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25/06/2012

Toujours plus haut...

Les malheurs s'abattent sur l'Espagne par les temps qui courent. Non seulement le pays est-il aux prises avec une grave crise économique, mais l'UNESCO menace de retirer à Séville son inscription au Patrimoine mondial de l'humanité.

Au motif qu'une tour à bureaux actuellement en construction menace l'intégrité visuelle de la Giralda, l'ancien minaret de la Grande Mosquée devenu aujourd'hui le clocher de la cathédrale.

La tour Cajasol, conçue par l'architecte argentin César Pelli, aura une hauteur de 178 mètres, contre les 100 mètres de la vénérable Giralda. Même si elle est construite sur une île au milieu de l'étroit fleuve Guadalquivir, il sera possible d'apercevoir les deux gratte-ciel de certains points de vue, comme sur cette photo:

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(On peut lire en toutes lettres sur Wikipédia: "une règle implicite d'urbanisme proscrit d'élever un bâtiment aussi haut que la Giralda dans le centre de la capitale andalouse").

Je ne sais pas si ce décatalogage du site ferait diminuer le nombre de visiteurs, mais il est certain que pour les villes et les pays, ce label du patrimoine mondial est un atout, un gage de prestige. Et se le voir retirer est certes fort humiliant.

Pour ma part, lors de mon passage dans la magnifique ville de Séville en 2008, j'ai eu la chance de monter au sommet de La Giralda: après avoir gravi avec deux millions de personnes les 24 rampes tournantes (il n'y a pas de marches) de plus en plus étroites (et avant de les redescendre dans des conditions encore plus périlleuses), voici la vue magnifique à laquelle j'ai accédé:

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Il me semble que dans ce cas l'UNESCO coupe les cheveux en quatre, car des affronts bien plus graves au patrimoine historique sont commis chaque jour dans le monde. Mais cette situation a au moins l'avantage de mettre en lumière un travers  bien humain: le désir de dépasser les autres. (Parfois travers, parfois aussi bien sûr motivation, stimulation à évoluer et à progresser).

Comme l'écrit ici le créateur du blogue Séville, entre ombres et lumières:

Le problème, c’est celui de l’insertion de l’architecture contemporaine dans des villes au patrimoine historique impressionnant. Les villes veulent se développer, s’inscrire dans la modernité, avoir un rôle dans le futur, et pas seulement dans le passé. Et ceux qui ont construit la Cathédrale de Séville ne disaient-ils pas : “Faisons une église telle que ceux qui la verront nous prendront pour des fous” ? Et ils n’hésitèrent pas à détruire la mosquée qui se trouvait là et à rajouter deux étages de cloches à son minaret. Si l’Unesco avait été là pour voir ça, elle leur aurait sûrement tapé sur les doigts…

21/06/2012

Une moisson de Bleuets

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C'est un gala intime et chaleureux que celui de l'Ordre du Bleuet. Fondé il y a trois ans pour souligner le travail des bâtisseurs de la culture du Saguenay-Lac-Saint-Jean, il n'a pas d'autre ambition que cela: faire connaître et récompenser l'oeuvre des créateurs d'ici, dans tous les domaines de la culture. Chacun des lauréats sélectionné devient membre de L'Ordre du Bleuet.
Samedi soir (16 juin), j'ai donc assisté à ce Gala 2012, présenté à la salle Pierrette-Gaudreault. Pour être honnête, je dois dire que j'y étais en tant que contributrice, bien modeste, puisque j'avais écrit le texte de présentation de trois lauréats, à la demande de Christiane Laforge, ordre du bleuet,gala,guylaine simard,christiane laforge,jean françois lapointe,jérémie gilesresponsable du comité des candidatures et première récipiendaire de l'Ordre du Bleuet. Après avoir rédigé tous les textes de façon admirable pendant les deux premières années, elle a cette fois demandé à quelques collaborateurs de l'aider dans cette tâche colossale.


