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        <title>Spécial du jour - critique</title>
        <description>Une certaine vision du monde, en provenance de Saguenay, PQ</description>
        <link>http://specialdujour.hautetfort.com/critique/</link>
        <lastBuildDate>Sun, 17 Aug 2008 09:01:05 -0400</lastBuildDate>
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                <title>Nono: théâtre extrême</title>
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                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Critique</category>
                                                <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 12:23:00 -0400</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/00/02/1498199941.jpg&quot; id=&quot;media-1124173&quot; alt=&quot;NonoAffiche.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1124173&quot; /&gt;J’ai vu (vendredi 11 juillet) la pièce &lt;b&gt;Nono, de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Sacha_Guitry&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sacha Guitry&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; présentée par le &lt;a href=&quot;http://www.theatre100masques.ca/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Théâtre 100 masques&lt;/a&gt; . Il reste trois représentations à la &lt;b&gt;salle Murdock du Centre des arts et de la culture&lt;/b&gt; (arrondissement de Chicoutimi), les 17, 18 et 19 juillet.&lt;br /&gt; Un travail de mise en scène particulier de&amp;nbsp; &lt;b&gt;Dario Larouche&lt;/b&gt; (voir son &lt;a href=&quot;http://lesclapotisdunyoyo.blogspot.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;blogue&lt;/a&gt; très intéressant portant sur le théâtre en général et son travail en particulier, c’est d’ailleurs là que j’ai pêché l’affiche de la pièce qui illustre ma note), qui dirige depuis un an cette petite troupe fondée en 1999&amp;nbsp; par Sophie Larouche.&lt;br /&gt; Poursuivant la mission de la troupe, il propose des&amp;nbsp; productions originales, appuyées sur la tradition et la recherche, comme ce &lt;b&gt;Nono&lt;/b&gt;, travail poussé réalisé une oeuvre mineure d’un Sacha Guitry débutant, qui ne maîtrisait pas encore totalement le médium.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Burlesque, caricature&lt;/b&gt;, mimiques et gestuelle &lt;b&gt;clownesques&lt;/b&gt;: mise en scène et scénographie exposent un travail théâtral extrême qui a la vertu de vivifier un texte assez anémique.&lt;br /&gt; Cela va même jusqu’à &lt;b&gt;insérer les pauses publicitaires&lt;/b&gt; dans la pièce même, sous forme de courts passages initiés par un mot du texte (voiture, comptes) où les comédiens nomment les mécènes (firme comptable, concessionnaire auto), affirmant, &lt;b&gt;sur un ton ironique qui en dit long&lt;/b&gt;,&amp;nbsp; qu’ils partagent avec eux l’amour du théâtre.&lt;br /&gt; Pour le spectateur, c’est du &lt;b&gt;plaisir garanti&lt;/b&gt;, du rire, des surprises, des découvertes &lt;b&gt;intellectuellement stimulantes&lt;/b&gt;.&amp;nbsp; Seul le rythme fait problème et s’explique peut-être par la pauvreté du contenu, que n’arrivent pas à compenser totalement les efforts déployés par le metteur en scène et les &lt;b&gt;comédiens&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; Ceux-ci sont &lt;b&gt;vraiment excellents&lt;/b&gt; et se prêtent avec une docilité exemplaire aux exigences d’une &lt;b&gt;mise en scène caricaturale&lt;/b&gt; qui fait écho à la caricature des relations hommes-femmes brossée par Sacha Guitry. Ils grimacent, clignent des yeux, crient, gémissent, se couchent par terre, se plient en deux ou en quatre comme des &lt;b&gt;marionnettes désarticulées&lt;/b&gt;, ou encore comme les personnages stéréotypés d’une commedia dell’arte où les maquillages excessifs tiennent lieu de masques. La couleur des costumes et des rares accessoires change à chaque acte pour en illustrer le ton:&amp;nbsp; noir, rouge, blanc.&lt;br /&gt; Un &lt;b&gt;très beau travail donc&lt;/b&gt;, accompli par des gens qui croient vraiment au théâtre et qui le prouvent en persistant et signant de nombreuses productions, &lt;b&gt;toujours allumés&lt;/b&gt; malgré les difficultés, financières et autres, de présenter du théâtre en région.&lt;br /&gt; Curieux d’en savoir plus long? Allez voir &lt;b&gt;Nono&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou voyez les excellents compte rendus et critiques de la pièce aux adresses suivantes:&lt;br /&gt; Par &lt;b&gt;Christiane Laforge&lt;/b&gt; dans &lt;b&gt;Le Quotidien&lt;/b&gt; (texte reproduit sur son &lt;a href=&quot;http://oragesurocean.blogspot.com/2008/07/nono-du-thtre-100-masques.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;blogue&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt; Par J&lt;b&gt;ean-François Caron&lt;/b&gt; dans &lt;a href=&quot;http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=6&amp;amp;section=8&amp;amp;article=59349&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Voir&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Sur le blogue du metteur en scène &lt;a href=&quot;http://lesclapotisdunyoyo.blogspot.com/2008/07/nono-nouveau-journal-dune-mise-en-scne_12.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Dario Larouche&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Sur le blogue de &lt;a href=&quot;http://jackaimejacknaimepas.blogspot.com/2008/07/nono-de-sacha-guitry-par-le-thtre-100.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jack&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Sur le &lt;a href=&quot;http://jbijjer.blogspot.com/2008/07/nono-de-sacha-guitry.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Blog du Jbijjer&lt;/a&gt; (un autre blogue régional)&lt;/p&gt; 
