28.03.2008
Concert hallucinant
Un autre souvenir de mon voyage en Russie, en 1991.
Le premier soir de notre arrivée à Saint-Petersbourg, après un long trajet en avion, un arrêt à Moscou pour visiter une station de radio et prendre un repas, puis l’avion entre Moscou et St-Petersbourg, nous avions fait le tour de l'horloge sans dormir et nous étions bien entendu tous crevés. Au programme: un concert de musique classique, donné par l’Orchestre philharmonique de la ville, dirigé par un chef invité, un Américain.
Je ne me souviens plus du programme, j’essayais juste de ne pas dormir sur ma chaise.
Mais je me souviens très bien qu’en rappel, le chef américain a fait jouer l’hymne national des États-Unis, le Star-Spangled Banner
Tous les auditeurs - russes - présents dans la salle - comble - se sont levés pour fredonner l’hymne (bien entendu, ils n'en connaissaient pas les paroles) , après quoi ils ont applaudi à tout rompre: c’était pour eux un vent de liberté venu d’ailleurs!!!
Nous étions en 1991, c’était le début de la fin du régime communiste, quelques mois avant la chute de Mikhaïl Gorbatchev et son remplacement par Boris Elstine, et avant l’éclatement de l’URSS par l’indépendance des républiques.
Pour nous, Québécois vaguement de gauche, vaguement sympathisants socialistes et vaguement anti-américains, cette scène avait quelque chose d’hallucinant.
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21.12.2007
Activités montréalaises
Trois activités culturelles à mon programme montréalais:
Le Casse-Noisette par les Grands Ballets canadiens. Très beau spectacle, décors et costumes conçus avec soin et fantaisie, des couleurs vibrantes et éclatantes. Mais j’ai surtout noté l’excellence des danseurs, très professionnels, mouvements d’ensemble impeccables, solos remarquables, et cela même si c’était la première représentation de la série à Montréal. L’orchestre (celui des GBC, dirigé par Allan Lewis) manquait un peu de vigueur dans la fosse, j’aurais aimé entendre mieux sonner cette musique aimée et connue, mais à part ça, c’était superbe. Il y avait beaucoup d’enfants dans la salle, pusque c’était l’après-midi, ils ont écouté cela attentivement, ils connaissaient d’avance l’histoire et les personnages, c’était vraiment beau de les voir.
Le Salon des métiers d’art de Montréal: c’est tellement grand, inimaginable, ça prend deux heures pour faire le tour, même assez rapidement. Beaucoup de très belles choses, de l’originalité, des bijoux délicats, de la nourriture aussi, comme des vinaigres parfumés, des terrines et du foie gras (quelqu’un m’a cependant fait goûter un saucisson immangeable): une belle visite.
L’exposition Pour l’art, au Musée des Beaux-Arts: des objets appartenant à des collectionneurs, certains connnus comme Luc Plamondon, et prêtés au Musée le temps d’une exposition. Gravures et estampes, meubles, sculptures, grands noms d’artistes européens et québécois, des oeuvres qui reflètent des choix et en disent parfois long sur ceux qui les ont acquises. Hétéroclite par définition, une exposition fort intéressante.
J’ai aussi visité des restaurants, je vous en parle dans une prochaine note.
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12.08.2007
Retour à Québec
J'ai été à Québec récemment pour voir notamment l'exposition De Cranach à Monet au Musée national des Beaux-Arts. Une collection privée d'un Mexicain nommé Perez Siimon.Il y a de grands noms, Monet, Pisarro, Corot, Van Gogh, entre autres, mais ce ne sont pas leurs oeuvres les plus intéressantes. Et qui dit collection privée, dit choix individuel, influencé par les préoccupations du monsieur, autrement dit les sujets, des femmes dénudées ou sensuelles, des paysages, des travaux des champs, davantage que les techniques ou l'originalité. Intéressant mais un peu décevant, pour tout dire.