Au gré d'une présentation audiovisuelle qui évoque la vie, les projets, les réalisations de chaque lauréat, on découvre le terreau fertile qu'est le Saguenay-Lac-Saint-Jean en culture. Tous ces gens ont travaillé et travaillent très fort, mus par un extraordinaire élan, par une passion souvent née dès l'enfance pour leur art ou leur discipline. Je ne sais pas pourquoi, c'est particulièrement évident chez les Bleuets d'ici et d'ailleurs, motivant ainsi le seul gala de ce genre tenu en région au Québec.

ordre du bleuet,gala,guylaine simard,christiane laforge,jérémie giles, Louise PortalFidèles au poste, on retrouvait Marc Bergeron à l'animation de la soirée et le Quatuor Gardel  pour la partie musicale. Guylaine Simard, directrice du Musée du Fjord et récipiendaire de l'an dernier, agissait comme présidente d'honneur. On peut voir au bout de ce lien un reportage de Mélissa Savoie-Soulières sur la la cérémonie de samedi.

 

Nouveaux membres

Il y avait donc cette année, reçus à titre posthume, le compositeur et musicologue François Brassard, et Jean-Paul Desbiens, dit le frère Untel. Dans la diaspora des bleuets qui travaillent et rayonnent à l'extérieur de la région: la comédienne, chanteuse et écrivaine Louise Portal et le baryton Jean-François Lapointe (deux Lapointe... qui ne sont pas proches parents).

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Enfin, parmi ceux qui habitent toujours la région et qui y travaillent, les nouveaux membres de l'Ordre du Bleuet sont: Louise Beaulieu, qui fut directrice de l'auditorium Dufour pendant plusieurs années, et active dans le domaine de la danse, Guy Blackburn en arts visuels, l'éditeur Jean-Claude Larouche, le cinéaste Sébastien Pilote et deux hommes de théâtre:  Réjean Gauthier du Mic-Mac et Rodrigue Villeneuve des Têtes heureuses. Mentionnons que ordre du bleuet,gala,guylaine simard,christiane laforge,jérémie giles, Rodrigue Villeneuvece dernier fut en octobre le premier récipiendaire du prix François-Brassard, créé par le Mérite scientifique régional pour souligner la recherche et la création dans le domaine artistique. Son prix lui avait alors été remis par André Brassard, fils du compositeur François Brassard. Et c'est aussi André Brassard qui est monté sur scène samedi pour recevoir la récompense décernée à son père à titre posthume.

ordre du bleuet,gala,guylaine simard,christiane laforge,jérémie giles, Sébastien PiloteEt l'hommage ne s'arrête pas à une remise de prix:  chaque nouveau membre aura une page dédiée sur le site de l'ODB où on trouvera des textes, des liens, des photos et des vidéos. (Ce n'est pas encore fait pour 2012, mais tous les lauréats de 2010 et 2011 y sont).

C'est un beau et nécessaire devoir de mémoire dont s'acquitte à merveille la Société de l'Ordre du bleuet, fondée, rappelons-le, par le Bleuet d'adoption Jérémie Giles.

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J'ai évoqué les deux précédentes cérémonies ici pour 2010 et ici pour 2011.


05/04/2012

Viva Fernando Botero

boteroChat.jpg

J'étais bien heureuse de lire une nouvelle concernant le peintre et sculpteur Fernando Botero dans Le Devoir (ici).

L'artiste colombien, qui aura 80 ans le 19 avril, a fait cadeau d'une nouvelle sculpture à sa ville natale, Medellin, à l'occasion d'une exposition qu'il y présente sur le thème du chemin de croix. Ce gros chat de bronze (qui n'a rien à voir avec le chemin de croix!) me plaît bien, comme tout ce que fait Botero. J'aime bien l'homme et l'artiste, son caractère bouillant et son discours iconoclaste.

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J'ai découvert son oeuvre, que je ne connaissais que vaguement, à l'occasion d'une exposition vue au Musée National des Beaux-arts de Québec en 2007.