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                <title>... à l'autre</title>
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                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Critique</category>
                                                <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 09:12:00 -0400</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/02/01/877187829.jpg&quot; id=&quot;media-1087028&quot; alt=&quot;faceLJose.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1087028&quot; /&gt;Dimanche soir 15 juin, gros&amp;nbsp; contraste avec la soirée précédente (celle du courageux &lt;a href=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2008/06/20/d-un-extreme.html&quot; title=&quot;voir ma note précédente ici&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Discoursus politicus&lt;/a&gt;): le show de &lt;a href=&quot;http://www.louisjosehoude.com/&quot; title=&quot;très bon site&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Louis-José Houde&lt;/a&gt; au Centre Bell, plein à craquer. Décor, sono sophistiquée, écrans géants qui permettent de voir la face à Louis-José.&lt;br /&gt; J’aime bien Louis-José, je trouve son &lt;b&gt;humour intelligent,&lt;/b&gt; il jette un regard faussement naïf sur le monde qui l’entoure, il a le sens de l’observation, c’est aussi un bon comédien et un fin conteur qui mélange détails prosaïques et brins de folie imagée.&lt;br /&gt; Comme un &lt;b&gt;adolescent attardé&lt;/b&gt; qui aurait oublié de prendre son Ritalin, trépidant, bougeant sans arrêt, déployant une énergie apparemment sans limite et une voix qui grimpe dans l’aigu comme s’il en perdait le contrôle, Louis-José offre ses observations sur la vie, les choses qui lui pètent entre les mains, il raconte les vacances en famille, l’avortement de sa blonde, un sujet grave qui pourtant passe très bien, mais sans vraiment faire rire. Très proche encore de son enfance qui fut manifestement heureuse (voir une bonne interview réalisée par &lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/article/20080202/CPARTS04/802021002/5085/CPARTS04&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nathalie Petrowski&lt;/a&gt;), il revisite ses souvenirs, parle avec affection de sa mère et de son père.&lt;br /&gt; Dimanche, jours de la fête des pères, Louis-José est descendu dans la salle après son spectacle pour présenter son père à la foule.&lt;br /&gt; J'ajoute ici une photo que j'ai prise moi-même lors du spectacle, assez pourrie, mais c'est la mienne.&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/02/00/1208398158.jpg&quot; id=&quot;media-1087050&quot; alt=&quot;lsJosAmeliore.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1087050&quot; /&gt;&lt;br /&gt; Si vous voulez un bon exemple de son humour, allez voir sur son blogue, les légendes qu’il a placées sous les photos de ses tournées. En particulier, pour les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean,&amp;nbsp; SLSJ, si vous cliquez sur les &lt;a href=&quot;http://www.louisjosehoude.com/photos.asp?ID=10&quot; title=&quot;accès indirect, il faut naviguer un peu&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;photos d’Alma&lt;/a&gt;, la légende sous la photo numéro 12 est hilarante, vous allez la comprendre si vous êtes déjà allé à l’auditorium d’Alma.&lt;br /&gt; Louis-José offre aussi un solo de batterie assez convaincant en début de deuxième partie. Oublions la&amp;nbsp; première partie -heureusement très brève -&amp;nbsp; de Philippe Bond, qui lui n’est pas très convaincant.&lt;br /&gt; J’ai décidé d’aller voir ce spectacle à la toute dernière minute, il restait de bons billets,&amp;nbsp; j’étais très proche de la scène, j’ai bien ri, bref, une &lt;b&gt;excellente soirée&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; 
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                <title>D'un extrême...</title>
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                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Critique</category>
                                                <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 18:58:00 -0400</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/00/00/1989503806.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/00/00/491089191.jpg&quot; id=&quot;media-1085172&quot; alt=&quot;discoursus.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-1085172&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Deux expériences aux antipodes l’une de l’autre, vécues en deux jours à Montréal: samedi soir, chaleur étouffante, je finis de manger au restaurant avec mon fils et un ami qui doivent se rendre à une soirée de “magic”. Il n’y aura personne ce soir chez mon fils, alors qu’est-ce que je fais?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est 19h50, je sais qu’il y a un spectacle qui m’intéresse à 20h à l&lt;b&gt;’École Nationale de théâtre&lt;/b&gt;. Je me précipite au métro, trois-quatre stations,&amp;nbsp; je descends à Laurier et cours littéralement vers l’ENT tout près de là. J’arrive à 20h07,&amp;nbsp; confuse, essoufflée et craignant d’être refusée à la porte. Très gentil, le gardien me fait entrer en me disant de payer à l’entracte.