En revanche, j'ai beaucoup aimé la rétrospecvtive Christopher Pratt (photo), présentée dans une autre salle du musée. Un peintre du Nouveau-Brunswick né en 1935, que je ne connaissais pas du tout,mais que j'ai découvert et adoré. Proche de l'hyperréalisme, influences américaines, pureté des lignes, dépouillement, vision personnelle, beaucoup de fenêtres, de maisons, chalets, des routes, des phares.
Comme je n'avais pas trouvé de chambre au café Krieghoff, j'ai choisi l'auberge du Quartier, non loin de là sur Grande-Allée. Beaucoup moins bien que le Krieghoff, et très, très cher: cela nous a coûté plus de 200$ pour dormir dans une minuscule chambre et déjeuner. D'ailleurs, comme leur salle à manger était en réparation ( un client y avait fait de grands dégâts, semble-t-il), ils nous envoyaient déjeuner ... au Krieghoff. Excellent déjeuner, mais il pleuvait à verse, donc, un irritant de plus. Bref, l'auberge du Quartier est correcte,mais je n'y retournerai plus.
Le soir, nous avons mangé sur la rue Saint-Jean, au café Le Hobbit, une institution à Québec. J'ai mangé de bonnes pâtes aux crevettes, mon mari a pris un steak tout à fait ordinaire, et là aussi, ce fut extrêmement cher pour ce que c'était. Mais l'endroit est agréable et charmant.
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13.07.2007
Retour aux sources
De retour d'un petit voyage éclair avec mon père, dans la région où il est né, au bord du fleuve Saint-Laurent. Plus précisément à Saint-Roch des Aulnaies,où sa maison paternelle se trouve toujours, c'est un de ses frères qui y habite avec sa femme. Nous avons logé à l'Auberge du Faubourg de Saint-Jean-Port Joli, où nous habitions quand j'étais enfant et que nous faisions ce voyage quasi annuel en famille.
J'ai visité la Seigneurie des Aulnaies, à Saint-Roch même, qui comprend le manoir (photo de la salle à dîner, avec la guide), et le moulin banal (photo du meunier), vieux de 350 ans et encore fonctionnel.
Partout, le fleuve : sous le tonnerre, sous la pluie, sous le soleil, partout il nous accompagne. Nous avons mangé au restaurant du Cap Martin, fort bi
en, et à celui de l'Auberge du Faubourg, cuisine assez raffinée, de bon goût, à prix assez raisonnable. Au cours du voyage, j'ai rencontré les quatre frères de mon père : Richard, le plus jeune, qui demeure à Saint-Jean Chrysostome, Claude, père blanc missionnaire d'Afrique, maintenant basé à Québec, Léopold, aujourd'hui veuf qui loge dans une résidence à La Pocatière, et Clément, le propriétaire de la maison familiale. Ce dernier et sa femme Thérèse nous ont reçus à dîner de façon excellente. J'admire ces gens qui peuvent, en deux temps trois mouvements, concocter un repas à la fois varié, savoureux, avec des produits frais et nous recevoir en toute simplicité, si on peut dire, compte tenu qu'il y avait des canapés au saumon fumé, un cocktail de crevettes, des steaks très tendres cuits sur le barbecue, un excellent gâteau de pâtisserie pour dessert, et un plat de fraises. J'ai mangé des fraises partout et plusieurs fois, et elles étaient tellement bonnes: rien à voir avec ce que j'ai trouvé jusqu'à présent à l'épicerie.
10:15 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Québec, Saguenay
30.03.2007
Excursions culinaires
Pour poursuivre ma chronique précédente, voici d'autres restaurants que j'aime à Montréal: le Braseiro, un portugais de la rue Saint-Laurent où le poulet grillé est exquis, un endroit sympathique et très abordable qui offre d'excellents vins portugais. Chez Gauthier, rue du Parc, où cependant je n'ai pas mis les pieds depuis quelques années. Le Porto Fino (italien) et Le Porto (portugais). Le Pullman, aussi rue du Parc, qui fait des tapas de luxe, incroyablement raffinés, tout comme le Deux, rue Sherbrooke. Mais les meilleurs tapas, c'est au Tapeo, rue Villeray, que je les ai mangés.