J'ai écrit alors un billet sur ce blogue, assez éloquent il me semble, où je disais notamment:

 

"Je ne m'attendais pas à aimer beaucoup (..) mais j'ai été émerveillée par ses sculptures en bronze, notamment cette immense femme étendue sur le ventre, nue et tenant un cigarillo à la main, qui nous accueille dans le hall entre les deux salles. Sur le bronze sombre, les formes sont fascinantes, les rondeurs des fesses, auxquelles répondent les rondeurs des bras, des joues, des cuisses, même le dessous des pieds est potelé. C'est sensuel et doux, on a envie de toucher, de caresser..."  

 

Cliquez sur l'image ci-dessous pour accéder au texte complet de la note (où il est aussi question du Café Krieghoff):

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29/02/2012

Toujours plus haut

Quand on visite une ville ou un pays, il y a toujours des points de vue, tours, clochers, montagnes, qui permettent de voir très loin, d'embrasser du regard une grande partie de ce qui nous entoure. Comme bien des touristes, je suis friande de ces endroits. Voici quelques-uns de ces sommets que j'ai gravis, et des photos que j'ai moi-même prises de là-haut.

À Paris, à défaut de la Tour Eiffel, je suis montée au 56e étage de la Tour Montparnasse (hauteur totale: 210 mètres, 59 étages), d'où nous avions une bien belle vue sur le cimetière du même nom... (à droite sur la photo) et sur toute la  ville lumière:

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Nous sommes aussi montés sur le toit des galeries Lafayette, bien moins haut (8 étages) mais tout de même intéressant, notamment pour la belle vue sur la face arrière de l'Opéra Garnier:

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À Séville, en Espagne, nous avons gravi à pied (et redescendu de la même manière) l'étroite pente et les centaines de marches conduisant au sommet de la Giralda (97 mètres):

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À New York, nous sommes montés en haut de l'Empire State Building, (381 mètres, 102 étages, notre record à ce jour!), avec un million de personnes.

À Athènes, l'ascension à pied, par de petites rues, jusqu'au sommet du mont Lycabette (277 mètres) fut une expérience extraordinaire, et la vue sur la ville était fabuleuse.

Dans une autre vie, à Rio de Janeiro, j'ai aussi gravi le Corcovado (710 mètres), en train si je me souviens bien, jusqu'à la gigantesque statue du Christ Rédempteur.

C'est beau d'aller loin, mais j'ai aussi grimpé à des hauteurs fort intéressantes au Québec. Par exemple l'Observatoire de la Capitale (132 mètres, 31 étages) à Québec:

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À Montréal, je suis montée à quelques reprises dans le mât du stade Olympique, aujourd'hui appelé la Tour de Montréal (165 mètres), qui offre une  belle perspective, notamment sur le stade Saputo:

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Il y a aussi des hauteurs naturelles, comme le mont Sainte-Anne et le Mont Orford, que j'ai gravis l'été en télésiège. Et le mont Royal, bien entendu, d'où la vue sur Montréal (de la terrasse de l'Oratoire Saint-Joseph) est extraordinaire.

Des sommets régionaux aussi: les hauteurs de Val Jalbert, d'où on peut observer une bonne partie du Lac Saint-Jean. Avec un groupe de randonneurs, il y a très longtemps, j'ai également gravi le mont Valin jusqu'au sommet, d'où on aperçoit tout le Saguenay.

10/02/2012

Formidables Brigands d'opérette

brigandsGroupe.jpg

Pour son 40e anniversaire, l'opérette au Saguenay retrouve son lustre et renoue avec la tradition des grandes productions, comme j'ai pu le voir jeudi à la salle François-Brassard.

Les Brigands, opéra-bouffe de Jacques Offenbach, c'est un grand coup frappé à la porte d'un destin qui semblait inquiétant ces dernières années. Un coup de pied salutaire et joyeux, qui bouscule tout et revient à la base, celle qui a assuré le succès et la vitalité de l'entreprise.

Cette base c'est d'abord du monde, beaucoup de monde: la Société d'art lyrique du Royaume a su réunir les meilleurs éléments, sur scène, dans la fosse et en coulisses. Des gens allumés, concentrés, manifestement contents d'être là. Des artistes, interprètes, concepteurs, techniciens compétents, brillants, aux carrières diverses, auxquels s'intègrent harmonieusement des amateurs expérimentés.