&lt;br /&gt; Dans la belle salle lambrissée de bois, la chaleur est suffocante. Exactement 18 des quelque 40 sièges disponibles sont occupés. Pour la dernière des représentations de &lt;b&gt;Discoursus politicus&lt;/b&gt;, un spectacle présenté par la troupe &lt;a href=&quot;http://www.vaisseaudor.net/index.html&quot; title=&quot;leur site, en construction&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Vaisseau d'or&lt;/a&gt;. C’est un collage, un montage de morceaux de discours qui ont été réellement prononcés par des hommes et des femmes politiques de divers pays et de diverses tendances : &lt;b&gt;Jean Charest, Sarkozy, Kennedy, Clinton, Gandhi&lt;/b&gt; ou d’obscurs représentants de diverses tendances.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Un long fleuve...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les discours sont découpés et organisés en thèmes, sortes d’actes ponctués par les coups de fouet d’un animateur-maître de piste : la colère, le mensonge, la haine. Les comédiens et comédiennes, en répétant les discours, imitent légèrement ou de façon appuyée les attitudes, les traits physiques et les tics de de ceux et celles qui les ont prononcés. &lt;b&gt;René Lévesque&lt;/b&gt; par exemple, ou &lt;b&gt;André Boisclair&lt;/b&gt;. Celle qui incarne &lt;b&gt;Benazir Bhuto&lt;/b&gt; est hallucinante de vérité. Pour plus de détails sur cette production, voir l’article sur &lt;a href=&quot;http://www.montheatre.qc.ca/archives/15-autres/2008/discoursus.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;montheatre.qc.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Tous ces discours sont comme un fleuve dans lequel on pourrait se noyer :&amp;nbsp; à quoi ont-ils servi? Images, camouflage, dérives: la structure de la pièce met cela en évidence et fait ressortir le &lt;b&gt;motif électoral&lt;/b&gt; sous-jacent à la plupart de ces envolées oratoires.&lt;br /&gt; Par vraiment du théâtre, plutôt un &lt;b&gt;exercice de style&lt;/b&gt;, intelligemment construit et présenté, qui aura fait réfléchir les quelques spectateurs assez fous pour aller s’enfermer dans cette salle par une soirée torride.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour l'autre expérience, revenez sur ce blogue dans quelques jours...&lt;/p&gt; 
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                <title>Offrande musicale</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2008/06/17/offrande-musicale.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Critique</category>
                                                <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 20:55:00 -0400</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/00/02/1286419132.jpg&quot; id=&quot;media-1079688&quot; alt=&quot;pochetteJF.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-1079688&quot; /&gt;&lt;b&gt;Matériel abondant&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’ai tellement fait, vu et entendu de choses récemment que... je n’ai pas eu le temps d’écrire, et tout cela se bouscule dans ma tête au moment d’en parler ici. Alors ne paniquons pas et procédons par ordre. Je compte parler d’ici quelques semaines de &lt;b&gt;restaurants&lt;/b&gt; à Montréal, d’&lt;b&gt;expositions&lt;/b&gt; à Montréal et à Chicoutimi, de &lt;b&gt;livres&lt;/b&gt; un peu partout, et de spectacles vus à Montréal au cours de la dernière semaine.&lt;br /&gt; Les expositions sont pour la plupart actuellement en cours, et j’imagine que les restos vont rester là un bout de temps eux aussi, je commence donc par les &lt;b&gt;spectacles&lt;/b&gt;, qui sont déjà choses du passé.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Jean-François Lapointe&lt;/b&gt; (ci-contre, la pochette du disque Chausson-Duparc qu'il a enregistré avec &lt;a href=&quot;http://www.analekta.com/fr/catalogue/?t=&amp;amp;c=&amp;amp;a=A1000&quot; title=&quot;informations plus complètes&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Analekta&lt;/a&gt;) a offert à Montréal l’un des rares récitals qu’il puisse donner, compte tenu des exigences de sa carrière à l’opéra. (Musicien polyvalent, il assume en outre la direction musicale de l'opérette &lt;b&gt;La Belle Hélène&lt;/b&gt;, de Jacques Offenbach, qui sera présentée à &lt;a href=&quot;http://operarimouski.com/helene.htm&quot; title=&quot;détails supplémentaires&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Rimouski&lt;/a&gt; les 27, 28 et 29 juin prochains).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Invité par la &lt;a href=&quot;http://www.turp.com/&quot; title=&quot;leur site n'est pas à jour&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Société musicale André-Turp&lt;/a&gt; pour son dernier concert de la saison, le baryton a proposé un programme en deux parties contrastées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Mélodie française&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Grand spécialiste de la mélodie française, possédant l’art et la science de la scène, il sait comment insuffler un supplément de vie à chaque pièce, grave ou joyeuse, par une expression du visage, un geste de la main, quelques pas, un sourire, en jouant avec maîtrise de sa voix au timbre très typé.&lt;br /&gt; L’auditorium&amp;nbsp; de la Grande Bibliothèque, à Montréal, était l’&lt;b&gt;écrin idéal&lt;/b&gt; pour ce petit bijou de concert qu’il a offert avec l’excellente pianiste &lt;b&gt;Louise-Andrée Baril&lt;/b&gt;, une complice de longue date avec laquelle il dialogue du début à la fin. Le critique de La Presse &lt;b&gt;Claude Gingras&lt;/b&gt; a fait l'&lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/article/20080616/CPARTS03/806160999/5050/CPPRESSE&quot; title=&quot;lien vers son article&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;éloge&lt;/a&gt; de l'artiste et de son récital.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/01/02/1509687326.jpg&quot; id=&quot;media-1079693&quot; alt=&quot;Verlaine.