongru qu'un autre panneau, juste à côté, fait la promotion d'une boisson d'un tout autre genre, et destinée à un tout autre public!

Tarani, lait, affiche, rue St-Dominique, Jonquière

29/04/2017

Eugène Onéguine au Met: menus détails

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Ce qui m'a le plus intéressée dans la projection d'Eugène Onéguine, ce sont des détails non reliés à l'opéra lui-même.
Par exemple à l'entracte, trois des chanteuses, russes, expliquaient, avec un fort accent et un peu de difficulté àeugène onéguine,peter mattei,anna netrebko,metropolitan opera trouver leurs mots en anglais, combien le roman en vers de PouchkineEugène Onéguine (sur lequel est basé l'opéra), était important pour elles: il fait partie de la culture de tous les Russes: ils l'étudient à l'école, connaissent l'oeuvre sous tous ses aspects et en apprennent plusieurs passages par coeur. Ils s'identifient souvent à l'un ou l'autre des personnages.
Anna Netrebko (Tatiana) ajoutait d'ailleurs trouver dommage que l'opéra ne puisse rendre compte de toute la richesse, de toute la subtilité, de toutes les nuances de l'oeuvre de Pouchkine.

C'est aussi mon avis: je préfère nettement le roman.
Elena Zaremba, qui joue la mère de Tatiana et d'Olga a chanté autrefois le rôle de Tatiana sur diverses scènes.
Petit reportage aussi sur les lustres du Metropolitan Opera, la genèse de leur conception. Une tache de peinture blanche échappée par mégarde sur un croquis a inspiré à l'architecte Tadeusz Leski l'idée d'une explosion de lignes partant du centre. D'où ce motif de boule de cristal garnie de fines tiges, que l'on surnomme affectueusement spoutnik.

On peut en acheter des répliques à la boutique du Metropolitan Opera, si on est prêt à débourser plusieurs milliers de dollars!

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Pour le reste, j'ai retenu la performance de Peter Mattei, le magnifique baryton qui incarne Onéguine. Grand, élégant, en plein contrôle de sa belle voix, il joue et chante à merveille ce rôle qui semble fait pour lui.
Anna Netrebko: beaucoup d'expérience et de savoir-faire, vocalement impeccable, mais elle n'est pas très crédible dans le rôle de la jeune et naïve Tatiana. Meilleure dans la même Tatiana devenue grande dame, au dernier acte.
Alexey Dolgov, dans le rôle du poète Lenski: bon acteur mais une voix sans charme qui manque singulièrement de volume.
Décors somptueux, mise en scène brillante, avec force valses et cotillons... mais les immenses colonnes du dernier acte cachaient la moitié des danseurs!

Eugène Onéguine, de Piotr Ilitch Tchaïkovski
En direct du Metropolitan Opera
Vu le samedi 22 avril 2017
Au Cinéma Apéro de Jonquière

22/04/2017

La Baie, un dimanche

La Baie des Ha!Ha!, le dimanche 2 avril 2017.

La Baie des Ha!Ha!, Auberge des 21, La Baie, Saguenay

 

La Baie des Ha!Ha!, Auberge des 21, La Baie, Saguenay

 

La Baie des Ha!Ha!, Auberge des 21, La Baie, Saguenay

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Ce jour-là, à l'Auberge des 21, en compagnie d'amis très chers, nous avons dégusté un "brunch" délicieux et raffiné, préparé par le chef Marcel Bouchard et sa brigade.

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19/04/2017

Marie-Ève Munger: retour aux sources

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Complètement sous le charme. Je suis rentrée comblée, émerveillée, après le superbe récital donné ce jeudi 13 avril par la soprano colorature Marie-Ève Munger à Jonquière.
Éblouissante, magnifique, une voix souple, agile, un timbre exquis, des prouesses vocales incroyables. Intensité dramatique par moments, légèreté à d'autres. Une première partie consacrée à des pièces qui l'ont incitée à entreprendre et poursuivre des études en chant classique, ainsi qu'elle les a présentées. Sérénades de R. Strauss et Schubert, Ave Maria de Schubert, Rejoice du Messie, une mélodie de Rachmaninov (très rare, un bijou!), et une valse: Il bacio (Le baiser), de Luigi Arditi.
Sa venue dans sa ville natale soulignait les 30 ans de Jeunesse en choeur la chorale fondée par sa mère Gisèle Munger, avec laquelle elle a fait ses débuts.marie-Ève munger,jeunesse en choeur,louise-andrée baril,récital,jonquière,gisèle munger
Gisèle a donc dirigé l'ensemble, formé d'enfants et d'adultes, pour l'interprétation de quelques airs, entre autres Vois sur ton chemin et Un ami dans la vie: c'était agréable et touchant.
La pianiste Louise-Andrée Baril, que tous les chanteurs s'arrachent, a fait merveille, soutenant, prenant la relève, dialoguant avec Marie-Ève: complicité extraordinaire entre ces deux interprètes unissant talent et expérience. Madame Baril a par ailleurs accompagné les choristes avec grâce et empathie.
En deuxième partie, les extraits des opéras Lakmé et Roméo et Juliette ont permis, si ce n'était déjà fait, de savourer l'immense savoir-faire et les incroyables ressources vocales et dramatiques de Marie-Ève Munger. Après une interprétation fabuleuse de l'aria Je veux vivre, elle a offert, en rappel, son grand succès: la chanson d'Olympia (extrait des Contes d'Hoffmann), extraordinaire performance que je ne me lasse jamais d'entendre chaque fois que j'assiste à un de ses concerts.
Tout s'est déroulé simplement et naturellement, et les nombreuses personnes qui étaient à la salle Pierrette-Gaudreault ont toutes, je crois, compris et apprécié cette chance que nous avions d'entendre une enfant de la région qui est applaudie sur les grandes scènes du monde.