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Résultat: un spectacle formidable et enlevant, parsemé de scènes burlesques, de  rebondissements et de surprises, et surtout musicalement très agréable à écouter.

Le directeur musical Jean-Philippe Tremblay accomplit un travail colossal pour animer et maintenir le rythme et la cohérence de chaque section vocale et instrumentale. Il dirige de main de maître et fait sonner à merveille les 19 musiciens de l'Orchestre symphonique: c'est un peu malheureux que ceux-ci demeurent invisibles pour le public, perdus dans les profondeurs abyssales de la fosse, mais au moins il y en a une!. Il y a eu quelques flottements en ce soir de première, mais rien pour nous faire décrocher de ces belles sonorités, de ces rythmes enlevants, de cette remarquble harmonie entre un nombre considérable d'éléments.

L'oeuvre requiert une énorme distribution, six rôles principaux et plusieurs rôles secondaires (dont quelques-uns parlés) tout aussi importants, de même qu'un choeur consistant dont le travail est primordial.

Tous ces postes sont comblés de façon exemplaire: le talent foisonne, tous les chanteurs-acteurs sont excellents. Marie-Ève Munger, brillante et efficace Fiorella, nous éblouit encore une fois avec ses exploits vocaux. Éric Thériault offre un impeccable Falsacappa, le chef un peu enveloppé des brigands. Pascale Beaudin excelle dans le rôle masculin du jeune Fragoletto, et Patrick Mallette, un fidèle des productions de la SALR, se livre à d'amusantes pitreries tout en nous charmant avec sa belle voix de baryton.les brigands,opérette,jacques offenbach,marie-Ève munger,Éric thériault,salr' société d'art lyrique du royaume

Des vedettes de l'art lyrique acceptent humblement des  rôles assez brefs, comme la basse Joseph Rouleau, 82 ans,  qui s'amuse comme un petit fou en chef des carabiniers, et la mezzo-soprano Renée Lapointe qui incarne avec grâce la princesse de Grenade.

Je renonce à les nommer tous, mais ils le mériteraient.

Éric Chalifour impressionne une fois de plus par sa mise en scène originale, truffée de détails et de clins d'oeil amusants, assurant un déroulement rythmé et logique à cette folle histoire. Décors (Mylène Leboeuf-Gagné), costumes (Jacynthe Dallaire s'y surpasse) et comportement des personnages combinent les saveurs et couleurs du Far West américain à celles de la corrida espagnole. Le récit est maintenu dans son contexte géographique et historique, quelque part au 19e siècle, entre Italie et Espagne, mais l'adaptation (Martin Giguère et toute l'équipe) inclut de savoureux anachronismes (téléphone, moto, auto: quelques années trop tôt), et de fines allusions à la modernité et à l'actualité ("engagez-vous, qu'ils disaient") qui produisent leur effet... comique!

Le sujet: une bande de brigands veut s'emparer d'une dot de 3 millions destinée à une princesse espagnole par son futur époux italien, le Duc de Mantoue. Le tout traité à la manière d'Offenbach (et de son librettiste Ludovic Halévy): complot, déguisements, revirements, confusion, quiproquos, initiés par les deux moteurs de l'activité humaine, l'amour et l'argent et illustrés par des scènes enlevées où le burlesque le dispute au mot d'esprit.

Les meillleurs moments, selon moi:

l'air des bottes: magnifique

le solo du caissier, joué et chanté par Christian Ouellet: irrésistible

l'entrée en scène des carabiniers (aussi incompétents que les Gendarmes de St-Tropez) derrière leur chef, Joseph Rouleau, qui roule à moto.

le can-can des poulets (plumés) chanté par les trois bandits déguisés en marmitons: burlesque à souhait

et tous les solos de Marie-Ève Munger.

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Malgré la longueur réelle de la prestation (près de trois heures), le temps passe vite et on ne s'ennuie pas une minute.

