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        <title>Spécial du jour - cinema</title>
        <description>Une certaine vision du monde, en provenance de Saguenay, PQ</description>
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                <title>Autres regards</title>
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                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Sat, 15 Mar 2008 21:04:00 -0400</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/01/00/1156868244.jpg&quot; id=&quot;media-905369&quot; alt=&quot;239099858.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-905369&quot; /&gt;Vendredi, j’ai assisté à une projection et demie de &lt;b&gt;Regard sur le court-métrage au Saguenay&lt;/b&gt;. J’ai eu des problèmes de compréhension pour certains films: &lt;b&gt;Arka, L’Appel du vide&lt;/b&gt; (le seul que j’ai vraiment détesté), &lt;b&gt;Madame Tutli Putli,&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Dear Roommates&lt;/b&gt;. Peut-être que j’étais trop fatiguée pour comprendre...&lt;br /&gt; J’ai eu du plaisir en revanche avec &lt;b&gt;Lapsus&lt;/b&gt; (photo), un très court et très délicieux dessin animé en provenance d’Argentine:&amp;nbsp; curieuse de savoir ce qu’il y a de l’autre côté du mur, une religieuse dessinée par une main enfantine se déconstruit en morceaux qui prennent d’autres formes, toujours avec ce commentaire unique:&amp;nbsp; “Oh my God!”.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Terminus&lt;/b&gt;, avec ces entités&amp;nbsp; massives qui s’attachent aux pas des humains, est angoissant et bien réussi, filmé en bonne partie dans le métro de Montréal par le cinéaste canadien Trevor Cawood.&lt;br /&gt; J’ai aimé &lt;b&gt;Dont Let It All Unravel&lt;/b&gt; (que l’on peut trouver sur youtube à: &lt;a href=&quot;http://fr.youtube.com/watch?v=d6RcFZVD8AA&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://fr.youtube.com/watch?v=d6RcFZVD8AA&lt;/a&gt;),&amp;nbsp; brève et saisissante métaphore des menaces qui pèsent sur notre planète: des arbres, des rivières, des animaux en laine se détricotent car “quelque chose” tire sur le fil. &lt;b&gt;Le suppléant&lt;/b&gt;, hilarant court métrage italien (sous-titres français bourrés de fautes, malheureusement), dont le héros est un professeur suppléant très spécial qui déstabilise ses élèves.&lt;br /&gt; D’autres films partent d’une bonne idée et se révèlent au final à la fois sympathiques et un peu ratés, parce que mal fignolés, pas vraiment achevés, comme si le cinéaste avait manqué de souffle: &lt;b&gt;Raymond&lt;/b&gt;, le maître-nageur devenu cobaye, &lt;b&gt;La Lili à Gilles&lt;/b&gt;, étrange voyage au sein d’une famille dysfonctionnelle, et &lt;b&gt;Outsourcing&lt;/b&gt;, où une famille (allemande) congédie la mère dont la productivité a récemment baissé...&lt;br /&gt; Et &lt;b&gt;Enfin février&lt;/b&gt;, image un peu brouillonne des relations entre humains et robots dans un futur improbable.&lt;br /&gt; Les projections ont commencé en retard, et à 22h30, soit à la moitié du deuxième programme je suis partie, je savais que j’avais atteint mes limites:&amp;nbsp; j’avais ma dose d’activités pour la journée. 