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1079693&quot; /&gt; En première partie, les &lt;b&gt;Chansons grises&lt;/b&gt;, poèmes de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Verlaine&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Verlaine&lt;/a&gt; (à gauche, un portrait du poète peint par Frédéric Bazille) mis en musique par &lt;a href=&quot;http://reynaldo-hahn.net/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Reynaldo Hahn&lt;/a&gt;: les images sombres (automne, sanglots longs, vent mauvais, feuille morte) alternent avec des évocations de l’amour idéalisé (ciel divin, sens extasiés, vaste et tendre apaisement, heure exquise), dans ce cycle comme dans les quatre mélodies de Duparc (sur des textes d’autres poètes) qui suivent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Souffle et nuances&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; La mélodie de l’un et de l’autre se marie aux nuances du texte, respire au rythme du sens, accueille volontiers les silences, alterne le fort et l’à peine audible. Le baryton saguenéen (ou jeannois, puisqu’il est natif d’Hébertville au Lac-Saint-Jean), manie le souffle, le cri, le murmure, les syllabes qui meurent et celles qui éclatent, son phrasé&amp;nbsp; épouse parfaitement les méandres de ces chants d’amour, de désespoir, de feuilles vert tendre: comme une offrande, la beauté.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Paillardises&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; La deuxième partie du récital se présente comme la vision inversée, l’autre versant du même sujet: l’amour. Au romantisme exacerbé succèdent des propos égrillards et joyeux, d’abord avec les &lt;b&gt;Chansons gaillardes&lt;/b&gt; de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Poulenc&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Francis Poulenc&lt;/a&gt; (sur des textes anonymes du 17e siècle), où il est question de maîtresse volage, de pucelle et de chandelle, de fille sans tétons, de couplets bachiques et autres &lt;b&gt;badineries&lt;/b&gt; : autant de&amp;nbsp; propos politiquement incorrects et de musique vive servis avec la légèreté coquine et l’agilité vocale qui conviennent.&lt;br /&gt; Continuant à déployer un véritable talent de fantaisiste, le chanteur offre en conclusion la &lt;b&gt;Fantaisie dans tous les tons&lt;/b&gt; de &lt;a href=&quot;http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&amp;amp;Params=Q1ARTQ0000888&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lionel Daunais&lt;/a&gt;, qu’il a chantée à Alma il y a quelques années. Virtuosité du verbe et de la voix (sans oublier celle du clavier!) sont au rendez-vous pour rendre la couleur et le style de chaque courte pièce:&amp;nbsp; jazz, chanson française, mélopée, madrigal. Le baryton sourit à la fin de chacune, confirmant la belle complicité qu’il a su établir avec son public.&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/01/01/445414587.jpg&quot; id=&quot;media-1080478&quot; alt=&quot;petNavire.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-1080478&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En rappel, Jean-François Lapointe interprète &lt;b&gt;La légende du petit navire&lt;/b&gt;, d’Edmond Missa, une version absolument fabuleuse de la chanson traditionnelle &lt;b&gt;Il était un petit navire&lt;/b&gt;, qui se termine sur la dernière syllabe, chantée très haut, du mot&lt;/p&gt; &lt;b&gt;&lt;big&gt;paradis!!!&lt;/big&gt;&lt;/b&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Grande Butterfly</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2008/06/12/grande-butterfly.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Critique</category>
                                                <pubDate>Thu, 12 Jun 2008 20:52:00 -0400</pubDate>
                <description>
                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/01/00/251439934.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/01/00/2023142681.jpg&quot; id=&quot;media-1071070&quot; alt=&quot;butterflScen.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1071070&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Bref et intense séjour à Montréal en fin de semaine dernière. Incroyable le nombre de choses qu’on peut faire en un si court laps de temps à “l’étranger”, par comparaison avec nos activités en temps normal, à la maison.&lt;br /&gt; En premier lieu, but principal de ce voyage, &lt;b&gt;Madama Butterfly&lt;/b&gt;, à l’&lt;a href=&quot;http://www.operademontreal.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Opéra de Montréal&lt;/a&gt;. Probablement la meilleure production que j’aie vue dans cette salle (même si j’ai un bon souvenir de &lt;b&gt;Jenufa,&amp;nbsp; Ariane à Naxos&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;La Veuve joyeuse&lt;/b&gt;). J’ai déjà vu cette oeuvre à Québec et à Montréal, mais cette production est exceptionnelle, notamment grâce à l’interprète principale. Ce n’est pas tous les jours qu’on a une Butterfly chantée par une interprète japonaise. Mais son origine n’est pas - loin de là - la seule qualité de &lt;b&gt;Hiromi Omura&lt;/b&gt;, une soprano extraordinaire, qui assume totalement la culture opératique européenne, mais qui sait aussi mettre subtilement en valeur son héritage ancestral, ce qui confère du poids et de la valeur à sa prestation.&lt;br /&gt; C’était la dernière représentation samedi soir (7 juin) à Wilfrid-Pelletier, et l’ovation finale à son endroit a duré une bonne quinzaine de minutes.