Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/03/2016

Pilules et molécules

rhume,grippe,médicaments,pharmacie,ibuprophène,acétaminophène,pseudoéphédrine

Quand je cherche un médicament contre le rhume, le mal de tête ou l'insomnie, j'ai l'étrange habitude de lire la liste des ingrédients sur l'emballage.
Je dis étrange habitude parce que j'ai l'impression d'être la seule à le faire. Les gens autour de moi, pourtant intelligents et cultivés, ne semblent pas avoir cette préoccupation.
Quand j'essaie de leur parler de ce que contient réellement un comprimé, avec le nom des molécules,  ils cessent de m'écouter après deux phrases... Se fient-ils donc au graphisme et aux inscriptions en grosses lettres colorées qui agitent des promesses d'efficacité?
Pourtant, tout comme pour les aliments, c'est en consultant la liste des composants qu'on obtient les vraies informations sur un remède.
Récemment par exemple, je voulais acheter à nouveau (parce que je n'en avais plus) des comprimés de pseudoéphédrine, plus précisément chlorhydrate de pseudoéphédrine (de la pharmaceutique Biomedic). Selon mon expérience passée, le produit était efficace pour soulager la congestion nasale due au rhume.


Surprise! Il n'y en a plus.  Du moins il n'y en a plus qui contiennent uniquement de la pseudoéphédrine. La substance est bien présente dans certains comprimés, mais seulement en association avec un autre produit, ibuprophène (Advil) ou acétaminohpène (Tylenol).
(J'ai découvert par la même occasion que l'acétaminophène est appelée paracetamol dans plusieurs pays, notamment en France).

Donc pour avoir ma dose de pseudoéphédrine, je devrais avaler aussi une autre molécule. Je suis contre... Finalement je me limite à l'Advil pour soigner mon rhume.

rhume,grippe,médicaments,pharmacie,ibuprophène,acétaminophène,pseudoéphédrine


Ce faisant, je suis complètement à contre-courant de la tendance actuelle: le combo. Rhume et sinus, rhume et grippe (un non-sens, il me semble), rhume et allergies.

Le combiné jour/nuit est aussi très tendance: dans une même boîte, des pilules à prendre le jour, d'autres avant d'aller se coucher. Dans les comprimés pour la nuit, il y a aussi une molécule qui soigne les allergies et favorise le sommeil... mais je vous en reparle dans un prochain billet.
Il s'agit bien entendu de procédés de marketing, mis au point pour mousser la vente de tous ces produits.
Comme personne ne voulait écouter mon discours, je viens de l'écrire. Je me demande si quelqu'un, excepté mon amie pharmacienne, a lu ce texte jusqu'au bout...

11/01/2015

Haut les mains !!!

ergonomie, Montréal, ITHQ, Intercar

En utilisant certains services publics, j'ai parfois la curieuse impression que les concepteurs de ces lieux ignorent comment est fait le corps humain. Ils ne savent pas en tout cas quelle est la longueur moyenne d'un bras...
Par exemple, à l'ITHQ, un hôtel que j'aime bien et où je loge régulièrement, les produits de toilette tels que lotion, shampoing et savon sont présentés sous forme liquide, dans des contenants à pompe. De bons produits au lait de chèvre... Encore faut-il pouvoir les utiliser.
Au contraire des petits savons que les clients étaient autrefois encouragés à emporter avec eux, ces contenants sont bien entendu faits pour rester dans la chambre.
Alors pour éviter que les gens ne les prennent, les  bouteilles sont verrouillées dans un boîtier de métal fixé au mur près du lavabo.
Il y en a aussi sous le pommeau de la douche (photo ci-dessus, prise par Jack), à portée de main... quand on se tient debout.
Mais si on prend un bain, assis(e) dans la baignoire, impossible d'atteindre le savon, même en allongeant le bras au maximum!!!
Bonjour l'ergonomie!

Dans l'étaubus

ergonomie,montréal,ithq,intercar

Il y a de nouveaux autobus chez Intercar, qui font le trajet entre Saguenay et Québec.
Plus récents, plus modernes, sans nul doute plus sécuritaires et plus agréables à conduire.
On a tenté d'améliorer les toilettes, aussi. Elles sont effectivement un peu plus grandes, car la porte arrondie laisse davantage de place dans cet espace réduit. Oui mais...
Les barres d'appui, qu'il faut absolument tenir tant on se fait brasser quand on va au petit coin dans ces conditions, sont conçues pour quelqu'un qui se tient debout: elles lui vont de la taille aux épaules.