Le midi, pour un sandwich ou un repas léger, je vais Aux Deux Marie (photo), rue Saint-Denis, où les produits sont toujours frais. C'est aussi un centre de torréfaction du café, alors il y a un extraordinaire choix de cafés, j'en achète parfois pour mon fils, et je n'oublie jamais de déguster un expresso bien serré.
En fait, des restos à Montréal, j'en ai fréquenté vraiment beaucoup. Certains sont aujourd'hui disparus, comme Chez Bardet, où nous sommes allés il y a une vingtaine ou peut-être une trentaine d'années, c'était très loin, au bout de la ligne de métro Henri-Bourrassa, nous avions bu une bouteille de Chambolle Musigny à deux, puis encore une demi-bouteille dont une partie a servi, sur les conseils du serveur, à arroser des fraises fraîches. Ça c'était du repas gastronomique!
Le Fado, dans le Vieux Montréal, aujourd'hui disparu. Nous avons fréquenté aussi la chaîne Better, qui faisait des saucisses, nous sommes allés une fois chez au Café Jongleux, du chef Nicolas Jongleux qui s'est suicidé quelque temps après... Nous avons été aussi au restaurant Les Halles, au Pied de Cochon, au Bouchon de Liège, Chez la Mère Michel et Chez la Mère Tucker, ainsi que dans divers restos de cuisine thaie, chinoise, japonaise, indienne. Nous aimons encore le Paris, rue Sainte-Catherine, un traditionnel français de qualité, et Le Grand Comptoir, place Philips, un bon bistrot français où la nourriture est cependant un peu lourde et les portions très généreuses.
J'aime bien aussi les smoked meat de Chez Schwartz, mais comme le restaurant lui-même n'est pas très agréable (toujours bondé, pas d'alcool, planchers graisseux et serveurs débordés), je préfère y acheter la viande fumée, le pain et les cornichons et les rapporter à à la maison - c'est-à dire-chez mon fils - pour les manger. Quand il reste de la viande, on fait une recette des pâtes, et le pain est délicieux en toasts.
Mais avec le temps, les repas gastronomiques m'intéressent moins: trop lourds pour l'estomac, - j'arrive bientôt à l'âge du manger mou! - trop de services, trop guindés aussi souvent. Je ne suis presque plus capable de demeurer cinq ou six heures assise à une table: au bout de deux heures, j'en ai assez il faut que je me lève!
Décidément, la vieillesse est un naufrage!
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28.03.2007
Express et expresso
À Montréal, j'ai mes restaurants préférés, où j'essaie d'aller à chaque voyage. L'Express (photo de la façade, rue Saint-Denis) est incontournable. Comme c'est toujours plein de monde et qu'il faut réserver longtemps à l'avance, j'ai trouvé un moyen d'aller y manger tout de même: m'y rendre vers 15h ou 16h, avant l'heure du dîner: c'est parfait quand j'ai un spectacle à 20 heures, par exemple, car j,ai le temps de relaxer, d'aller me changer, ou de magasiner, histoire de digérer un peu avant d'aller m,asseoir dans la salle. En général, deux ou trois tables sont occupées, il y a toujours la même serveuse un peu revêche réservée aux clients de l'après-midi. Et presque chaque fois, une vedette de la scène. J'y ai déjà vu Lucie Laurier, par exemple. La dernière fois, c'était Paul Buissonneau: il parle tellement fort qu'on n'entend que lui... n'empêche qu'il a réussi à mettre la serveuse revêche dans sa manche et à la faire rire.
