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17/11/2016

Plexiglas, photo et transparence

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J'aurais beaucoup à dire sur ma plus récente visite au Musée national des beaux-arts du Québec, et sur le nouveau et extraordinaire pavillon Pierre Lassonde.

Mais je vous présente en premier lieu, parmi les centaines d'oeuvres que j'ai pu admirer alors,edmund alleyn,lac brome,suite québécoise,québec,mnbaq,musée,pavillon lassonde celle que j'ai préférée, et dont je ressens encore l'impact en regardant mes photos.

 

C'est Lac Brome de La Suite québécoise, du peintre québécois Edmund Alleyn (1931-2004).

L'artiste a abordé plusieurs styles, techniques et sujets au cours de sa carrière. Lac Brome fait partie d'une série d'oeuvres faites de découpages  photographiques collés sur des panneaux de plexiglas, dont certains sont disposés au sol, en angle, complètement détachés de la toile de fond.

edmund alleyn,lac brome,suite québécoise,québec,mnbaq,musée,pavillon lassondeIllusion d'optique au premier coup d'oeil. Puis l'observation nous révèle la technique utilisée. Edmund Alleyn a travaillé avec des photos prises au gré de ses visites en différents endroits. Quelle mise en lumière des corps, des expressions, des attitudes, des relations entre les personnes! Entre Pop Art et hyperréalisme, le travail de l'artiste agit comme un révélateur social.

Sur ma première photo, un effet imprévu s'ajoute: on peut apercevoir le reflet de la photographe (moi!) et celui d'un autre visiteur qui se tient derrière moi.

J'ai aussi pris un cliché "de profil", pour bien montrer comment est faite cette oeuvre remarquable:

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Ainsi je me suis consolée d'avoir manqué la grande rétrospective Edmund Alleyn présentée l'été dernier au Musée d'art contemporain de Montréal. Et qui comprenait d'autres oeuvres de cette suite québécoise, notamment celle-ci, intitulée Red Sunset:

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03/10/2015

Couleur et douleur

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Jolies couleurs, jolie photo... histoire autrefois sombre, aujourd'hui lumineuse!

C'est la tour de guet de l'ancienne prison de Québec. Appelé aussi "prison des plaines d'Abraham", ce beau bâtiment abrite  maintenant le pavillon Charles-Baillairgé (du nom de son architecte) du Musée national des beaux-arts.


Quelques-uns des cachots ont été préservés (rénovés et modernisés)  et sont accessibles aux visiteurs. On peut même entrer dans ces cellules, ce que j'ai déjà fait... Cela donne une -très petite- idée de l'enfer vécu par les occupants de ces minuscules réduits.

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La prison est devenue musée. C'est dire que les toiles et les oeuvres de créateurs ont succédé aux prisonniers qui y furent enfermés et souffrirent de la faim, du froid, de la maladie, des mauvais traitements et autres souffrances inhérentes à leur situation, bien pires autrefois qu'aujourd'hui.


À l'époque où l'on y enfermait de pauvres gens, l'élégance, la beauté et l'originalité étaient celles du bâtiment lui-même (construit entre 1861 et 1867), dues à l'architecte Charles Baillairgé. Dans son édifice de style Renaissance italienne, il a intégré nombre d'éléments originaux, dont cette tour de guet "composée de deux lanternes octogonales superposées".
Autres fins détails architecturaux à signaler: soubassement surhaussé, corniche à modillons, hautes fenêtres cintrées, tirants en fer masqués par des pièces métalliques ornées de grotesques.


D'autres informations sur cet édifice et sa construction au bout de ce lien.

26/09/2015

La mer dans la mer

Deux peintres de Boston, deux marines, deux visions contrastantes, une même époque. Deux toiles de la très belle exposition Inspiration Japon. J'ai eu la chance de la visiter quelques jours avant sa clôture (dimanche 27 septembre), au Musée national des beaux-arts du Québec,

Le premier tableau, signé Hermann Dudley Murphy, s'intitule La mer Adriatique. Calme plat, horizon ouvert, bleu dans le bleu, blanc, gris, rose teintés de bleu:

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Le deuxième, de Charles Herbert Woodbury, a pour titre Au large de la Floride. Le ciel rose est moins tourmenté et occupe beaucoup moins d'espace que la mer, dont les eaux s'agitent  dans une infinité de teintes: bleu, vert, turquoise, marine, noir, blanc.

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Ces deux toiles. accrochées très près l'une de l'autre, m'ont fait penser à ces vers de Baudelaire:

 

Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse
Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer

 

dans le premier paragraphe du poème Les Phares, qui porte sur Rubens.