&lt;br /&gt; Par ailleurs: très belle mise en scène, totalement respectueuse de l’oeuvre, non seulement une tragédie de l’amour, mais aussi une dure critique envers les colonisateurs américains, et, plus largement, envers la pratique même du colonialisme. Butterfly est totalement dominée par un Pinkerton inconscient de ce qu’il fait, du drame qu’il provoque en l’épousant puis en la quittant. La marier est un jeu qu’il regrettera peut-être plus tard, mais néanmoins, il considère que sa véritable épouse, c’est l’Américaine. Et il se croit en droit de venir réclamer son fils&amp;nbsp; à Butterfly.&lt;br /&gt; Curieux effet: quand Hiromi Omura et &lt;b&gt;Richard Troxell&lt;/b&gt;, qui incarnent Butterfly et Pinkerton, s’embrassent après la représentation sous les applaudissements de la foule, une idée vient spontanément à tous les spectateurs: c’est trop tard! Genre il aurait dû faire cela avant, pendant l’opéra, pour éviter la fin terrible de Cio-Cio-San. Très bizarre cette collision entre l’imaginaire et le réel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme &lt;b&gt;décor&lt;/b&gt; (très peu visible sur la photo ci-haut, que j’ai prise moi-même), un grand plancher de bois laqué, posé sur une eau dont le fond est bleu, forme une croix dont les bras se perdent dans les ouvertures des murs,&amp;nbsp; panneaux de tissu et de bois qui s’ouvrent se ferment, s’éclairent ou s’assombrissent, simulant une infinité de portes, utilisées ou non par les chanteurs. Merveilleux jeux de lumière qui découpent les visages et allument le ciel, les étoiles, la lune, les fleurs. Les serviteurs: personnages insolites et quasi transparents, au visage à demi couvert d’un bandage, comme des être brisés en cours de réparation...&amp;nbsp; Tons de rouge et subtil geste prémonitoire quand elle mime la façon dont on épingle les papillons.&lt;br /&gt; Sans oublier l’excellente direction musicale de Yannick Nézet-Séguin, parfaitement à l’aise avec la scène comme avec la fosse, dans laquelle son &lt;a href=&quot;http://www.orchestremetropolitain.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Orchestre Métropolitain&lt;/a&gt; sonne fort bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Bref, une réussite totale.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>You're my man...</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2008/05/31/we-love-you-leonard.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Critique</category>
                                                <pubDate>Sat, 31 May 2008 14:21:00 -0400</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/01/00/1847923280.jpg&quot; id=&quot;media-1044384&quot; alt=&quot;106737684.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-1044384&quot; /&gt;Pourquoi &lt;b&gt;Leonard Cohen&lt;/b&gt; vient-il chanter à Saguenay (hier et ce soir)? Mystère. Un mystère dont nous avons pu profiter, mon conjoint, moi et les quelque 900 personnes qui remplissaient hier l’auditorium Dufour. Des gens de tout âge, beaucoup de connaisseurs de l’homme et de l’oeuvre, ou de simples amateurs, comme moi. Surprise moi-même de me déplacer pour aller&amp;nbsp; entendre un chanteur anglophone.&lt;br /&gt; Preuve que le génie transcende la langue: &lt;b&gt;Leonard Cohen&lt;/b&gt; chante en anglais, un travers que je ne supporte pas venant d’autres artistes. Or, non seulement je le lui pardonne, mais &lt;b&gt;je le comprends et je l’aime&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; Costume gris foncé et chapeau, 74 ans, mince et frêle. Quand il s’incline et plie les genoux, on dirait qu’il va casser en trois.&lt;br /&gt; Mais il est solide, malgré tout: il a tenu le public en haleine pendant trois heures, en fait, vers la fin, je commençais à me sentir fatiguée, mal d’être assise sur un siège inconfortable, alors qu’il chantait toujours. Simple, humble, il dit des choses profondes et terribles, mais sans se prendre au sérieux.&lt;br /&gt; Quel régal, quel bonheur! Entouré de six &lt;b&gt;fabuleux musiciens&lt;/b&gt; et de trois choristes, Leonard nous a livré une bonne trentaine de ses innombrables succès, chacun offert dans un écrin musical parfait, un cocktail à base folk-country, enrichi de traits d’inspiration variée:&amp;nbsp; classique, latino, salsa, rock, dance, techno, où guitariste, saxophoniste, claviériste et autres avaient de la place pour s’exprimer. Un &lt;b&gt;pur régal&lt;/b&gt; côté musique.&lt;br /&gt; Une ovation dès son entrée en scène, puis &lt;b&gt;une spectatrice qui lance : “on vous aime”,&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; à quoi &lt;b&gt;il répond “je vous aime aussi”&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; La table était mise, le menu fut riche, varié, incomparable:&amp;nbsp; &lt;b&gt;Dance me to the End of Love, So Long&amp;nbsp; Marianne, In My Secret life, The Gipsy’s Wife, Democracy,&amp;nbsp; Hallelujah, First We Take Manhattan&lt;/b&gt;, entre autres.&lt;br /&gt; Mes préférées: &lt;b&gt;Bird on the Wire, Suzanne, Tower of Song&lt;/b&gt;. ...Et &lt;b&gt;Boogie Street&lt;/b&gt;, un vrai bijou poétique et musical, et le &lt;b&gt;génial I’m Your Man.&lt;/b&gt; J’ai goûté chaque instant, j’étais bien, ravie, charmée à tout point de vue.&lt;br /&gt; La voix un peu plus rauque a perdu quelques harmoniques, mais cela n’enlève rien au plaisir de cette rencontre exceptionnelle, qu’on pourrait qualifier de communion, tant les ondes passaient bien de la salle à la scène et vice-versa. (Excellente critique de &lt;b&gt;Christiane Laforge&lt;/b&gt; dans &lt;b&gt;Le Quotidien&lt;/b&gt; et sur son &lt;a href=&quot;http://oragesurocean.blogspot.com/2008/06/leonard-cohen-chicoutimi.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;blogue.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Je crois que nous, du Saguenay (une étape qui n’est pas mentionnée sur son &lt;a href=&quot;http://www.leonardcohen.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;site web&lt;/a&gt; ) sommes les premiers à voir ce spectacle à la fois chaleureux et bien préparé, qui marque le retour à la scène de Cohen après 15 ans d’absence, et avec lequel il entreprend dès cette semaine à Toronto une tournée mondiale qui le conduira en Irlande et en Angleterre, puis à Montréal du 23 au 25 juin, et ensuite dans plusieurs autres pays d’Europe.&lt;/p&gt; 
