26.01.2008
En rajouter
Pour continuer dans ma veine "bouffe" et surabondance, je pense aux recommandations des spécialistes en nutrition et en santé, ou de ceux qui s'improvisent tels.
Ils suggèrent, que dis-je, ils imposent catégoriquement de manger cinq portions de fruits par jour: c'est sans doute très bon... sauf si on ajoute ces ingrédients à ce qu'on mange déjà.
Est-ce bon pour la santé d'avaler deux pommes, deux oranges et une banane, après un big mac, des frites et un coke géant???
PS: merci au visiteur qui m'a souligné que mon blogue bégayait. En effet, la même note s'était enregistrée quatre fois, je ne sais pas pourquoi. Bien entendu, j'ai corrigé l'erreur.
12:20 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Québec, Saguenay
24.01.2008
Manger trop...
En ouvrant le frigo l’autre jour, j’ai eu un flash et j’ai dit à mon mari (jacques b : allez voir son blogue, il parle de lui, de moi, de nous et de plein de choses intéressantes) : “imagine que des gens pauvres et affamés, disons une famille vivant dans un camp de réfugiés, ou encore dans un bidonville d’Haïti, viennent s’installer ici. Combien de temps pourraient-ils vivre avec ce que nous avons dans le réfrigérateur, le congélateur, le garde-manger et les armoires de la cuisine?”
Même si nous ne sommes que deux à la maison et que nous ne mangeons pas vraiment beaucoup, ces gens venus d’ailleurs trouveraient largement de quoi se nourrir pendant plusieurs semaines sinon plusieurs mois.
Les bébés manqueraient peut-être de lait au bout de quelques jours, car il n’y en a que trois litres. Mais pour le reste : viande, charcuterie, oeufs, jus de légumes et de fruits en grande quantité, légumes, herbes, bouillon maison, pain, beurre, margarine, même du vin et de la bière, et ça, c’est seulement pour ce qui est rangé au frais. Ils trouveraient aussi des céréales, des pâtes, des légumineuses, et même un vieux Kraft Dinner passé date. En fait, seulement avec les boîtes de conserve (saumon, thon, tomates, légumes, soupes) ils pourraient faire un bon bout de chemin.
Sans compter les fruits sur le comptoir, et les produits de base tels que farine, oignons, ail, sel, sucre, huile, vinaigre, épices, bref, c’est ahurissant tout ce qu’on peut avoir en cuisine, en plus de tous les instruments qui servent à préparer les aliments. Malgré cela, chaque jour ou presque nous nous demandons qu’est-ce qu’on va manger, et trois ou quatre fois par semaine, l’un de nous va au marché pour acheter quelque chose qui manque, ou quelque chose en vue du prochain repas. Et encore, nous ne cuisinons qu’un seul repas par jour. En fait, nous avons sans doute moins de choses dans notre cuisine que n’en ont la plupart de nos voisins et la majorité des familles québécoises.
Même un Européen de l’Est, ou un Africain aisé, serait sans doute étonné de cette surabondance alimentaire.
Ce que nos invités ne trouveraient pas ici, cependant, et ce serait tant mieux pour leur santé: des boissons gazeuses, que nous n’achetons jamais sauf quand nous attendons des invités qui en boivent. Pour moi, c’est l’exemple même du poison, et c’est ce qui va perdre les Américains. Enfin, bref, c’est mon dada.
Ils ne trouveraient pas non plus de pâtisseries, de sucreries (bonbons), de beignes et autres cochonneries. Mais ils pourraient faire de bons gâteaux avec les indrédients disponibles!
Bref, ils meurent de faim tandis que nous mangeons beaucoup trop.
Ces gens que j’aimerais bien inviter chez moi ont de bonnes raisons, si c’est le cas, d’être obsédés par la nourriture, car ils sont en manque constant. Mais nous, en revanche, n’avons aucune raison de penser à cela constamment, et pourtant, c’est ce que nous faisons.
11:11 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Québec, Saguenay
20.01.2008
Du poison!
L’autre jour, j’aperçois des mini-croissants à mon supermarché IGA. Et quand je dis mini, c’est vraiment mini: longs comme mon index, et à peine plus gros. Cela faisait mon affaire étant donné que je mange très peu au petit déjeuner.