12/04/2017

Vent et mouvement

Louise Bouchard, Valérie Milot, Jean-Michel Malouf, orchestre symphonique du saguenay-lac-saint-jean, Nicolas Gilbert, Mozart, Beethoven

Valérie Milot (photo: Krystine Buisson, Le Nouvelliste)

Nous y allions pour la Septième, bien sûr. Présentée en deuxième partie, elle m'a entièrement comblée. L'extraordinaire 2e mouvement, allegretto qui s'ouvre andante, s'amplifie, danse, marche et s'achève sur une note très douce, comme suspendue dans le temps et l'espace.
Non seulement entendre, mais voir jouer cette oeuvre géniale, observer le travail des sections et deslouise bouchard,valérie milot,jean-michel malouf,orchestre symphonique du saguenay-lac-saint-jean,nicolas gilbert,mozart,beethoveninstrumentistes, comment le relais passe des uns aux autres: un régal!
La fougue du chef qui insiste sur les passages emportés et passionnés: une fin de concert éblouissante. Le public, très nombreux, a applaudi longtemps, mais après une telle oeuvre et une telle prestation, il n'y avait pas de rappel possible, histoire de nous laisser goûter encore longtemps ce que nous venions d'entendre.
Le duo flûte et harpe, en accord avec l'orchestre, a été aussi très bien, avec cette agilité des deux musiciennes à se répondre, à reprendre chacune les mélodies et les variations du merveilleux Mozart: on entendait très bien chacun des deux instruments qui par essence ne sonnent pas très fort.
Pour la première oeuvre, c'était bien que le chef donne quelques explications  avant de la jouer, cela nous a permis de bien suivre le développement de ces notes et accords un peu étranges. Son amis Nicolas Gilbert, le compositeur de cette pièce, a aussi écrit un roman intitulé Le joueur de triangle, racontant la vie d'un musicien d'orchestre. Le personnage du chef de l'orchestre a été inspiré à l'auteur par Jean-Michel Malouf, nous soulignait ce dernier.

Concert : Vent et mouvement
Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean
Chef: Jean-Michel Malouf
Solistes: Valérie Milot, harpe, Louise Bouchard, flûte
Programme: Nicolas Gilbert: À l'Aube
Wolfgang Amadeus Mozart: Concerto pour flûte et harpe en do majeur KV 299
Ludwig Van Beethoven: Symphonie en la majeur no 7

Le dimanche 26 mars 2017 au Théâtre Banque nationale, Saguenay

06/04/2017

La Traviata: prouesses et profondeur

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Performance éblouissante de Sonya Yoncheva, qui offre une Violetta idéale: technique impeccable, nuances, prouesses vocales. Et un jeu inspiré: on peut suivre chaque frémissement de son âme dans ses gestes et sa physionomie, tout en s'abandonnant à sa voix magnifique.

J'étais étonnée d'entendre, à l'entracte, l'anglais impeccable du ténor Michael Fabiano, qui traviata,sonya yoncheva,michael fabiano,cinéma jonquière,metropolitan operaincarne son amant Alfredo: je le croyais italien vu son nom... mais il est étasunien! L'air d'abord un peu niais dans son costume étriqué, il s'affirme comme homme et amant au fur et à mesure que l'action progresse: superbe!
Dommage que le baryton Thomas Hampson ne soit pas à la hauteur, avec sa voix fatiguée et son jeu sans nuances, incapable de rendre justice à l'extraordinaire partition écrite par Verdi pour le personnage de Georgio Germont, l'homme ordinaire et néanmoins source de tout ce drame.
Partie orchestrale formidable, et sur scène, des arias connues qui se succèdent, Sempre libera, Addio del passato, Di Provenza il mar:  tellement de belle musique qu'on frôle la saturation, et pourtant on en redemande.
Scénographie remarquable de Wolfgang Gussmann (que j'avais vue en 2012): la grande horloge et le médecin évoquent la fatalité du destin, la robe rouge de Violetta est un personnage à elle seule, les jeux de vêtements et de tissus marquent les pulsations du drame.
Encore une fois, un bel après-midi à l'opéra.