Le public était très nombreux en ce soir de première, où on a rendu hommage au fondateur de l'opérette Guy Dion, et aux six (ou sept?) membres de la famille Laprise qui y ont oeuvré et y oeuvrent encore. Le doyen (et papa) de ces derniers, Normand Laprise, a dirigé l'orchestre de l'opérette pendant plusieurs années. Notamment en 1992, alors que l'on présentait Les Brigands à l'auditorium Dufour. Madeleine Gauthier, actuellement vice-présidente du CA, signait la mise en scène. Et c'est le baryton Jean-François Lapointe (songera-t-on à lui rendre hommage?) qui incarnait alors Falsacappa.

Il reste deux représentations: ce soir (vendredi 10 février), et demain à la salle François-Brassard, à 19h30. Si vous voulez vous amuser, entendre de la belle musique et voir à l'oeuvre des artistes de grand talent, courez-y.

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Autre(s) point(s) de vue:

Christophe Huss, dans Le Devoir

11/01/2012

Tintin, frère d'Indiana Jones

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Tintin et Indiana Jones sont frères puisqu'ils ont le même père: Steven Spielberg. Je parle bien entendu du film Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne, (cliquez l'image pour en voir la bande-annonce) et non pas de la bande dessinée originale née de l'imagination d'Hergé.

Pour une fervente de Tintin comme moi (il fut mon premier amour comme je l'ai écrit ici), voir le film de Spielberg fut une expérience agréable mais un peu déstabilisante.

Agréable parce que c'est un très bon film, plein d'images percutantes et inventives: le scénario concocté par les scénaristes à partir de plusieurs albums Tintin est astucieux, palpitant et soutient le suspense jusqu'au bout.

Ce n'est pas tout à fait Tintin, ni Milou, ni Haddock: ce ne sont pas les images plates aux tintin,hergé,spielberg,la castafiore,miloucontours tracés en noir comme dans les albums, mais des hybrides entre dessins animés et personnages humains, conçus par une technique que je n'expliquerai pas ici.

Mais c'était peut-être la seule façon de rendre Tintin au cinéma: l'animation seule n'aurait pas suffi (comme l'ont prouvé les dessins animés réalisés pour la télévision), et les acteurs humains seraient trop loin des originaux.

En ce qui concerne les décors, la reconstitution des intérieurs, du château de Moulinsart, des villes, des navires et des paysages: c'est tout simplement fabuleux. On pourrait ne regarder que ça et apprécier le film.

Il y a des morceaux de bravoure tout à fait savoureux, par exemple ce combat entre deux grues géantes, réglé comme un duel à l'épée.

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Ayant découvert Tintin à la faveur de son film Les Aventuriers de l'arche perdue, Spielberg le propulse dans une aventure qui réunit des éléments semblables: recherche d'un trésor, énigmes à résoudre, secrets de famille qui font irruption dans le présent des personnages, fuites et poursuites invraisemblables qui créent un effet comique tout en tenant en haleine le spectateur réjoui.

Des irritants, cependant: l'anglais omniprésent dans les textes écrits (puisque le film a été tourné en anglais). Quand on a lu Tintin dans sa langue originale, on est heurté par l'anglais au  générique (traduit en surimpression), dans les trois messages de la Licorne, et dans les articles des journaux. Notamment celui qui annonce un concert du milanese nightingale: autrement dit le rossignol milanais, la cantatrice Bianca Castafiore!tintin,hergé,spielberg,la castafiore,milou

Moins caricaturale que l'originale, elle chante (c'est la voix de Renée Fleming), en français, et fort bien... Mais pourquoi diable chante-t-elle "Je veux vivre" (tiré de Roméo et Juliette) plutôt que son grand hit, l'Air des bijoux (dans Faust, également de Gounod)? Ce dernier comporte  aussi des notes assez hautes pour briser le verre. Vraiment, je n'ai pas compris ce choix (peut-être à cause du mot "trésor", présent dans le refrain?). La Castafiore doit chanter l'Air des bijoux et rien d'autre!

J'y suis allée samedi après-midi, au cinéma Jonquière, comme pour les opéras du Met. Mais il y avait moins de monde: nous étions trois dans la salle...