J’en achète donc une douzaine, que je le place au congélateur. Le lendemain, pendant que je fais réchauffer un mini-croissant quelques secondes au micro-ondes, mon oeil est accroché par l’étiquette collée sur le sac, qui me semble bien grande. Je me mets à lire la liste des ingrédients, la voici:
- Farine de blé blanchie enrichie
- Eau
- Gras à feuilleté :
- - (huile de soja liquide et hydrogénée, eau, huile de palme hydrogénée
- - sucre
- - monoglycerides
- - lecithine de soya
- - sorbate de potassium
- - arômes artificiels
- - colorant et acide citrique)
- Sucre
- Levure
- Sel
- Farine de malt
- Propionate de calcium (agent de conservation)
- Sodium steaoryl (agent de conservation)
- Lactylate (agent de conservation)
- Agent attendrisseur: farine de froment, monodiglycerides, enzymes
- Peut contenir des graines de sésame
Habituellement, je ne m’en fais pas trop avec les substances chimiques comprises dans les aliments, parce que je sais que mon corps n’est que cela: un siège de réactions chimiques.
Mais cette fois, c’était trop: tant de produits dans un si petit croissant. En principe, un croissant, c’est de la farine et du beurre, de la levure, du lait, sucre et sel.
Pas de beurre cependant dans mes mini-croissants: je ne crois pas pourtant que le beurre serait plus nuisible pour la santé que ce douteux mélange qui constitue le gras à feuilleté? Et pourquoi un agent attendrisseur? Ce n’est pas de la viande, après tout. Et des arômes articficiels? Et du colorant????
J’ai goûté: c’était infect.
Une tentative d’empoisonnement, ni plus, ni moins. Le sac a pris le chemin de la poubelle.
Par comparaison, j’aime les produits qui contiennent peu d’ingrédients, et je me suis retournée, pour mon petit déjeuner, vers les craquelins Kavli au blé entier, un produit venu de Norvège dont la liste des ingrédients se lit ainsi:
- farine de seigle entier
- eau
- sucre
- sel
Simple et bon.
Dans le même ordre d’idées, l’un de mes produits préférés chez IGA, c’est la collation aux pommes non sucrée Compliments, en contenant individuel, faite, si l'étiquette ne ment pas, avec deux ingrédients:
- pommes
- acide ascorbique
Avec quelques gouttes de sirop d’érable, c’est délicieux!!!
14:16 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.12.2007
Deux restos à Montréal
Visité deux restaurants lors de mon dernier séjour à Montréal, aux antipodes l'un de l'autre.
Le Pullman, un "bar à vin", de l'avenue du Parc où j'avais mangé une fois il y a deux ans avec des amies. J'en avais conservé un excellent souvenir, qui me fut confirmé par cet autre repas pris cette fois en famille. C'est l'atmosphère de bar, pas vraiment resto ni bistro, on est un peu proches des voisins, mais il faut en passer par là pour goûter les délices qui nous sont servis.
Le tapa de luxe, revisité par un cuisinier inventif: petites bouchées savoureuses et savamment composées, servies à raison de quatre ou six par portion commandée. Pétoncle gratiné, calmars grillés, grilled cheese de Cheddar au porto, mini burger de bison: les plats arrivent l'un après l'autre, on n'a qu'une fourchette pour manger, en principe on n'en a pas besoin, puisqu'il s'agit de bouchées. Ni couteau, ni pain: service rapide et impeccable, et avec cela, un assortiment de vins servis au verre. Une expérience culinaire étonnante et satisfaisante, et pour un prix ma foi fort raisonnable.
La formule plaît davantage aux femmes, ai-je cru remarquer. Les hommes, les gros mangeurs de viande, expriment une certaine frustration devant ces petites bouchées délicates, qui ne comblent pas, selon eux, leur insondable appétit. C'est sûr qu'on est loin de l'animal, et c'est ce qui me plaît.
Casa Cacciatore, un Italien sur Jean-Talon. Leur publicité porte sur leur cuisine italienne authentique et traditionnelle, attestée par une fréquentation assidue des Italiens installés à Montréal. Foutaise que tout cela. C'est tassé sans bon sens, plein comme un oeuf, l'atmosphère est faussement joyeuse, les serveurs sont débordés et le service est lent, très lent. La viande, du veau, du boeuf goûtés ce soir-là, est exécrable, les pâtes sont bonnes, mais sans plus. Les desserts sont gros et riches... Et ça coûte très cher. Déception totale: jamais je n'y remettrai les pieds.