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                <title>Voir des vues</title>
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                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Fri, 14 Mar 2008 14:39:00 -0400</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/01/01/346264598.jpg&quot; id=&quot;media-903420&quot; alt=&quot;1013394077.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-903420&quot; /&gt;Jeudi soir,&amp;nbsp; séance de projection du festival &lt;a href=&quot;http://www.caravane.tv/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Regard sur le court métrage au Saguenay&lt;/a&gt;, à la salle François-Brassard, presque comble. Huit films intéressants, proposés par des cinéastes allumés qui aiment explorer des avenues nouvelles et surprendre le public par des conclusions inattendues, des développements loufoques, des parodies d’autres genres artistiques. Des oeuvres ludiques, qui invitent le spectateurs à s’ouvrir l’esprit, à jouer avec les codes.&lt;br /&gt; Au milieu de tout cela, un film se démarque et nous arrive comme un coup de poing en plein visage :&amp;nbsp; &lt;b&gt;I want to be a Pilot&lt;/b&gt;, signé Diego Quemada Diez, une coproduction Kenya, Mexique, Espagne. Dans un immense bidonville africain, Omondi, un garçon de 12 ans exprime, en voix off (en anglais avec sous-titres) son rêve de devenir pilote d’avion, pour échapper à l’horreur de sa vie, que l’on découvre par les images pendant qu’il circule dans le bidonville: habitations pourries bâties à même des montagnes d’ordures où les gens tentent de récolter de quoi survivre. Les horreurs qu’on ne voit pas, sa voix les nomme, sans les décrire et sans insister:&amp;nbsp; travailleurs exploités, jeunes violés, enfants maltraités et victimes d’abus de toutes sortes, malnutrition, meurtres, vols, extorsion. Et&amp;nbsp; partout, les ravages du SIDA, qui tue les parents et laisse les enfants orphelins, démunis, vulnérables.&lt;br /&gt; Ce film c’est un grand sabre qui tranche à vif dans nos certitudes et notre confort: qu’est-ce qu’on fait tous là&amp;nbsp; écouter des films dans une salle confortable alors que ces gens meurent à force de pauvreté? Et si on leur avait envoyé le prix des billets d’entrée de ce soir-là? On se sent à la fois bouleversé et impuissant. Je n'ai pas mis de photo, je vous suggère en revanche d'aller consulter l&lt;a href=&quot;http://www.iwantobeapilot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;e site web du film&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; Bon, je vous parle un peu des autres films:&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.onf.ca/webextension/isabelle-au-bois-dormant/index.php?lg=fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Isabelle au bois dormant&lt;/a&gt; (photo), de Claude Cloutier, parodie amusante et débridée&amp;nbsp; du conte la Belle au bois dormant, et de quelques autres oeuvres. Gags délicieux et nombreux clins d'oeil à notre actualité. (Le prince charmant est un clone du prince Charles).&lt;br /&gt; Aussi &lt;b&gt;Mon nom est Victor Gazon&lt;/b&gt;, très belle proposition de Patrick Gazé: un écolier fait un exposé sur pourquoi il vaut mieux ne pas se suicider. c’est fait avec humour, mais le fond est sérieux. Et on ne peut s’empêcher de penser que le garçon du bidonville africain aurait pu inscrire sur la feuille bon nombre d’arguments en faveur du suicide...&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Lovefield&lt;/b&gt;, de Mathieu Ratthé, parodie d’un film d’horreur qui provoque la peur jusqu’au dénouement final, imprévisible: sympathique.&lt;br /&gt; Curieusement, les films belge et français abordent tous deux le thème des troubles de l'identité. Dans &lt;b&gt;Missing&lt;/b&gt;, on annonce que Bernard a disparu: mais Bernard est là et il utilise des moyens extrêmes pour convaincre son entourage qu’il n’a pas disparu.&lt;br /&gt; Dans &lt;b&gt;Dans leur peau&lt;/b&gt;, un homme est amené à prendre la place d’un autre, dans sa maison, au bureau. Personne ne se rend compte de la substitution, jusqu’au jour où... Il devra trouver un moyen de continuer. Bien fait, très professionnel, amusant et inquiétant. Deux films donc qui illustrent qu’une chose a tendance à devenir vraie quand tout le monde croit qu’elle est vraie. &lt;b&gt;Au royaume des croyances, les faits ne pénètrent pas&lt;/b&gt;... a écrit Marcel Proust.&lt;br /&gt; Plus &lt;b&gt;Love Addict&lt;/b&gt;, de Pierre Hébert, le rebelle de service qui persiste et signe, et &lt;b&gt;Pikapika&lt;/b&gt; (du Japon), des images auxquelles sont superposés des animations lumineuses: recherche esthétique intéressante, sans plus.&lt;br /&gt; 