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                <title>L'Auberge: la critique</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2008/05/09/l-auberge-suite-et-fin.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Critique</category>
                                                <pubDate>Fri, 09 May 2008 12:37:00 -0400</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/02/02/1253402120.jpg&quot; id=&quot;media-1007499&quot; alt=&quot;843353002.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1007499&quot; /&gt;&lt;b&gt;L’Auberge du Cheval blanc 2008&lt;/b&gt; (voir note précédente pour les détails) présentée à Jonquière est une réussite à tous points de vue: le metteur en scène &lt;b&gt;Éric Chalifour&lt;/b&gt; a su revisiter l’oeuvre et le genre, sans tomber dans l’excès, sans chercher à réinventer l’intrigue ou les personnages. Il en propose simplement une vision jeune, à travers une pétillante suite de petites scènes qui roule pleins gaz du début à la fin. On ne s’ennuie pas une minute dans ce spectacle qui dure pourtant trois heures, entracte inclus.&lt;br /&gt; (Pour d'autres critiques du spectacle, voir: &lt;a href=&quot;http://oragesurocean.blogspot.com/2008/05/lauberge-du-cheval-blanc.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Christiane Laforge&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://lesclapotisdunyoyo.blogspot.com/2008/05/lauberge-du-cheval-blanc.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Dario Larouche&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt; La musique est belle, les airs connus sont livrés avec panache et justesse, et les divers genres ou rythmes inclus da&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/01/02/433993337.jpg&quot; id=&quot;media-1007502&quot; alt=&quot;549446255.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-1007502&quot; /&gt;ns la partition de &lt;b&gt;Ralph Benatzky&lt;/b&gt; (jazz, fox-trot, valse) sont mis en valeur par l’orchestre qui sonne bien sous la baguette de &lt;b&gt;Toshiaki Hamada&lt;/b&gt;, et par les chorégraphies qui, pour une fois, ne semblent pas plaquées là pour permettre les changements de scènes, mais constituent des tableaux agréables à part entière.&lt;br /&gt; Tous les chanteurs et chanteuses sont excellents, un bravo particulier au baryton &lt;b&gt;Patrick Mallette&lt;/b&gt; (photo), qui montre plusieurs facettes de son talent de comédien, en plus de faire entendre une belle voix, puissante et nuancée.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Geneviève Couillard Després&lt;/b&gt; possède de belles qualités vocales, elle est bonne comédienne et a vraiment le physique de l’emploi (Josépha, la patronne du Cheval blanc).&lt;br /&gt; Je voudrais tous les nommer, j’ajoute&amp;nbsp; &lt;b&gt;Marie-Ève Munger&lt;/b&gt; (Sylvabelle), directrice artistique de la SALR&amp;nbsp; et soprano de grand calibre, &lt;b&gt;Thomas Macleay&lt;/b&gt; (Florès), un ténor à découvrir,&amp;nbsp; &lt;b&gt;Caroline Tremblay&lt;/b&gt;&amp;nbsp; (la zozotante Clara).&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Roger Girard&lt;/b&gt; nous fait bien rire dans le rôle parlé du coloré Marseillais Napoléon Bistagne. Mention spéciale à &lt;b&gt;Martin Giguère&lt;/b&gt;, qui incarne avec brio l’extravagant, le maniéré, le chéri de ces dames, le “beau” Célestin Cubisol.&lt;br /&gt; J’arrête ici, sans exclure personne. La réussite tient certes à un imposant travail d’équipe: tout le monde s’est donné à fond, et puisque je suis dans l’organisation de la SALR, j’ai été témoin des efforts incroyables consacrés à la préparation du spectacle.&lt;br /&gt; Le résultat est là, sur scène, brillant, pétillant, exquis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Activité bénéfice&lt;br /&gt; Comme tous les organismes culturels, surtout en région, la &lt;b&gt;Société d’art lyrique du Royaume&lt;/b&gt; a besoin d’aide et de soutien financier. L’une de nos activités à cet égard est la tenue d’un souper bénéfice avant les deux premières représentations de l’opérette. Ces soupers ont eu lieu mercredi et jeudi. Nous avons pour ainsi dire fait salle comble (environ 120 convives par soir) et tous les membres du CA, incluant moi-même, plus quelques bénévoles venus nous donner un coup de main, ont mis la main à la pâte pour servir et desservir les plats préparés par les Banquets Huguette. De plus, les &lt;b&gt;bières RJ, brasseurs de la bière Cheval blanc&lt;/b&gt;, nous ont offert une commandite sous forme d'une bière Cheval blanc offerte à chaque convive présent à ces soupers. J'en ai profité pour goûter à cette bière. Mon verdict: une blanche tout à fait délicieuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un scoop...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’ai appris aussi que ce soir (vendredi), le maire de Saguenay &lt;b&gt;Jean Tremblay&lt;/b&gt;, qui se couche en général très tôt et assiste rarement aux événements culturels, doit se déplacer pour assister à la représentation de l’Auberge du Cheval blanc... À suivre.&lt;/p&gt; 