08:20 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Québec, Saguenay
30.03.2007
Excursions culinaires
Pour poursuivre ma chronique précédente, voici d'autres restaurants que j'aime à Montréal: le Braseiro, un portugais de la rue Saint-Laurent où le poulet grillé est exquis, un endroit sympathique et très abordable qui offre d'excellents vins portugais. Chez Gauthier, rue du Parc, où cependant je n'ai pas mis les pieds depuis quelques années. Le Porto Fino (italien) et Le Porto (portugais). Le Pullman, aussi rue du Parc, qui fait des tapas de luxe, incroyablement raffinés, tout comme le Deux, rue Sherbrooke. Mais les meilleurs tapas, c'est au Tapeo, rue Villeray, que je les ai mangés.
Le midi, pour un sandwich ou un repas léger, je vais Aux Deux Marie (photo), rue Saint-Denis, où les produits sont toujours frais. C'est aussi un centre de torréfaction du café, alors il y a un extraordinaire choix de cafés, j'en achète parfois pour mon fils, et je n'oublie jamais de déguster un expresso bien serré.
En fait, des restos à Montréal, j'en ai fréquenté vraiment beaucoup. Certains sont aujourd'hui disparus, comme Chez Bardet, où nous sommes allés il y a une vingtaine ou peut-être une trentaine d'années, c'était très loin, au bout de la ligne de métro Henri-Bourrassa, nous avions bu une bouteille de Chambolle Musigny à deux, puis encore une demi-bouteille dont une partie a servi, sur les conseils du serveur, à arroser des fraises fraîches. Ça c'était du repas gastronomique!
Le Fado, dans le Vieux Montréal, aujourd'hui disparu. Nous avons fréquenté aussi la chaîne Better, qui faisait des saucisses, nous sommes allés une fois chez au Café Jongleux, du chef Nicolas Jongleux qui s'est suicidé quelque temps après... Nous avons été aussi au restaurant Les Halles, au Pied de Cochon, au Bouchon de Liège, Chez la Mère Michel et Chez la Mère Tucker, ainsi que dans divers restos de cuisine thaie, chinoise, japonaise, indienne. Nous aimons encore le Paris, rue Sainte-Catherine, un traditionnel français de qualité, et Le Grand Comptoir, place Philips, un bon bistrot français où la nourriture est cependant un peu lourde et les portions très généreuses.
J'aime bien aussi les smoked meat de Chez Schwartz, mais comme le restaurant lui-même n'est pas très agréable (toujours bondé, pas d'alcool, planchers graisseux et serveurs débordés), je préfère y acheter la viande fumée, le pain et les cornichons et les rapporter à à la maison - c'est-à dire-chez mon fils - pour les manger. Quand il reste de la viande, on fait une recette des pâtes, et le pain est délicieux en toasts.
Mais avec le temps, les repas gastronomiques m'intéressent moins: trop lourds pour l'estomac, - j'arrive bientôt à l'âge du manger mou! - trop de services, trop guindés aussi souvent. Je ne suis presque plus capable de demeurer cinq ou six heures assise à une table: au bout de deux heures, j'en ai assez il faut que je me lève!
Décidément, la vieillesse est un naufrage!
22:08 Publié dans Cuisine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Québec
28.03.2007
Express et expresso
À Montréal, j'ai mes restaurants préférés, où j'essaie d'aller à chaque voyage. L'Express (photo de la façade, rue Saint-Denis) est incontournable. Comme c'est toujours plein de monde et qu'il faut réserver longtemps à l'avance, j'ai trouvé un moyen d'aller y manger tout de même: m'y rendre vers 15h ou 16h, avant l'heure du dîner: c'est parfait quand j'ai un spectacle à 20 heures, par exemple, car j,ai le temps de relaxer, d'aller me changer, ou de magasiner, histoire de digérer un peu avant d'aller m,asseoir dans la salle. En général, deux ou trois tables sont occupées, il y a toujours la même serveuse un peu revêche réservée aux clients de l'après-midi. Et presque chaque fois, une vedette de la scène. J'y ai déjà vu Lucie Laurier, par exemple. La dernière fois, c'était Paul Buissonneau: il parle tellement fort qu'on n'entend que lui... n'empêche qu'il a réussi à mettre la serveuse revêche dans sa manche et à la faire rire.
La nourriture bistrot chic est habituellement au rendez-vous, toujours d'une égale qualité. J'aime bien manger leurs nouilles aux crevettes et au curry, ou alors les raviolis, ou un onglet à l'échalote, ou encore leur saumon au cerfeuil. L'île flottante est écoeurante (miam!), un repas à elle seule, la soupe à l'oseille fabuleuse, mes compagnons habituels aiment le steak tartare, les rognons, la soupe de poisson. L'Express propose un excellent choix de vins au verre. La semaine dernière, j'y suis allée pour une soupe au chou, suivie des nouilles crevettes-curry, avec une petite salade verte et un riesling. Je n'oublie jamais le café, un expresso court, bien serré et bien corsé. Je demande macchiato, et ils savent ce que ça veut dire: garni d'un petit nuage de lait chaud.