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                <title>Réconciliation</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2008/02/29/réconciliation.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Fri, 29 Feb 2008 12:54:00 -0500</pubDate>
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                     &lt;p&gt;Ayant dû par deux fois rebrousser chemin parce que les représentations d'opéra étaient annulées au cinéma Jonquière, voir ma &lt;a href=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2008/02/17/pas-d-opera.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;note précédente&lt;/a&gt; , j'ai écrit à&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/media/01/02/1903452037.jpg&quot; id=&quot;media-876137&quot; alt=&quot;2008648498.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-876137&quot; /&gt; la direction de Ciné-Entreprise par le biais de leur site pour me plaindre de la situation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je dois dire qu'ils ont été très corrects: ils m'ont répondu au bout de quelques jours par courriel, et m'ont fait parvenir deux entrées de cinéma à titre de dédommagement. Je considère donc que l'incident est clos, surtout, si, comme l'affirme ce courriel, le problème a été corrigé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon toute vraisemblance, le public saguenéen pourra donc assister, demain samedi 1er mars à 13h, à la projection de l'opéra &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Manon_Lescaut&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Manon Lescaut&lt;/a&gt;, de Puccini, présenté récemment au Metropolitan Opera (photo de la soprano Karita Mattila, dans le rôle-titre). Je compte bien m'y rendre, et si la situation est effectivement rétablie, je vous en ferai part, ô public en délire!&lt;/p&gt; 
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                <title>Capote</title>
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                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Fri, 23 Feb 2007 16:05:00 -0500</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/images/thumb_TrumCapote.jpeg&quot; alt=&quot;medium_TrumCapote.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;C'est du film que je parle, pas de la chose en latex! J'ai beaucoup aimé ce film de Bennett Miller, parce qu'il est totalement hors normes: une tranche de vie dans la vie d'un écrivain, Truman Capote, lui-même un être bizarre, efféminé à la voix haut perchée, qui a basculé dans l'alcoolisme et la dépression après avoir écrit son livre &lt;b&gt;In cold blood&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;De sang-froid&lt;/b&gt;). La prestation du comédien Philip Seymour Hoffman est absolument époustouflante, il a bien mérité son Oscar. Il est vraiment devenu Capote, et il nous fait comprendre le trouble, l'obsession de celui-ci pour Perry Smith, l'un des deux hommes qui, en 1959, ont froidement assassiné une famille de quatre personnes dans une maison isolée du Kansas.&lt;br /&gt;La film a pour moi une saveur particulière, car j'ai lu  &lt;b&gt;De sang froid&lt;/b&gt;, publié en 1966, quand j'avais environ 20 ans. Sorte de roman-vérité, une description nette, précise et froide de tous les gestes posés par les meurtriers et leurs victimes, le livre est devenu un best-seller mondial et a valu à Truman Capote une incroyable célébrité.&lt;br /&gt;Mon père avait acheté ce roman, en anglais si je me souviens bien, et toute la famille l'a lu. C'était troublant et fascinant, le genre de chose qu'on n'oublie pas. En même temps, cela demeure un objet étrange, un récit brut, chirurgical, dont on ne peut tirer ni message, ni émotion. &lt;br /&gt;Le film m'intéressait donc pour cette raison, et il ne m'a pas déçue. Il m'a fait découvrir des éléments que j'ignorais totalement, entre autres la façon dont Truman Capote a été mis en contact avec cette histoire et l'impact terrible qu'elle a eu sur sa vie d'homme et d'écrivain.