Mais il est bien recommandé, tant aux hommes qu'aux femmes, de s'asseoir pour uriner, histoire de ne pas se casser la figure ni risquer d'arroser partout.
Or, quand on prend place sur le siège, les deux barres d'appui se retrouvent... loin au-dessus de notre tête, l'une à droite, l'autre à gauche. Il faut donc lever les deux bras bien haut pour se tenir, alterner l'un et l'autre pour prendre le papier, je vous laisse imaginer la gymnastique.

Oups!!!

Et les pieds???
Autre erreur d'ergonomie: la pièce métallique qui couvre le système de chauffage et  court le long de la paroi du véhicule.
Dans les anciens autocars, assise du côté de la fenêtre, j'aimais bien pouvoir poser un pied sur la partie horizontale de cette pièce: cet appui me permettait de changer de position et de me sentir un peu moins coincée.
Dans les nouveaux véhicules, cette pièce n'est plus horizontale (à angle droit), mais inclinée à 45 degrés. Totalement impossible d'y poser -et reposer- mon pied.
J'ai entendu d'autres passagers se plaindre également à ce sujet. Un petit détail peut-être, mais qui a son importance quand le voyage dure plusieurs heures.
Comment les concepteurs n'ont-ils pas pensé à ça?

17/07/2014

À deux (lits) c'est mieux

hôtel,auberge,deux lits,lit conjugal

Cette histoire de chambre à deux lits me préoccupe depuis longtemps. Chaque fois que je lis un article ou entends une conversation à propos d'une charmante auberge dans une région du Québec, je vais voir sur Internet: ces établissements ne proposent presque jamais de chambre à deux lits. Ou alors ils offrent une suite luxueuse, avec chambre fermée et divan-lit dans le salon, qui coûte vraiment très cher.
Tout cela tient à l'histoire et à la tradition, bien sûr. Autrefois, les gens qui logeaient à l'hôtel étaient soit des hommes d'affaires voyageant seuls des commis-voyageurs, comme on les appelait. Pour les couples, c'étaient de jeunes mariés en voyages de noces, des bien nantis qui allaient en villégiature, ou encore des amants (adultères ou non mariés) qui s'offraient une petite escapade.

Un seul lit semblait donc convenir, que ce soit pour les voyageurs seuls, ou pour les couples à qui il permettait de batifoler joyeusement.

Les chambres à deux lits existaient, par exemple dans les grands hôtels et les motels, occupées le plus souvent par des groupes: amis ou familles avec enfants.

hôtel,auberge,deux lits,lit conjugal

Mais les temps ont changé, les amants se cachent moins aujourd'hui, et quand deux conjoints louent une chambre, c'est souvent pour y dormir, et pas nécessairement pour s'ébattre dans un lit géant.

Il arrive aussi de plus en plus souvent que deux personnes voyageant ensemble ne forment pas un couple  au sens conjugal du terme. Père et fils, mère et fille, amis ou amies peuvent fort bien entreprendre à deux un périple touristique.
Ces gens n'ont pas forcément le goût de coucher dans le même lit. Dans notre croisière en Grèce, nous avons ainsi rencontré un père et sa fille qui n'ont trouvé qu'un seul lit, forcément pas très grand, dans leur minuscule cabine!

hôtel,auberge,deux lits,lit conjugal

Bien sûr, côté pratique, pour les petits hôtels et gîtes du passant aménagés dans une maison privée ou un petit manoir au cachet historique, un seul lit occupe moins d'espace, donc chambre moins grande, donc plus de chambres, donc plus de clients et plus d'argent.

Ceci dit, les familles nombreuses sont aussi mal prises que les couples qui veulent dormir séparés: gare à vous si vous avez plus de deux enfants. Que ce soit au Québec, aux États-Unis ou en Europe, vous aurez bien de la difficulté à vous loger. Faudra prendre deux chambres, dans bien des cas...
Vive les appartements avec une ou deux chambres fermées: cela devrait devenir la norme!

 

22/03/2013

Et le goût alors?

fromage à la crème

Chez mon coiffeur, en attendant que la teinture fasse son effet, je lis des magazines. Un numéro de Protégez-vous attire mon attention: un test sur les fromages à la crème, annonce-t-on en page couverture.