La nourriture bistrot chic est habituellement au rendez-vous, toujours d'une égale qualité. J'aime bien manger leurs nouilles aux crevettes et au curry, ou alors les raviolis, ou un onglet à l'échalote, ou encore leur saumon au cerfeuil. L'île flottante est écoeurante (miam!), un repas à elle seule, la soupe à l'oseille fabuleuse, mes compagnons habituels aiment le steak tartare, les rognons, la soupe de poisson. L'Express propose un excellent choix de vins au verre. La semaine dernière, j'y suis allée pour une soupe au chou, suivie des nouilles crevettes-curry, avec une petite salade verte et un riesling. Je n'oublie jamais le café, un expresso court, bien serré et bien corsé. Je demande macchiato, et ils savent ce que ça veut dire: garni d'un petit nuage de lait chaud.
J'aime aussi le Café Cherrier, pas très loin de là sur Saint-Denis, pour son atmosphère relax et sympathique, sa clientèle branchée (des vedettes, là aussi assez souvent). La nourriture est de bonne qualité, pas aussi extraordinaire qu'à l'Express en ce qui concerne les menus du jour. Mais la carte offre des spécialités plus légères, que l'on peut manger à toute heure du jour, des croque-monsieur, des soupes, et ce bagel au saumon fumé que j'ai pris la dernière fois et qui était parfait. L'expresso y est aussi très bon, plus long qu'à l'Express mais encore plus corsé.
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14.03.2007
Encore Montréal
Je passe quelques jours à Montréal, histoire de me cultiver un peu! J’ai assisté au récital du baryton-basse Gerald Finley (photo), à la salle Redpath de l’université McGill, endroit où je n’étais jamais allée, une ancienne chapelle protestante, haut plafond et sculptures en bois, tout à fait superbe. Et quel artiste! Une voix ample et puissante, juste, parfaitement contrôlée, sage mais extrêmement agréable dans le cycle des Dichterliebe de Schumann, puis éclatante, libérée, nuancée, dans la musique des compositeurs américains Charles Edward Ives et Samuel Barber, sur des poèmes de Walt Whitman, James Joyce, Ives lui-même, qui a notamment mis en musique un des poèmes des Dichterlibe de Heinrich Heine: le choix de cet air pour ouvrir la deuxième partie créait un lien génial entre les deux parties du concert. Des oeuvres difficiles et lourdes, où il est beaucoup question de la guerre et de ses horreurs, mais combien prenantes! Pour alléger le tout, quelques pièces légères traitées avec grâce et humour par le chanteur, très bien accompagné tout au long du récital par le pianiste Julius Drake.
Le lendemain, j'ai été au Musée des Beaux-Arts pour voir les oeuvres du peintre Maurice Denis. Quelques toiles intéressantes parmi un ensemble qui ne m'a pas convaincue: je n'aime pas beaucoup ce style, des images qui éthérées, des transparences qui semblent maladroites, et aussi, des sujets religieux qui paraissent anachroniques pour la fin du 19e et le début du 20e siècle.
En revanche, j'ai vu aussi la fabuleuse collection d’estampes de Freda et Irwin Browns : 130 estampes qui survolent cinq siècles de gravure, des noms aussi célèbres que Rembrandt, Daumier, Degas, Manet, Cézanne, Toulouse-Lautrec, Picasso, Matisse, Munch: nommez-les, ils sont là. On a l'impression d'entrer en contact avec la source du travail de ces artistes.
Assisté aussi à une projection dans le cadre du FIFA. Mais ce fichu clavier PC me donne de l'urticaire, alors j'arrête ici, je continuerai dans quelques jours, quand j'aurai retrouvé mon Mac!
10:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Québec
14.11.2006
Cuisine garrochée
La cuisine grecque ne m'a pas impressionnée, disais-je. Peu raffinée, rustre, sans délicatesse: on a l'impression que les mets sont garrochés dans l'assiette. Ça manque de finition, comme les maisons et les bâtiments: on dirait que les Grecs négligent la touche finale. Ils laissent des rebuts et de la machinerie dans leurs cours, par exemple. En cuisine, ils mettent l'accent davantage sur la quantité que sur la qualité. Par exemple, dans un restaurant, il y avait en entrée un feuilleté aux épinards: très bon, mais très gros, et sans aucun accompagnement, aucun petit légume ou morceau de salade pour agrémenter le plat. L'entrée fut suivie par une énorme portion de porc, en sauce, entourée cette fois de légumes, mais nous n'avions déjà presque plus faim.