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                <title>Spectacles stimulants</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2008/03/03/spectacles-stimulants.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Critique</category>
                                                <pubDate>Mon, 03 Mar 2008 22:12:00 -0500</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/00/02/419749136.jpg&quot; id=&quot;media-882662&quot; alt=&quot;1694445360.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-882662&quot; /&gt;Manon Lescaut&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Samedi après-midi, l’opéra: au cinéma Jonquière, cette fois la projection de &lt;b&gt;Manon Lescaut&lt;/b&gt;&amp;nbsp; a bel et bien eu lieu, nous étions une trentaine de personnes, c’était convivial et amical entre les spectateurs qui partagent tous la même passion pour la musique et l’opéra. Pas de grands airs dans cet opéra de &lt;b&gt;Puccini&lt;/b&gt;, un Des Grieux assez ordinaire (le ténor &lt;a href=&quot;http://www.marcellogiordani.com/&quot; title=&quot;adresse de son site&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Marcello Giordani&lt;/a&gt;, au physique ingrat et qui force une voix probablement en déclin). La Manon de &lt;b&gt;Karita Mattila&lt;/b&gt; finit par convaincre et même par émouvoir, même s’il s’agit pratiquement d’un contre-emploi pour elle.&amp;nbsp; Quelques spectateurs ont pleuré dans le cinéma pendant son célèbre &lt;b&gt;Sola, perduta, abbandonata,&lt;/b&gt; en effet assez émouvant.&lt;br /&gt; Bonne prestation du baryton &lt;b&gt;Dwayne Croft&lt;/b&gt; (Lescaut, le frère de Manon), et remarquable&amp;nbsp; performance d’acteur (un peu moins de chanteur) de &lt;b&gt;Dale Travis&lt;/b&gt; qui sait se montrer bouffon à souhait dans le rôle du vieux barbon&amp;nbsp; Géronte.&lt;br /&gt; Mise en scène sage mais décors bien réussis, dont on nous a montré des détails aux entractes. Reportages, entrevues avec les protagonistes, en fait, au-delà des détails moins réussis de la production, ce furent pour moi &lt;b&gt;trois heures de pur bonheur.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Trois heures pendant lesquelles, assise dans une salle obscure, j’oublie tout le reste, je plonge complètement dans le monde que l’on m’offre, bref, un pur délice. Chaque fois que je suis allée à ces projections d’opéra, &lt;b&gt;j’en suis sortie heureuse, stimulée, pleine d’énergie, c’est un phénomène bizarre que je ne saurais expliquer.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/01/00/19249413.jpg&quot; id=&quot;media-882663&quot; alt=&quot;1005554276.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-882663&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Elizabeth&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Samedi soir, à l’auditorium Dufour, j’ai été voir &lt;b&gt;Élizabeth, roi d’Angleterre&lt;/b&gt;, une production du TNM mettant en vedette &lt;b&gt;Marie-Thérèse Fortin&lt;/b&gt; dans le rôle d’Élizabeth 1ère. Beaucoup de monde dans la salle, mais il restait quand même plusieurs sièges libres. Le texte de l’auteur canadien &lt;b&gt;Timothy Findley&lt;/b&gt; est riche, dense, complexe à certains moments. il est éclairé par une mise en scène subtile et nette, signée &lt;b&gt;René-Richard Cyr&lt;/b&gt;, qui joue aussi dans la pièce, un décor à la fois chargé, pertinent et visuellement séduisant (notamment grâce aux éclairages). Et une performance éblouissante de Marie-Thérèse Fortin, en reine qui vient discuter avec &lt;b&gt;Shakespeare&lt;/b&gt; et sa troupe d’acteurs après une représentation, la veille de l’exécution du comte d’Essex, l’homme qu’elle aime et qu'elle laisse néanmoins exécuter. Les autres acteurs sont également très bons.&lt;br /&gt; Amour, humour, dérision, émotion, les grands thèmes dramatiques se mélangent aux préoccupations prosaïques des personnages: le théâtre à son meilleur.&lt;/p&gt; 
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                <title>Salut Bye Bye</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2008/01/04/salut-bye-bye.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Critique</category>
                                                <pubDate>Fri, 04 Jan 2008 09:15:00 -0500</pubDate>
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                    &lt;p&gt;Incontournable &lt;b&gt;Bye Bye!&lt;/b&gt; Égaux à eux-mêmes, les gars de &lt;b&gt;RBO&lt;/b&gt; nous ont servi une macédoine où il y a un peu de tout: du bon et du mauvais, du subtil et de l’épais, du vulgaire et du raffiné, du gentil et du bête et méchant, du comique et du déprimant.&lt;br /&gt; En général, les topos les plus courts étaient les meilleurs, et les déguisements et les imitations valaient vraiment le détour.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;u&gt;J’ai aimé:&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Héroutyville&lt;/b&gt;, parodie du film d’horreur Amityville, en noir et blanc, subtil et finement ciselé.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Capitaine Lemire&lt;/b&gt; part en voyage pour filmer son visage: j’ai tout à coup compris pourquoi Jean Lemire m’énerve: il se trouve tellement beau!&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Céline fait ses boîtes et quitte Las Vegas&lt;/b&gt;: la chevelure pleine d’étoiles, l’argent jeté par les fenêtres, le “viendu” oublié dans le frigo:&amp;nbsp;&amp;nbsp; bon et vulgaire,&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Bons bébés de France&lt;/b&gt;: une bonne imitation et une parodie réussie: comique et subtil.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;10% de quotient&lt;/b&gt;: une excellente parodie de 110% avec comme sujet la politique, méchant et savoureux.