17.02.2008

Kosovo libre!

bc2f1f4433f065aab628eb1e148fac27.jpegJe suis jalouse des Kosovars, citoyens du Kosovo, un pays qui vient de proclamer son indépendance, au nez et à la barbe de tous ceux qui ont voulu l'en empêcher.

Qu'attendons-nous, nous les Québécois, pour suivre cet exemple?

19.10.2007

Birmanie: dommage!

e66b2725fdbb07d02713d6b467d054a0.jpegAutant j'étais contente d'assister au début de la révolte des moines en Birmanie, autant j'ai été déçue de constater à quel point leur action était improvisée: leur tentative a été violemment réprimée, écrasée dans l'oeuf par les malades mégalomanes qui dirigent le pays.
Pour entamer la lutte contre une telle dictature, il aurait fallu préparer le coup longtemps à l'avance, créer un réseau, se servir d'Internet et du cellulaire avant d'entrer en action, s'assurer d'obtenir des appuis, dans la population et à l'extérieur.
Je sais bien que c'est très difficile, mais c'est la seule façon de venir à bout d'un tel régime: l'organisation, la planification. Sortir dans la rue en espérant que les dirigeants n'oseront pas s'attaquer à nous, c'est un geste noble et audacieux, mais c'était un pari beaucoup trop risqué compte tenu des circonstances.
Et maintenant, ce sera encore plus difficile, car la répression est forte, les autorités ont été alertées et se méfient davantage de toute tentative de résistance.
Le seul espoir qui reste, ou presque: que les trois généraux à la tête de cette junte finissent par s'entre-tuer, ou alors que la Chine et les États-Unis se liguent contre cette junte pour qu'elle accorde plus de liberté à ses citoyens.

10.05.2007

Encore Boisclair

J'ai écrit dans une précédente note  (Boisclair doit rester)   que je croyais qu'André Boisclair devait rester à la tête du PQ parce que le changement de chef ne résoudrait pas les problèmes du parti.  Je le crois toujours mais là, Boisclair s'en va, sous une pression devenue sans doute insupportable. Et il faudra trouver un nouveau chef. 

Gilles Duceppe n'a pas encore dit un mot ni annoncé ses intentions que déjà certains membres du PQ veulent le mettre à la porte... Ça va être dur pour le prochain chef! Je favorisais Pauline Marois lors de la dernière course à la chefferie, ce serait peut-être un bon choix, mais si j'étais à sa place, je refuserais ce poste...

Enfin, j'ai une idée: en attendant l'élection d'un chef, pendant toute la période de transition  où il faudra brasser des idées et se remettre en question, je suggérerais l'élection d'un duo à la tête du parti: un radical et un modéré, par exemple, qui devraient travailler de concert et venir à bout de leurs divergences. Cela éviterait de tout faire porter par un seul homme ou une seule femme, et permettrait peut-être de s'occuper du débat, des idées, de l'organisation.

02.04.2007

Boisclair doit rester

medium_andBoisclair.jpgAndré Boisclair n'est pas parfait, il a des défauts, et c'est pour ça qu'il doit, à mon avis, demeurer à la direction du Parti Québécois. Plusieurs souverainistes semblent toujours à la recherche d'un chef charismatique, d'une sorte de gourou capable d'enflammer les coeurs et les esprits, qui ouvrira le chemin difficile de l'indépendance, suivi par ses troupes elles-mêmes davantage guidées par leur ferveur à son endroit que par leur certitude de faire le bon choix politique.
Or il me semble que c'est une erreur. Si le chef n'est pas charismatique, s'il a des défauts et des faiblesses qui paraissent beaucoup, c'est tant mieux. On risque moins alors d'être aveuglé par lui, par ce qu'il nous inspire et par ce qu'on ressent. Un chef par rapport auquel on peut prendre ses distances, pour évaluer ses paroles et ses actions, leur adéquation avec le projet d'indépendance. Un chef que l'on peut critiquer ou approuver selon le cas, sans faire une crise existentielle et tout remetttre en question chaque fois qu'il commet une erreur.
Chaque partisan de la souveraienté devrait pouvoir maintenir son choix, quel que soit le chef du parti, car il devrait s'agir d'un choix fait en toute connaissance de cause, après une évaluation du pour et du contre. Sans exclure les émotions et les sentiments, l'inévitable part de rêve, d'utopie, de ferveur dont peut se parer l'option de faire un pays, comme c'est le cas pour tout projet de création nouvelle.
Le chef doit entériner et réaliser ce que lui demandent ceux qui l'ont élu, et non l'inverse.
Lucien Bouchard, chef charismatique, a fait à mon avis plus de tort que de bien à l'option indépendantiste: plusieurs l'ont suivi aveuglément, croyant à sa sincérité et à sa capacité de faire l'indépendance du Québec, mais il ne les a conduits nulle part et il a abandonné le parti comme une vieille chaussette. Ils sont demeurés amers, démotivés dans bien des cas.
Je préfère quelqu'un de plus terne, de moins séduisant, à condition qu'il soit intelligent, efficace et bon observateur de ce qui se passe. Il n'a pas besoin d'être près des gens, de serrer des mains, de prendre des bébés dans ses bras: tout ça c'est de l'enfantillage.
D'ailleurs il me semble que les gens en général (je m'inclus parmi eux à l'occcasion, mais j'essaie de me soigner) manquent de maturité: ils cherchent un père, une mère, un dirigeant qui leur dira quoi faire et qui leur évitera de réfléchir et de s'engager.