Voici Le Bassin aux nymphéas, de Claude Monet, et ensuite la bannière qui annonce l'exposition:

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Il était permis de photographier les oeuvres, ce que j'ai fait. Même si la qualité n'est pas terrible,  j'éprouve une petite fierté à présenter des photos que j'ai prises moi-même.

Peut-être qu'il y en aura d'autres dans les prochains billets.

15/02/2015

Cimiez: un magnifique champ de ruines

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Si vous reconnaissez cet endroit, c'est que vous avez déjà séjourné dans la ville de Nice, en France. Je ne sais pas si vous avez visité ce site, Cimiez, où se trouvent notamment de magnifiques vestiges de la cité gallo-romaine de Cemenelum.

Je dis ça parce que, lorsque j'ai parcouru ce superbe site archéologique en 2003, il y avait bien peu de visiteurs. Je ne sais pas si la situation a changé depuis.

Pour ma part, je suis fascinée par les vestiges grecs et romains que l'on trouve partout en Europe et qui attirent des millions de touristes. Mais j'aime aussi les sites plus discrets, comme celui de Cimiez, et je me sens privilégiée d'avoir pu le visiter.

J'irais le voir à nouveau si je retournais à Nice (ce que j'aimerais beaucoup). J'apprécierais sans doute encore davantage cette nouvelle visite, à la lumière des connaissances et de l'expérience que j'ai acquises depuis.

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J'ai exhumé récemment mes cartes, documents et photos de ce séjour à Nice, et je compte en parler dans quelques prochains billets.

Aujourd'hui, donc, c'est Cimiez, dont je garde un souvenir marquant. Ma déambulation dans les ruines, calme et heureuse, me rappelait celle que j'avais faite sur le site de Lucentum, lors d'un séjour en Espagne deux ans auparavant. Même si ce ne sont pas les meilleures possibles, je vous présente quelques-unes de mes propres photos (sauf la vue en plongée ci-dessous, que j'ai glanée sur la Toile).

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Cimiez est un magnifique ensemble que l'on atteint en gravissant l'avenue des Arènes: les arènes, les murs encore dressés d'une partie des thermes romains,  l'amphithéâtre, le decumanus (voie dallée) surmontant les égouts: des ruines de qualité je dirais.nice france,cimiez,matisse,fouilles,vestiges,archéologie,musée

Il faut aussi voir le beau Musée archéologique où sont exposés les trésors mis au jour au fil des fouilles. Le musée Matisse tout voisin. Et aussi le monastère franciscain, dont j'ai visité le cimetière-jardin qui offre une vue fantastique sur la ville.

 

 

Voici ce que j'avais écrit dans mon journal de bord:

 

"Je me promène longtemps dans les ruines romaines-chrétiennes. Des groupes d'écoliers suivent des guides. Un chat déambule de son pas élastique dans les hautes herbes.

Un chat... romain? s'interrogent les jeunes en rigolant.
Il fait beau, mais frais. Superbe, agréable. Puis, petit tour dans le cimetière franciscain.

Ça me donne les bleus.

Tombes de pierre et de marbre. Je vois celle de Raoul Dufy. Je ne vais pas jusqu'à celle de Matisse, trop loin.
Pour dîner, j'achète des biscuits-gâteaux et un coca au Monoprix voisin. Je m'assois sur un banc pour manger. En partant, je découvre une jolie terrasse. Trop tard pour le lunch, mais je vais tout de même y déguster un excellent café."

01/11/2013

Le Rijksmuseum au bout des doigts

natureDijck.jpg

C'est une nature morte du peintre néerlandais Floris Claesz van Dijck (à ne pas confondre avec son contemporain Antoine Van Dyck, beaucoup plus célèbre), tiré de la riche collection du Rijksmuseum d'Amsterdam.

Bien sûr, j'aimerais beaucoup faire un voyage aux Pays-Bas et m'arrêter à Amsterdam pour admirer cette oeuvre, ainsi que toutes celles que possède le célèbre musée. Mais en attendant, ou à défaut, j'ai accès à toutes ces richesses visuelles. Et virtuelles en quelque sorte...  sur l'écran de mon ordinateur. Je peux les voir en haute résolution, les imprimer, les encadrer, faire ce que je veux. Et c'est gratuit.

Lors de sa réouverture en 2013 après dix ans de fermeture pour rénovations, le musée hollandais a en effet pris un grand virage virtuel, rendant tout son contenu accessible et gratuit sur la toile.

