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25/04/2011

Histoire de stars

(N.B. J'ai déjà publié cette note en 2006. Je la représente ici,  légèrement modifiée, et avec d'autres images. Mes excuses à ceux qui l'auraient déjà lue)

starfighter,starmaster,atari,film,jeu vidéoMême si j'ai gagné ma vie avec l'écriture, je n'ai presque pas écrit de fiction. Des poèmes (mais est-ce de la fiction?), dont quelques-uns me semblent encore aujourd'hui assez réussis, et quelques nouvelles commencées et pas terminées pour la plupart.
Mais il y eut quelques exceptions, dont celle que voici. Entre 1978 et 1995, les jeux vidéo ont occupé presque tout mon temps de loisir. Entre autres, j'adorais le jeu StarMaster, complexe et passionnant compte tenu de la faible mémoire de la console Atari 2600: il fallait se rendre sur diverses planètes pour y accomplir des missions.
Le jeu m'a inspiré une histoire dont le héros est un adolescent passionné de StarMaster. Un soir, il bat le record du jeu et se retrouve immédiatement transporté - ou téléporté - dans une galaxie lointaine, enrôlé de force dans

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(Voilà à quoi ressemblait StarMaster. Fallait-il aimer ça pour jouer à des jeux vidéo aussi simplistes! Les temps ont bien changé.)

 

une armée interplanétaire pour affronter un puissant ennemi en compagnie d'autres recrues venues de différentes planètes. Il sort victorieux d'une grande bataille au cours de laquelle son coéquipier, bleu avec des yeux jaunes plantés au bout de deux antennes, est abattu.

Le jeune héros est félicité, accepté au sein de l'armée de réserve, et renvoyé sur terre avec un émetteur, qui servira à le rappeler au combat en cas de conflit. Réfléchissant ensuite à tout ça, il est rempli de doutes: il n'apprécie pas l'expérience et il en veut à ceux qui l'ont recruté. Il se promet d'essayer d'échapper à un éventuel nouvel appel, d'où le titre de ma nouvelle: Le déserteur.
Mon mari et mon fils (qui avait alors huit ans) ont bien aimé mon texte d'une quarantaine de pages (dactylographiées, il n'y avait pas encore d'ordi!). Je me proposais de l'envoyer à un concours littéraire.


starfighter,starmaster,atari,film,jeu vidéo Mais un jour de 1985, en revenant de Québec en autobus, j'ai lu dans l'Express le résumé d'un film américain qui venait de sortir en France: Starfighter (version française de The Last Starfighter), l'histoire d'un jeune champion de jeu vidéo recruté par des extra-terrestres pour devenir combattant de l'espace et sauver la galaxie!
Inutile de dire que j'étais complètement sonnée. Je n'en revenais pas. C'était mon idée. Traitée d'une façon différente, mais la même idée, malgré tout.starfighter,starmaster,atari,film,jeu vidéo

J'ai compris alors que ma nouvelle n'avait aucun avenir. Quoi que je dise, j'aurais l'air d'avoir repris à mon compte le scénario du film, d'avoir copié ou plagié, ce qui enlevait toute originalité et tout intérêt à mon texte.


J'ai bien sûr été voir Starfighter (de Nick Castle, avec Lance Guest dans le rôle d'Alex Rogan, vous pouvez voir la bande annonce -en anglais- dans la vidéo ci-dessous) quand il a été projeté au Saguenay: pas mal pour l'époque malgré l'indigence des effets spéciaux...

Mais le triomphe final du jeune héros m'a laissé un goût amer...

10/11/2010

Bonne fête, monsieur et madame Pacman!

pacmanArc2.jpgCette année marque les 30 ans de Pacman.
J'ai assisté à ses débuts grâce à mon fils. Entre quatre et six ans, il était fasciné par les arcades, ces salles où on pouvait jouer aux machines à boules, et qui accueillirent donc à cette époque les premiers jeux vidéo, notamment Pacman.
Ces lieux avaient mauvaise réputation, attirant surtout des ados, marginaux, parfois agressifs, qui faisaient bien souvent commerce de substances illicites.
Mais le jeune lui, voulait seulement jouer. Alors je l'accompagnais, consciente que nous faisions tache parmi tous ces "flos": lui parce qu'il était plus jeune, moi parce que j'étais plus vieille que les habitués du lieu.
Je regardais mon fils jouer, et, accro moi aussi sans vouloir l'avouer, je glissais parfois un 25 sous dans la machine voisine de la sienne pour jouer une partie.
Pacman, c'était fabuleux. Ms. Pacman, ensuite, avraiPacmann.jpgvec son rouge à lèvres et sa boucle rouge sur la tête, était encore plus extraordinaire. Vitesse, réflexes, dévoration jouissive des méchants fantômes, frustration de perdre les trois vies: on ne s'en lassait pas.
Comme fiston et maman étaient passionnés (Jack était intéressé, mais comme spectateur seulement), nous avons eu d'innombrables consoles à la maison, à commencer par la Pong, puis l'Atari 2600, puis les divers avatars de la Nintendo (NES, SUPERNES, N64), avec Mario Bros. comme locomotive. Des versions de Pacman ont été faites pour chacune de ces consoles, j'en ai acheté plusieurs, y compris pour mes Macintosh.
mspacman.jpgMais jamais ces Pacman domestiques ne m'ont offert le même plaisir que les versions pour machines d'arcade...
Impossible de reproduire la sensation que donnait le joystick, encore moins l'acuité de sa réponse. Aucun joystick pour console ou ordinateur ne m'a offert cette précision ni cette sensation d'être dans l'action. Somme toute, la manette classique avec croix de contrôle était préférable.joystick.jpg
Je joue encore parfois à Ms. Pacman sur mon Macintosh, mais je me lasse vite car les flèches de direction gâchent tout mon plaisir.
Et il y a plus de 25 ans que je n'ai pas mis les pieds dans une salle d'arcade. Mon jeune, aujourd'hui dans la trentaine, n'y va plus non plus. Je sais qu'il en existe encore, mais elles ont sans doute bien changé depuis mon époque.