20.05.2006

Harper: danger!

Un vrai fou ce Stephen Harper. Il est dangereux. À droite. Il veut plaire à tout le monde. Il fait n'importe quoi en prétendant qu'il en a le droit. L'affaire des troupes canadiennes en Afghanistan jusqu'en 2009 est la goutte qui fait déborder le vase quant à moi. Il n'y a aucune préoccupation humanitaire ou de secours là-dedans. Juste un bas calcul politique pour coincer ses ennemis, les députés des autres partis. Ceux-ci d'ailleurs se livrent au même genre de calcul.

Pour en revenir à Harper, une seule consolation: il s'en va tellement à droite que les Québécois, qui dorment au gaz actuellement, vont peut-être se réveiller. Pour lui lancer un signal, genre : si tu continues comme ça, on débarque!

18.01.2006

Premier ministre, quel métier !

Je lis aujourd'hui dans La Presse la chroniqe de Vincent Marissal intitulée Le bal des hyènes. Les hyènes dont il parle, ce sont les aspirants à la succession de Paul Martin, le premier ministre libéral du Canada qui sera probablement battu aux élections férédales du 23 janvier. Et je ne comprends pas. Pourquoi aspirent-ils si fort à prendre sa place ? Ils sont prêts à toutes les bassesses, à tous les revirements, à tous les mensonges (c'est moi qui le dis) pour prendre sa place. Même à être chef d'un parti dans l'opposition pendant quelques années afin de pouvoir, un jour, devenir Premier ministre.
Premier ministre, c'est un poste impossible, invivable. Quelle est leur motivation ?
L'argent ? Le salaire est bon, mais pas si extraordinaire. Bien sûr, il y a l'argent des autres... Mais on ne peut pas en faire ce qu'on veut, ainsi que l'a prouvé l'enquête du juge Gomery.
Le pouvoir ? Le premier ministre n'a pas grand pouvoir, c'est l'appareil d'État qui mène.
La gloire ? Voyez ce qui arrive à Paul Martin et à tous les autres élus, rejetés, conspués, trahis dès que l'électorat fait mine de leur tourner le dos.

Je ne vois pas ce que peut apporter ce métier à ceux qui l'exercent. Je comprends que l'on puisse vouloir être élu député, nommé ministre, si on aime le travail, les défis, le pouvoir.
Mais Premier ministre ??? Il n'y a que des obligations, des contraintes, des horaires, des critiques qui pleuvent de partout, quand ce ne sont pas les moqueries des caricaturistes, les questions pièges des journalistes.
Où est le plaisir dans tout ça?

10.11.2005

Impayable Paul Martin

Vous savez ce qu'il a déclaré, notre impayable premier ministre, à propos d'éventuelles élections au temps des Fêtes ?

«Ce que les Canadiens veulent voir, c'est le Père Noël, pas les politiciens».

Texto! Je l'ai entendu le mercredi 9 novembre 2005 vers les 11 heures, aux nouvelles de la Première chaîne de Radio-Canada. Incidemment, le site de l'émission Indicatif présent est un vrai trésor. (Voir le lien)