C'est vraiment formidable: on peut se promener pendant des heures parmi les chefs-d'oeuvre de l'art des Pays-Bas, comme dans une forêt de vivants piliers. Non seulement voir les oeuvres, mais les trier et les réunir en collections (à la manière des albums) et même intervenir sur les images pour les modifier et produire ainsi nos propres créations.

On peut aussi bien sûr faire des recherches, par thème, genre, époque ou artiste. De Vermeer, que j'aime tant, j'ai retrouvé La laitière:

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Je dis retrouvé parce que je l'ai vue "en personne" en 2009, au Metropolitan Museum of Art de New York, où elle faisait partie d'une exposition temporaire. (J'en ai parlé ici). Toujours aussi émouvante, en vrai ou sur écran.

Je n'ai qu'un seul regret, c'est que tout soit en anglais (ou en néerlandais si vous le parlez!) sur ce merveilleux site du Rijksmuseum. J'aurais tellement aimé pouvoir y naviguer en français...

05/04/2012

Viva Fernando Botero

boteroChat.jpg

J'étais bien heureuse de lire une nouvelle concernant le peintre et sculpteur Fernando Botero dans Le Devoir (ici).

L'artiste colombien, qui aura 80 ans le 19 avril, a fait cadeau d'une nouvelle sculpture à sa ville natale, Medellin, à l'occasion d'une exposition qu'il y présente sur le thème du chemin de croix. Ce gros chat de bronze (qui n'a rien à voir avec le chemin de croix!) me plaît bien, comme tout ce que fait Botero. J'aime bien l'homme et l'artiste, son caractère bouillant et son discours iconoclaste.

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J'ai découvert son oeuvre, que je ne connaissais que vaguement, à l'occasion d'une exposition vue au Musée National des Beaux-arts de Québec en 2007.

J'ai écrit alors un billet sur ce blogue, assez éloquent il me semble, où je disais notamment:

 

"Je ne m'attendais pas à aimer beaucoup (..) mais j'ai été émerveillée par ses sculptures en bronze, notamment cette immense femme étendue sur le ventre, nue et tenant un cigarillo à la main, qui nous accueille dans le hall entre les deux salles. Sur le bronze sombre, les formes sont fascinantes, les rondeurs des fesses, auxquelles répondent les rondeurs des bras, des joues, des cuisses, même le dessous des pieds est potelé. C'est sensuel et doux, on a envie de toucher, de caresser..."  

 

Cliquez sur l'image ci-dessous pour accéder au texte complet de la note (où il est aussi question du Café Krieghoff):

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24/09/2008

Manger au musée

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À Montréal, au début de l’été, je suis retournée dans les bistrots que j'aime bien, situés dans les musées. J’apprécie particulièrement L’Arrivage,   au musée Pointe-à-Callière. (Merveilleux musée aussi dont j'ai déjà parlé).
Ouvert seulement le midi, en semaine pour les travailleurs et gens d’affaires, et le dimanche pour les groupes qui veulent fêter et les touristes. Sur la table d’hôte, en fin de semaine, il y a deux plats de style petit déjeuner ou brunch; j’ai pris des oeufs bénédicte, excellents, mon conjoint a mangé du merlin, après une soupe de style bisque de homard. Et un petit trio de mousses et gâteau pour dessert. Avec une demi-bouteille de vin blanc. La nourriture excellente et raffinée, le service attentif et le prix plus que raisonnable font de ce resto l’un des secrets les mieux gardés en ville.
Par les larges fenêtres de la salle à manger, au deuxième étage du musée, on a une vue extraordinaire sur le port et les environs.
J’y suis allée notamment le dimanche du Grand Prix de Montréal, on entendait les vroum-vroum au loin sur le circuit Gilles-Villeneuve, tandis que des escadrilles sillonnaient le ciel.derDerAlfred.jpg
À l’étage supérieur, une galerie qui fait le tour de l’édifice permet d’observer les principaux sites et monuments du vieux-Montréal (par exemple l’édifice Alfred, sur la photo).
Il y a aussi le Café des Beaux-Arts,  au musée du même nom. Un peu moins raffiné, et pas mal plus cher que l’autre, celui-ci a aussi son cachet: on s’assoit le long des grandes vitrines par lesquelles on peut observer les autres sections du musée: le hall d’entrée, les escaliers, les gens qui circulent. Ambiance agréable, un endroit à découvrir.
Et une découverte pour terminer: Caf & Bouffe,  un petit resto de quartier sur Villeray. Les plats sont simples et délicieux, la carte offre un excellent choix, les pâtes sont à l'honneur,  le tout à un prix très raisonnable. On apporte son vin, il faut payer comptant et, comme il y a peu de places, il vaut mieux réserver.