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                <title>Bouquet de films</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2006/09/24/bouquet-de-films.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Sun, 24 Sep 2006 17:10:00 -0400</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/images/thumb_lothaire.jpg&quot; alt=&quot;medium_lothaire.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Parmi les films loués sur zip.ca jusqu'ici, mon préféré est &lt;b&gt;2046&lt;/b&gt;, de Wong Kar Wai, où il est question d'amour, du temps qui passe, des regrets, de la mort, avec de merveilleux acteurs et la chanson-thème, Siboney, interprétée par Connie Francis: un véritable chef-d'oeuvre, prenant, poignant, infiniment beau.&lt;br /&gt;J'ai bien aimé aussi, et pas nécessairement par ordre de préférence, &lt;b&gt;Une histoire de violence, l'Aviateur, le Confessionnal, Stupeur et tremblements, Loin du paradis&lt;/b&gt; (performance exceptionelle de l'actrice Julian Moore), &lt;b&gt;L'humanité&lt;/b&gt; (très spécial mais fort troublant), &lt;b&gt;Souvenirs de Brokeback Mountain&lt;/b&gt; (pas un chef-d'oeuvre, mais un bon film, bien tourné, avec des images superbes). J'ai apprécié &lt;b&gt;Eros&lt;/b&gt;, du moins les deux films signés Wong Kar Wai et Steven. Soderberg. Quant au volet réalisé par M. Antonioni, je n'ai pas saisi, mais il y a de la belle musique.&lt;br /&gt;Intéressants aussi: &lt;b&gt;Vipère au poing&lt;/b&gt; (d'après le roman d'Hervé Bazin), &lt;b&gt;Bonsoir et bonne chance&lt;/b&gt; (de et avec George Clooney), &lt;b&gt;Depuis qu'Otar est parti&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;J'ai été un peu déçue par &lt;b&gt;Le secret de Vera Drake, L'interprète&lt;/b&gt;, et &lt;b&gt;De battre mon coeur s'est arrêté&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;Et j'ai détesté &lt;b&gt;Créance de sang&lt;/b&gt;, que j'ai écouté récemment. D'après un roman de Michael Connelly, que j'avais lu déjà, pas le meilleur de cet auteur que j'apprécie en général (il a écrit Le Poète).  C'est totalement invraisemblable et les acteurs, même Clint Eastwood (réalisateur et producteur du film également), que j'aime bien pourtant, ne semblent pas du tout dans leur rôle. Une fois que l'on connaît l'identité du meurtrier, une révélation qui n'a aucun sens ni aucune logique avec le caractère des personnages, le film s'égare dans une longue poursuite sur un bateau, avec parcours dans le noir et musique qui fait peur, bref, ça n'a aucun intérêt.&lt;br /&gt;En ce moment, j'écoute &lt;b&gt;l'Homme du train&lt;/b&gt;, de Patrice Laconte, avec Johnny Halliday et Jean Rochefort. Un film français assez sympathique.
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                <guid isPermaLink="true">http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2006/09/23/eloge-de-la-lenteur.html</guid>
                <title>Éloge de la lenteur</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2006/09/23/eloge-de-la-lenteur.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Sat, 23 Sep 2006 15:10:00 -0400</pubDate>
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                    Je suis abonnée à &lt;a href=&quot;http://www.zip.ca&quot;&gt;zip.ca&lt;/a&gt;, un service de location de DVD en ligne. On s'abonne pour un montant donné par mois, on choisit les titres sur un site internet, les films arrivent par la poste, avec une enveloppe de retour pré-affranchie. J'ai pris la formule du minimum de films par mois, c'est-à-dire deux, mais je peux en avoir jusqu'à cinq sans payer de supplément&lt;br /&gt; Le phénomène est nouveau, il y a eu des reportages dans les médias, à la radio notamment, et les journalistes et chroniqueurs, s'interrogeant sur les avantages d'un tel système, essaient de savoir si on peut avoir plus de titres dans un temps donné, écouter plus de films pour le même prix qu'au club vidéo. L'obsession de la vitesse. Comme si tout le monde était cinéphage et voulait dévorer un maximum de films en un minimum de temps.&lt;br /&gt; Or pour moi, c'est exactement le contraire que j'apprécie dans cette formule : le fait de &lt;b&gt;pouvoir aller lentement&lt;/b&gt;. De pouvoir conserver les films plus d'une journée, aussi longtemps que je veux, en fait. Cela me donne le temps de les écouter, en une soirée la plupart du temps, mais aussi parfois en deux parties, en deux jours. Et je peux encore attendre un autre jour pour voir les suppléments, les images du tournage, les commentaires du réalisateur, que j'écoute seulement si le film me semble valoir la peine.&lt;br /&gt; Autres avantages de zip: on peut prendre le temps de choisir en lisant les résumés, la vidéothèque est très riche et comprend presque tous les vieux classiques. On peut y aller par critère, par exemple en recherchant tous les films de Woody Allen ou tous ceux qui mettent en vedette Daniel Auteuil. Il y a même des opéras filmés, des concerts, bref, le choix est excellent.&lt;br /&gt; Le seul problème, c'est la langue: il n'y a pas toujours de version française, les titres, même pour les films français, sont en anglais, et de façon générale, le français est tassé dans un coin. En revanche, il y a souvent la version originale avec sous-titres (anglais ou français) et c'est pour moi la formule idéale, en tout cas c'est mieux que les traductions &quot;made in&quot; Québec.