La Traviata, de Giuseppe Verdi
En direct du Metropolitan Opera
Vu le 11 mars 2017 au Cinéma Jonquière

En complément:
Article de Christophe Huss dans le Devoir

 

31/03/2017

Musique d'un océan à l'autre: deux octuors

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Deux quatuors solides et expérimentés, l'un du Saguenay l'autre de Victoria en Colombie-Britannique se sont unis pour présenter deux oeuvres rarement jouées et vraiment extraordinairesquatuor saguenay,quatuor lafayette,niels wilhem gade,octuor,mendelssohn

Le Quatuor Lafayette, fondé en 1986, est le seul ensemble musical au monde à comprendre les mêmes artistes qu'à sa fondation, et ce sont quatre femmes. Le Quatuor Saguenay (anciennement Alcan) réunit quant à lui deux femmes et deux hommes.
Je ne connaissais pas du tout Niels Gade, un compositeur danois qui a parfois travaillé avec Mendelssohn.
Sa musique est intense, très belle, facile d'accès. Et l'octuor de Mendelssohn est un chef-d'oeuvre absolu.
Ces formidables musiciens ont rendu justice aux oeuvres et complètement envoûté le public réuni dans la salle du Conservatoire (à 17h pour moi, le concert fut répété à 20h).

Un son riche, des nuances infinies, un accord parfait entre tous et toutes: bonheur total, vraiment.

Interprètes: Quatuor Saguenay, Quatuor Lafayette
Programme: deux octuors à cordes
Niels Wilhem Gade op 17, Félix Mendelssohn op. 20
Le mardi 13 février 2017, à la salle Jacques-Clément du Conservatoire de Saguenay

28/03/2017

Idoménée, roi de Crète

Idomeneo, re di Creta, de Mozart, en direct du Metropolitan Opera
Vu le samedi 25 mars 2017 au Cinéma Apéro de Jonquière

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Un opéra moins connu de Mozart, on se demande pourquoi.Idomeneo, opéra, Metropolitan, Maahew Polenzani, James Levine, Cinéma Apéro
Superbe production, signée Jean-Pierre Ponnelle.

Les plus:
1 - La fabuleuse musique du génial Wolfgang Amadeus.
2 - Matthew Polenzani en Idoménée: voix, physique, émotion: il EST ce roi tourmenté à la perspective de sacrifier son fils au dieu Neptune. Les ornementations ne lui font pas peur, comme on peut le voir sur cette vidéo:
https://www.youtube.com/watch?v=FXzECHpshmI
3 - Elza van den Heever en Elettra, le faux accord dans cette symphonie de personnages bons, purs et aimants.  Dans son immense robe noire, avec rouge à lèvres et maquillage outré (on pense à la Reine de la Nuit) elle chante avec une parfaite maîtrise et nous offre un jeu intense légèrement teinté de second degré.
4 - Nadine Sierra, qui chante le rôle d'Ilia avec une voix fraîche et pure.
5 - Mise en scène dépouillée, décor unique, choeurs, jeu des interprètes.
6 - L'orchestre du Met, dirigé par le toujours magistral(!) James Levine. Pendant un entracte, une vidéo nous le montre, beaucoup plus jeune, en répétition avec Jessye Norman (elle aussi très jeune) pour l'opéra Ariadne auf Naxos: fabuleux!

Les moins:
1 - Alice Coote, dans le rôle d'Idamante, fils d'Idoménée et amoureux d'Ilia, est le maillon faible de ce quatuor d'interprètes. Mal à l'aise, peu expressive, elle chante correctement, mais sans éclat.
2 - Deux entractes interminables, inexplicablement vu qu'il n'y a pas de changement de décor.
3 - Le troisième et dernier acte. Sauf le grand air de la folie d'Électre, absolument magnifique, cette partie m'a semblé (peut-être à cause du long entracte qui avait précédé) moins intéressante musicalement que les précédentes.

Ces quelques irritants n'ont toutefois pas gâché mon plaisir et j'ai passé un après-midi magique.

21/03/2017

Rogue One: une histoire de Star Wars

Rogue One : vu le 17 janvier 2017 au cinéma Odyssée de Chicoutimi

Rogue, Star Wars, Carrie Fisher

L'amateur de La guerre des étoiles (dont je suis) se retrouve chez lui Rogue, Star Wars, Carrie Fisherdans ces aventures intergalactiques. Action, suspense, humour, comme toujours. Les femmes y ont une grande place, notamment l'héroïne Jyn Erso (jouée par Felicity Jones), qui doit se cacher, se sauver, et combattre tout au long de l'histoire. L'acteur Diego Luna , qui incarne son compagnon d'infortune Cassian Andor, ressemble à Guy-A. Lepage, m'a-t-il semblé.

Malgré quelques moments de lassitude et une vague sensation de déjà-vu, j'ai bien aimé le onzième opus de cette saga qui m'a séduite dès le premier film. Et je l'ai vu un mois seulement après le décès de l'actrice Carrie Fisher, la célèbre princesse Leïla (on voit son visage  de 20 ans recréé par ordinateur dans Rogue), à l'âge de 60 ans. Le lendemain, c'est sa mère, Debbie Reynolds, qui succombait.