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;br /&gt; Les bonnes nouvelles TVYA&lt;/b&gt; : un savoureux bitchage contre le concurrent de Radio-Canada à partir de bonnes observations, comme les nouvelles internationales qui durent deux secondes, et le “déparlage” de Claude Poirier.&lt;br /&gt; À propos, Guy-A avait déjà imité ce dernier, ainsi que le général Dallaire et sa déstructuration syntaxique (de retour en 2007), dans le Bye Bye 2006.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Stephen Harper&lt;/b&gt; qui tente de comprendre les Québécois dans un camping.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Lise Thibault&lt;/b&gt; et sa Faster Card: court et bien envoyé. &quot;Je marche pu mais je roule en tabarnak!&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;u&gt;J’ai un peu moins aimé:&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Myriam Bédard&lt;/b&gt; et Nima: pas mal mais un peu long.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;La conne mission Bouchard Taylor&lt;/b&gt;: ce n’était pas si mal, mais un peu long, et comme tout le monde l’a remarqué, pas aussi drôle que les vraies interventions qui furent faites devant les commissaires, dont certaines nous ont été montrées à la revue de l’année de Jean-René Dufort. Sauf le gars qui vient dire que sa chatte a accouché...&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Le caissier&lt;/b&gt;, parodie du banquier, trop longue et pas vraiment drôle.&lt;br /&gt; &lt;u&gt;&lt;br /&gt; Je n’ai pas du tout aimé:&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Frédérick de Grandpré&lt;/b&gt; : parodie trop appuyée pour un disque qui n’en méritait pas tant.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;br /&gt; Le bout sur Claude Dubois&lt;/b&gt;: pas drôle et vraiment très méchant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Guillaume au cinéma</title>
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                <author>noreply@ (Denise)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 23 Dec 2007 10:50:00 -0500</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.guillaumecote.com/&quot; title=&quot;Site en construction&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/02/01/0b93d814d26ddd425693ac441ce7d61c.jpg&quot; id=&quot;media-735756&quot; alt=&quot;83e1ae4a7f2f5575ceeff1fde91790ce.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-735756&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Samedi 22 décembre,&amp;nbsp; j’ai été voir un autre &lt;b&gt;Casse-Noisette&lt;/b&gt;, celui du Ballet national du Canada (Toronto)... à Jonquière, c’est-à-dire au cinéma Jonquière. Le spectacle était présenté en direct, une formule nouvelle et intéressante, et la grande vedette masculine en était &lt;b&gt;Guillaume Côté&lt;/b&gt; (photo), danseur originaire de Métabetchouan.&lt;br /&gt; Il a d’ailleurs été interviewé à l’entracte, il a répondu en français à une première question posée en français, beau clin d’oeil à ses concitoyens québécois. Sur scène, il est excellent, remarquable. Quel homme, ce garçon!&lt;br /&gt; Le spectacle était très différent de celui des GBC vu à Montréal la semaine dernière: à Toronto, la scénographie est plus directement inspirée de ses originines russes. Tout, dans les décors et costumes, fait référence à la Russie tsariste: grands manteaux bordés de fourrure, robes longues, culottes bouffantes, églises orthodoxes, jusqu’à cet oeuf de Fabergé qui sert d’écrin à la fée Dragée: c’est la Russie des paysans et du petit peuple, d’ailleurs tout se passe à l’extérieur, il n’y a pas de grand salon, même les lits des enfants semblent se promener dehors.&lt;br /&gt; Tout cela est un peu lourd et sombre, trop chargé aussi, ce qui empêche d’apprécier les mouvements des danseurs, les chorégraphies, les petits détails d’exécution. En fait, j’ai nettement préféré le Casse-noisette de Montréal, même s’il est détaché de la tradition: il est plus coloré, pimpant, fantaisiste, mais en même temps assez dépouillé pour mettre en valeur la danse. Les danseurs - sauf Guillaume Côté - m’ont semblé meilleurs à Montréal.&lt;br /&gt; Cependant, l’événement lui-même, soit la diffusion du spectacle au cinéma, est digne de mention et d’intérêt, et je me promets d’aller voir, au même cinéma, quelques opéras en provenance du Metropolitan qui y seront diffusés.&lt;br /&gt; En ce qui concerne le ballet, la présentation sur film permet d’observer de très près les visages des danseurs, de bien voir leurs mimiques, de distinguer les détails des décors, et, à l'entracte, de visiter les coulisses et d'écouter les artistes parler de leur métier et du spectacle, ce qui est vraiment extraordinaire..&lt;br /&gt; En revanche, des caméras trop mobiles et trop nombreuses quittaient à tout bout de champ la vue d’ensemble pour s’approcher des danseurs, de sorte qu’on perdait le fil des chorégraphies. Ce n’est pas comme à l’opéra où la caméra peut bouger légèrement autour d’un duo de chanteurs quasi-immobile. En danse, par définition, les artistes sont en mouvement, et la cùméra devrait demeurer plus statique, parce que quand elle bouge aussi, on devient un peu perdu et étourdi.&lt;br /&gt; Mais ce sont là des ajustements mineurs qui je l’espère pourront être faits: ce serait merveilleux de pouvoir aller voir ainsi, à quelques pas de chez soi, et pour un prix raisonnable, de grands spectacles (opéra, danse, théâtre) présentés dans le monde.&lt;/p&gt; &lt;a href=&quot;http://www.guillaumecote.com/&quot; title=&quot;Site de Guillaume&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;
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