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                <title>Le FFM (prise 30)</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2006/08/25/le-ffm-prise-30.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Fri, 25 Aug 2006 21:35:00 -0400</pubDate>
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                    L'an dernier, j'ai vu plusieurs films au Festival des films du monde à Montréal. (voir ma note &lt;a href=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2005/11/12/je-vote-pour-le-ffm.html&quot;&gt; Je vote pour le FFM&lt;/a&gt;). C'était la première fois que j'assistais à l'événement, et je regrette beaucoup de ne pas pouvoir y être cette année. Serge Losique a réussi à maintenir son événement à flot, malgré toutes les misères qu'on lui a faites. C'est sûr que l'homme n'ets pas commode et n'en fait qu'à sa tête, mais son Festival est un événement unique, magnifique, qui tient la route depuis 30 ans. Le &lt;a href=&quot;http://www.ffm-montreal.org/fr_index.html&quot;&gt; FFM &lt;/a&gt; mérite de vivre, et de vivre bien, parce qu'il est ce qu'on attend d'un festival de cinéma: un lieu accessible au grand public, et où on peut voir des films variés, différents, dérangeants, drôles, et en général fort intéressants. Les vedettes, on s'en fout un peu , il me semble, et si les subventionneurs ne regardent que les gros noms pour accorder leur appui ou non à un événement, ils se trompent royalement.&lt;br /&gt;Alors, longue vie au FFM, &lt;br /&gt;... et chapeau (ou casquette!) à Monsieur Losique.
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                <guid isPermaLink="true">http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2006/04/29/violence.html</guid>
                <title>Violence</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2006/04/29/violence.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Sat, 29 Apr 2006 23:21:43 -0400</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/images/medium_viggo.2.jpeg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; /&gt;&lt;b&gt;Une histoire de violence&lt;/b&gt;, de David Cronenberg, c'est exactement ça : il nous raconte une histoire, et on est conduit à approuver la violence du «héros», exercée contre des hommes qui lui en veulent. Nous sommes amené, comme spectateur, à considérer les ennemis de Tom comme des «méchants» contre lesquels il n'y a rien d'autre à faire que de les tuer. Et on approuve même la violence du fils de Tom lorsqu'il se déchaîne contre un autre jeune qui l'embête à l'école, puis lorsqu'il sauve son père en tuant lui-même un «méchant». La violence s'insinue partout, même dans le sexe, c'est très insidieux. Même si on est du genre pacifique, on est piégé: les meurtres commis par Tom Stall (Magnifique Viggo Mortensen) ont toutes les apparences de la légitime défense, alors on ne peut que les approuver, même si on découvre que tout ça est relié à un passé trouble. On bascule du côté de sa violence, sans s'en rendre compte.&lt;br /&gt; Un excellent film, de facture assez classique, habile, troublant. Et les commentaires de Cronenberg, sur le DVD, sont passionnants.