J'aime aussi le Café Cherrier, pas très loin de là sur Saint-Denis, pour son atmosphère relax et sympathique, sa clientèle branchée (des vedettes, là aussi assez souvent). La nourriture est de bonne qualité, pas aussi extraordinaire qu'à l'Express en ce qui concerne les menus du jour. Mais la carte offre des spécialités plus légères, que l'on peut manger à toute heure du jour, des croque-monsieur, des soupes, et ce bagel au saumon fumé que j'ai pris la dernière fois et qui était parfait. L'expresso y est aussi très bon, plus long qu'à l'Express mais encore plus corsé.
20:22 Publié dans Cuisine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Québec
10.01.2007
Poutine au foie gras
Samedi matin, à son émission Beau temps, mauvais temps, l'animatrice Paule Therrien avait invité le chef Martin Picard, j'ai participé au concours pour le tirage de son livre, mais je n'ai pas gagné.
Je suis allée une fois au restaurant de Martin Picard, le Pied de cochon, à Montréal, et j'en ai profité pour goûter à sa célèbre poutine au foie gras (photo). Un plat très particulier, bien pensé, original. Un goût excellent, très raffiné, mais le plat est tout de même très bourratif... et je ne suis pas sûre que j'en mangerais à nouveau. D'ailleurs je ne suis pas sûre que je retournerai au Pied de cochon, un minuscule restaurant, sympathique mais toujours bondé. Il y a là, comme on dit, beaucoup de trafic: les gens qui entrent et sortent et les serveurs qui apportent ou retirent les plats empruntent tous le même chemin, entrant sans permission dans la «bulle» du client. Ce n'est en tout cas pas l'endroit pour un repas intime.
13:30 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Québec, Saguenay
14.11.2006
Cuisine garrochée
La cuisine grecque ne m'a pas impressionnée, disais-je. Peu raffinée, rustre, sans délicatesse: on a l'impression que les mets sont garrochés dans l'assiette. Ça manque de finition, comme les maisons et les bâtiments: on dirait que les Grecs négligent la touche finale. Ils laissent des rebuts et de la machinerie dans leurs cours, par exemple. En cuisine, ils mettent l'accent davantage sur la quantité que sur la qualité. Par exemple, dans un restaurant, il y avait en entrée un feuilleté aux épinards: très bon, mais très gros, et sans aucun accompagnement, aucun petit légume ou morceau de salade pour agrémenter le plat. L'entrée fut suivie par une énorme portion de porc, en sauce, entourée cette fois de légumes, mais nous n'avions déjà presque plus faim.
Une autre fois, à Athènes, nous sommes allés dans un restaurant recommandé par plusieurs guides, qui s'appelait le Byzantino. Les sardines servies en entrée à mes compagnons étaient grosses et pas très bonnes. Pour ma part j'avais commandé en entrée du saucisson: deux grosses saucisses garnies de frites. Et j'ai mangé du poisson comme plat: des filets, et des pommes de terre bouillies, le tout flottant dans une sauce au citron un peu grasse: un plat blanchâtre et gras, tout juste correct. Ces critiques sont pour la Grèce même, pas pour la cuisine servie sur le bateau de croisière, La Perla, qui était excellente. Mais ce n'était pas de la cuisine grecque...
Em revanche, chapeau au yaourt grec: du vrai, authentique, tout blanc, et garni de bon miel, c'était un délice. Je suis incapable de manger du yaourt vendu ici: il a toujours un goût de produit chimique et de poudre articifielle (d'ailleurs il en contient beaucoup, on s'en aperçoit quand on consulte l'interminable liste des des ingrédients), il est immangeable. Et celui à 0% est pire que tout. Le seul mangeable est le Liberty à 2.9%, mais il ne supporte pas la comparaison avec le yaourt grec. Et européen en général, dois-je ajouter.
20:15 Publié dans Cuisine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : QUébec, Saguenay
30.06.2006
Un privilège
Mercredi soir, dîner à cinq au Privilège, le superbe restaurant de Diane Tremblay à Chicoutimi. Aller manger là, c'est une expérience gastronomique qui fait appel à la vue, à l'odorat et au goût. Bien que située le long de la route, la maison ancienne offre un accueil chaleureux et à l'intérieur, on a l'impression d'être à la campagne ou au fond de la forêt, puisqu'on aperçoit, par les fenêtres, de grands arbres, des champs, un bout de ciel.
