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19/12/2007

Départ d'une pionnière

Pierrette Lamontagne Gaudreault vient de mourir à 85 ans.
Quand j’ai fait mes débuts comme journaliste, elle était très présente, pour ne pas dire omniprésente dans le milieu culturel saguenéen: elle avait fondé l’Institut des Arts au Saguenay toute seule ou presque (avec l’aide de son mari, un homme effacé et dévoué), elle faisait venir des artistes renommés pour y donner des cours de peinture, de danse de musique, d’abord dans sa propre maison à Jonquière, puis dans une école, puis elle a obtenu les fonds (fédéraux) pour bâtir le Centre culturel de Jonquière.
C’était une fonçeuse qui n’avait peur de rien ni de personne, une maîtresse femme qui savait obtenir ce qu’elle voulait.
J’ai eu souvent affaire à elle à titre de journaliste: elle pouvait me parler pendant des heures de la beauté de l’art, de la nécessité d’y initier les enfants, mais en ce qui concerne l’argent, les dates, les budgets, elle devenait évasive. Si j’insistais pour connaître le montant d’une dépense ou d’un investissement, elle se refermait comme une huître, devenait impatiente et me priait de changer de sujet. Ce n'est pas qu,ell avait des choses à cacher: simplement, cet aspect-là de son activité ne lui semblait pas très important.
Le Saguenay lui doit beaucoup, en fait, car le Centre culturel de Jonquière a été un ferment important pour le développement des aptitudes artistiques chez les jeunes, et il a été à l’origine de plusieurs carrières artistiques.
D’ailleurs, dans ces années-là (50-60), le théâtre, la danse et dans une moindre mesure, la musique, domaine où Chicoutimi était fort active, c’est à Jonquière que ça se passait.
Un jour, Chicoutimi a eu son centre culturel, mais c’était plusieurs années plus tard, avec une vocation différente, et en fait, ce centre culturel chicoutimien n’a jamais réellement existé dans la tête des citoyens. Peut-être parce qu’on (les fonctionnaires de la Ville et du gouvernement) s’est obstiné à le nommer Centre des arts et de la culture, plutôt que Centre culturel...

17/07/2007

Le bois

Pendant ma petite escapade à Saint-Jean-Port-Joli, j'ai visité le Musée des Anciens Canadiens, consacré à l'histoire de la sculpture sur bois au Québec, et en particuler dans ce petit village où sont nés et ont travaillé les Frères Bourgault. On y trouve aussi des artistes plus modernes, qui ont tenté de renouveler le genre. Le musée est au sous-sol, sympathique bien que très petit. Au rez-de- chaussée, une boutique avec plein d'objets à vendre, les éternels "cossins" en bois, figurines, porte-coés, gobelets, bateaux,  sculptés à la main, peut-être, mais en série, ce qui ne m'a pas incitée à acheter.

Je vous présente ici deux oeuvres du musée  qui m'ont semblé sortir de l'ordinaire:

 

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 La Chimère, de Michel Desmeules, en noyer

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Saint François d'Assise, bas relief de Jocelyn Bouchard, en tilleul 
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  Un autre genre de musée: le musée de la Moto, aussi à St-Jean-Port-Joli, annoncé par cette installation placée au bord de la route...

 

 

 

 

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La petite église de Saint-Jean Port-Joli, construite en 1779 et classée monument historique.