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                <guid isPermaLink="true">http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2006/03/06/coup-de-blues.html</guid>
                <title>Coup de blues</title>
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                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Mon, 06 Mar 2006 11:30:00 -0500</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://specialdujour.hautetfort.com/images/medium_gazbar.2.jpeg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; /&gt;J'ai écouté à la télé: &lt;b&gt;Gaz bar blues&lt;/b&gt;. Excellent film de Louis Bélanger. Serge Thériault(photo) est magnifique dans le rôle du père qui essaie de maintenir son petit commerce, et de donner une vie intéressante à ses grands garçons. Tous les comédiens sont d'ailleurs excellents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceux qui fréquentent le gaz bar: des types un peu perdus, pas très brillants, avec leurs obsessions, leurs idées fixes, qui se raccrochent à ce lieu comme à une bouée. Cela m'a rappelé un été de ma vie, vers 18 ans, pendant lequel j'ai travaillé au comptoir laitier de mon grand-père, à Saint-Roch des Aulnaies : des gens du village venaient passer un bout de temps, fumer une cigarette, acheter un sac de crottes de fromage ou un cornet de crème molle, tenir des propos plus ou moins cohérents et répétitifs. Il n'y avait pas d'autoroute, alors, la route principale passait dans le village: le dimanche, c'était le défilé incessant, et parfois stressant, des voyageurs, visiteurs, touristes, qui arrêtaient, pressés, pour acheter de la crème glacée. L'humanité, quoi!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2006/02/11/fenetre-sur-courts.html</guid>
                <title>Fenêtre sur courts</title>
                <link>http://specialdujour.hautetfort.com/archive/2006/02/11/fenetre-sur-courts.html</link>
                <author>noreply@ (Denise)</author>
                                                <category>Cinéma</category>
                                                <pubDate>Sat, 11 Feb 2006 11:35:00 -0500</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;Vendredi, j'ai assisté à une projection du festival &lt;a href=&quot;http://www.caravane.tv&quot;&gt;Regard sur le court métrage au Saguenay&lt;/a&gt;. Salle pleine, surtout des jeunes, plus les habituelles têtes culturelles de la région. J'ai vu un homme, je me suis dit je connais ce gars-là, c'était Patrick Masbourian, il présentait un film&lt;br /&gt; Le cinéaste Marc-André Forcier était là aussi, il a sacré un peu, gueulé contre Téléfilm Canada, les impératifs commerciaux, la société, discours connu mais tout de même pertinent. On a voulu le faire taire : à mon avis, le vieux lion veut montrer qu'il peut rugir encore, il fallait le laisser faire.&lt;br /&gt; Huit films au programme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Celui de Forcier, &lt;b&gt;Chroniques labradoriennes&lt;/b&gt;, était le plus pénible, ni queue ni tête, faut dire qu'il date de 1967, c'est son second film, quelques images ou propos intéressants, mais tout est mélangé, on n'y comprend rien.(5/10)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Le meilleur des films, c'était le dernier de la projection: &lt;b&gt;Amal&lt;/b&gt;, du réalisateur Ali Benkirane. Marocain, selon toute vraisemblance, ça se passe dans un village reculé du Maroc, une petite fille de 12 ans, Amal, rêve d'être médecin. Sa famille est très pauvre, elle va à l'école, très loin de la maison. Des gens simples, généreux, heureux d'une certaine façon. Un film d'une grande beauté, délicat et sensible, émouvant au possible mais l'émotion vient du non-dit. Bouleversant et magnifique. (10/10)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans un tout autre genre, le plus frappant des films était &lt;b&gt;Au petit matin&lt;/b&gt;, du français Xavier Gens. Un voleur agresse une femme dans une sorte de dépanneur : du sang partout, je n'ai pas regardé, et les gens autour de moi ont aussi regardé ailleurs, on pensait à la jeune fille Brigitte Serre, tuée dans un dépanneur. Totalement insupportable. Et le gars continue ses agressions après. Beaucoup de sang. Heureusement, il y a un genre de rémission à la fin, mais c'était ...oooh, difficile, disons.(8/10)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au programme aussi : &lt;b&gt;Dumb Angel&lt;/b&gt;, expérimental, un gars qui joue du drum dans un garage, littéralement possédé, l'image qui bouge, un feu d'artifice. Du Canadien Deco Dwason, plutôt inspirant.(8/10)&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Vent&lt;/b&gt; : une brève animation, amusante, décapante, images tout à fait remarquables.(8/10)&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Le syndrome de Carambar&lt;/b&gt;, film français «réaliste», qui vire au paradoxe, très drôle sous ses airs pince-sans-rire.(7.5/10)&lt;br /&gt; Des films Québécois:&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Exi&lt;/b&gt;t, de Patrick Gazé, un homme veut s'enlever la vie, c'est bref, bien fait, l'évidence nous frappe comme une balle en plein coeur.(7.5/10)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;L'or du silence&lt;/b&gt;, de Masbourian et autres: l'histoire d'une arnaque avec des «cartes de sourds»: hilarant et en même temps symptomatique de ce qui se passe dans le milieu des petits crosseurs en tous genres.(8/10)&lt;br /&gt; Une fort belle soirée, somme toute.&lt;/p&gt;
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