La chef, déjà couverte de récompenses, officie à la cuisine pour confectionner de véritables petits bijoux culinaires, fruit d'une recherche autodidacte, de bons produits souvent locaux traités avec respect et inventivité. Des entrées délicates et complexes comme la dualité de caille chaude et froide sur son borstch et son sorbet au parmesan, que j'ai eu le privilège de déguster, aux desserts raffinés où fruits et chocolat se déclinent en amalgames délicieux, en passant par des plats longuement élaborés et variés comme la grillade de saumon et de foie gras de canard sur sa crème de pétoncles, que j'avais choisie, on ne cesse de regarder, de déguster, de savourer. Il y a aussi un menu dégustation à six services, mais personne d'entre nous n'a osé s'y attaquer ce soir-là. On apporte son vin, de préférence des vins de bonne qualité pour tenir compagnie à cette cuisine, et c'est une formule qui convient tout à fait. Le service assuré par Jocelyn est plutôt bon enfant, rien de gourmé ni de stressant, bref, Le Privilège est certes le meilleur restaurant du Saguenay et sans doute l'un des meilleurs du Québec.
Deux petites réserves cependant: on ne nous a pas servi de pain, c'était sans doute voulu mais je ne suis pas d'accord avec cette façon de faire, et le café était ordinaire.
21:30 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Québec
11.06.2006
Saveurs de l'Inde
Au cours du dernier mois, j’ai eu le goût de m’initier à la cuisine indienne. J‘en avais déjà mangé à quelques reprises au restaurant (à Montréal) et j’avais trouvé cela délicieux. Une invitée de Josée Di Stasio avait préparé du poulet de cette façon. J’ai essayé, c’était bon, mais pas tout à fait satisfaisant, et à mon avis trop long et compliqué. Puis j’en ai essayé une autre, en suivant les instructions sur une enveloppe d’épices préparées, auxquelles on ajoutait du yaourt. Pas mal, mais ... pas tout à fait ça encore.
Alors j’ai réfléchi: pour nous qui ne sommes pas habitués à cette cuisine, les parfums goûtent tellement fort que nous sommes incapables de distinguer une épice de l’autre, et donc d’apprécier les savants dosages, d'indentifier les régions dont ils proviennent.
Il faut y aller avec modération, me suis-je dit, et j’ai concocté quelque chose à partir de mes réflexions et de celles de mon conjoint sur les plats que j’avais déjà préparés. J’ai pris du porc plutôt que du poulet, et j’y suis allée avec modération quant aux épices.
Le résultat a été... délicieux. Il en restait, d'ailleurs, je l'ai fait réchauffer deux jours plus tard et c'était encore meilleur!
Ma recette:
500g de steaks de porc de 1/2 cm d’épaisseur, coupés en 3 ou 4 morceaux chacun.
250 à 400g de légumes coupés en petits morceaux.
(J’ai pris un mélange tout préparé chez IGA, comprenant oignons, poivrons, chou-fleur et brocoli)
1/4 de tasse de lentilles corail bien rincées
1/2 tasse de bouillon de poulet (maison si possible)
2 c. à soupe de yaourt nature
1 c. à soupe de garam masala (poudre)
4 gousses de cardamome
huile de canola ou autre
Bien fouetter ensemble le yaourt et quelques cuillerées de bouillon de poulet.
Mélanger le porc et le garam massala, faire sauter dans l’huile en deux fois pour brunir un peu, enlever de la poêle et remplacer par les légumes, laisser dorer quelques minutes. Ajouter le bouillon de poulet, puis, en brassant bien, le mélange bouillon et yaourt, amener doucement à petite ébullition.
Ajouter les lentilles, la cardamome, un peu de sel et poivre, et laisser mijoter environ 45 minutes.
Pour accompagner ce plat, j’ai fait un riz basmati, cuit pendant 25 minutes dans de l’eau salée avec 1c. à soupe de beurre, un peu de coriandre en poudre et beaucoup de poivre.
Il va sans dire qu’on peut, à sa guise, doser ou modifier les ingrédients à l’infini. Ce n’est peut-être pas tout à fait orthodoxe par rapport aux traditions de la cuisine indienne, mais l’important, n’est-ce pas, c’est d’avoir du plaisir!
21:36 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