Une autre fois, à Athènes, nous sommes allés dans un restaurant recommandé par plusieurs guides, qui s'appelait le Byzantino. Les sardines servies en entrée à mes compagnons étaient grosses et pas très bonnes. Pour ma part j'avais commandé en entrée du saucisson: deux grosses saucisses garnies de frites. Et j'ai mangé du poisson comme plat: des filets, et des pommes de terre bouillies, le tout flottant dans une sauce au citron un peu grasse: un plat blanchâtre et gras, tout juste correct. Ces critiques sont pour la Grèce même, pas pour la cuisine servie sur le bateau de croisière, La Perla, qui était excellente. Mais ce n'était pas de la cuisine grecque...
Em revanche, chapeau au yaourt grec: du vrai, authentique, tout blanc, et garni de bon miel, c'était un délice. Je suis incapable de manger du yaourt vendu ici: il a toujours un goût de produit chimique et de poudre articifielle (d'ailleurs il en contient beaucoup, on s'en aperçoit quand on consulte l'interminable liste des des ingrédients), il est immangeable. Et celui à 0% est pire que tout. Le seul mangeable est le Liberty à 2.9%, mais il ne supporte pas la comparaison avec le yaourt grec. Et européen en général, dois-je ajouter.
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08.11.2006
Jeux olympiques
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Photo prise à Olympie, un des nombreux sites que j'ai visités en Grèce. On me voit de dos (chemisier bleu), le ciel est bleu aussi, tellement bleu. C'est là qu'eurent lieu, au 8e siècle avant J-C, les premiers Jeux Olympiques, qui se poursuivirent pendant toute l'Antiquité, et même au temps des Romains. Des concours, et des épreuves où s'affrontaient des athlètes masculins -et nus-, un stade et des temples aussi, dont celui qui recelait une immense statue de Zeus Olympien. Aujourd'hui ce sont des ruines, mais quand même, il y a des pierres, du marbre, des tronçons de colonnes qui datent de ces temps anciens, certains éléments d'architecture - des socles et des colonnes- ont été en partie reconstitués, sans compter les innombrables artefacts trouvés sur le site et que l'on peut voir au musée. Tout cela est fabuleux, en fait.
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05.11.2006
Décalage
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Comme à chaque retour d'Europe, je subis les effets du décalage horaire: les premiers jours, je me levais à 4 heures du matin, puis à 5 heures, et je somnolais toute la soirée. Maintenant, avec un petit café ou thé après souper, je tiens jusqu'à 23 heures, et je me lève à 6h30: c'est l'horaire idéal, je vais essayer de m'y tenir.
J'ai engraissé de 3 livres pendant mon voyage, même si la cuisine grecque ne m'a pas impressionnée du tout. Je me suis remise à l'exercice, des séances de tonus stretching et de la marche, mais je vais devoir faire plus: manger moins et faire un peu plus de cardio.
Sur la photo, une image des Météores, le premier site que jous avons visité en Grèce. Une forêt de pitons rocheux vertigineux au sommet desquels ont été construits des monastères orthodoxes, surtout aux 15e et 16e siècles: paysage fabuleux, surréel, près de la petite ville de Kalampaka. Tout a été hissé par des treuils et des échelles. Pour visiter ces monastères, où vivent encore des moines et des nonnes, il faut enfiler une jupe par-dessus le pantalon (pour les femmes). Une mascarade, mais on s'y plie. De belles chapelles richement décorées d'icônes et d'objets sacrés, une marche dans les sentiers pour passer d'un monastère à l'autre. Il faisait frisquet, mais c'était tout de même très beau.
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