(Le rapport avec la photo ci-dessus est bien ténu: je l'ai choisie parce qu'il y a beaucoup de blanc, couleur du fromage à la crème. Et surtout parce qu'elle est plus jolie et plus amusante, avec son camaïeu de blanc-beige ponctué de quelques taches sombres sur le pelage de ce chien grunge, que la photo d'un bagel tartiné de fromage).

L'article de Protégez-vous m'intéresse parce que je les ai tous essayés: Kraft, Philadelphia, Liberté, Boursin, et quelques autres. Et que je les trouve tous assez mauvais. Ça goûte le rance et le chimique. Surtout pas le fromage ni la crème. Et ça s'explique quand je lis l'interminable liste d'ingrédients...

Je vais au moins savoir lequel d'entre eux est le meilleur, selon des consommateurs-goûteurs, me dis-je. Peut-être même ont-ils découvert une marque que je ne connais pas... et qui est fromage à la crème, bagel, Philadelphia, Krafe, Libertébonne.

Mais l'article ne parle que de la composition et de la valeur nutritive des produits: taux trop élevé de gras, de sel, de sucre même. Pas assez de calcium et de protéines. Tout ça ne m'apprend pas grand-chose. Je sais très bien que le fromage à la crème est moins bon pour la santé que le brocoli.

C'est gras et salé, je sais. Peu m'importe que ce le soit un peu plus, un peu moins. Une fois la décision prise d'en manger malgré tout, je ne veux pas de sermon. J'aimerais seulement savoir, parmi ces produits dont il ne faut pas abuser, j'en conviens, lequel  est le

meilleur AU GOÛT!!!

Et je ne l'ai pas su en lisant cet article.

Finalement, j'ai décidé de concocter mon propre mélange maison pour tartiner les bagels ou tremper mes croustilles: crème à 35% (fouettée quand je veux obtenir une consistance parfaite), sel, poivre, ciboulette, fines herbes.

Vraiment meilleur!

21/12/2012

Tics et travers médiatiques

12534rvb.gif

Je vous présente une petite image du temps des Fêtes, même si mon sujet n'a rien à voir.

_________________________

Je trouve souvent dans les médias des tournures ou expressions erronées ou tout simplement agaçantes.


Au courant ???

Par exemple, à la météo, ou quand il est question d'activités à venir, j'entends des bouts de phrase comme: au courant de la nuit, au courant des prochains jours. Encore hier, une miss Météo l'a répété trois fois dans le même bulletin.

Je ne sais pas où ils ont pêché ça, ça ne se dit pas en français.

L'expression correcte est au cours de. Exemple: "il va neiger au cours de la journée".

Au courant s'utilise dans l'expression être (ou ne pas être) au courant, savoir, être informé de quelque chose. Exemple: "le maire Gérald Tremblay n'était pas au courant de ce qui se passait".


De quel côté ????

Parfois, une expression utilisée trop souvent devient énervante. Comme: du côté de, ou de l'autre côté de. "Du côté de l'hôpital d'Alma", "du côté de la Rubrique", "allons voir quel temps il fera du côté de Québec". Ce n'est pas une faute à proprement parler, mais utilisé de façon répétitive, c'est redondant et ça allonge ou déforme inutilement le simple adverbe "à". Il y a aussi des phrases comme: "on vous revient de l'autre côté des nouvelles". C'est complètement fou, pourquoi ne pas dire tout simplement "après les nouvelles".


Le diagnostic

Une autre errreur très fréquente, même dans la presse écrite: "une personne a été diagnostiquée" d'un cancer,  ou pire: "diagnostiquée diabétique".  Une maladie ou un dysfonctionnement peut  être diagnostiqué. "Un cancer a été diagnostiqué", par exemple.

Mais une personne ne peut pas être diagnostiquée. Elle reçoit un diagnostic, ou les médecins lui diagnostiquent une maladie.


Heureusement...

Enfin, un petit travers qui n'est pas désagréable, mais auquel il faudrait peut-être faire attention: dans les nouvelles portant sur les accidents, on peut souvent lire:  "heureusement, il n'y a pas eu de décès", "heureusement il n'y a que des blessés légers".

Bien sûr que c'est heureux, mais la première chose que j'ai apprise quand j'ai commencé dans le métier de journaliste, c'est qu'il ne faut pas inclure de commentaires quand on rédige une nouvelle. Or cet heureusement constitue sans aucun doute un commentaire.

Celà étant dit, je souhaite de


Joyeuses Fêtes

à tous et à toutes