Somme toute, malgré quelques réserves, j'ai pris beaucoup de plaisir à écouter ce Tintin à la sauce Spielberg, ce Tintin indianajonisé.

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À lire aussi:

29/11/2011

Les vitraux de Notre-Dame

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(Détail: une licorne, animal qui ne fait pourtant pas partie de l'iconographie catholique)

 

À Montréal en septembre, j'ai pu admirer les vitraux de la basilique Notre-Dame. J'ai vu ce temple plusieurs fois dans ma vie, j'y ai assisté à des concerts, mais il y avait longtemps et j'avais le goût d'y retourner. J'ai cherché sur Internet quelles étaient les offres de visite guidées. Outre la visite générale, il y avait celle, un peu plus pointue, des vitraux.

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(Sainte Thérèse de Lisieux, patronne de ma paroisse natale)

J'ai réservé par téléphone et quand je suis arrivée à l'entrée de la basilique, on m'attendait avec impatience: j'étais la seule personne inscrite à cette visite thématique! Qui paraîtrait peut-être un peu longue et trop spécialisée à des touristes n'ayant pas beaucoup de temps, mais pour moi, c'était parfait.

basilique notre-dame montréal,montréal,vitraux,histoire,visiteJ'ai fait la connaissance de ma guide: Guylaine, compétente et dynamique, passionnée par son sujet. Elle m'a résumé avec beaucoup de clarté l'histoire de la basilique, conçue par l'architecte new-yorkais d'origine irlandaise James O'Donnell, qui plus tard se convertit au catholicisme et déménagea à Montréal, où il est mort en 1830. Ellebasilique notre-dame montréal,montréal,vitraux,histoire,visite m'a parlé de la décoration intérieure, de l'architecte Victor Bourgeau, qui s'est inspiré de la Sainte-Chapelle à Paris. Texte plus complet sur les différentes étapes de l'érection du bâtiment ici.

Puis nous sommes parties voir ces vitraux extraordinaires, réalisés selon une technique traditionnelle et exigeante, des vitraux de différentes époques, de différents styles et créateurs. Ceux de la nef, qui évoquent la fondation de Montréal, ont été dessinés par le Québécois Jean-Baptiste Lagacé et réalisés à Limoges en France.

Nous nous sommes promenées partout, avons monté et descendu des escaliers, franchi des couloirs étroits et, grâce au trousseau de clefs de Guylaine, avons accédé à la sacristie et au deuxième jubé, des endroits où les visiteurs ne sont en général pas admis.

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J'ai vu le grand orgue et le petit, la chapelle du Sacré-Coeur et, dans la sacristie, des vitraux placés là parce qu'on ne voulait pas les présenter au public (en voici deux sur la photo ci-haut,  et une vue générale de ladite sacristie). J'ai malheureusement oublié le nom de l'atelier qui les a réalisés, mais les autorités religieuses (qui n'y connaissaient rien) à Montréal les ont jugés sans beauté, maladroits. C'est vrai qu'ils ont un style particulier, les traits sont grossièrement dessinés, on dirait parfois des figures d'animaux. Mais ils sont intéressants tout de même.

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(Guylaine m'a guidée avec aisance et compétence en tenant compte de mon niveau de connaissance préalable. Comme nous étions juste toutes les deux, nous avons même eu le temps de jaser!)


basilique notre-dame montréal,montréal,vitraux,histoire,visiteMes photos, prises rapidement car je n'avais pas beaucoup de temps, ne rendent pas justice aux chefs-d'oeuvre que j'ai pu admirer en détail. Ce fut un tour fabuleux, très bien préparé, complet, instructif et fort bien présenté. J'espère qu'il sera offert à nouveau l'été prochain et qu'il attirera beaucoup de gens. Il est davantage fait pour les amateurs d'art, et pour les Montréalais et autres Québécois désireux d'approfondir leur connaissance du patrimoine. Pour ceux qui ont un peu de temps et qui sont curieux.

basilique notre-dame montréal,montréal,vitraux,histoire,visite(Fenêtre ouverte et vierge Marie. Un peu plus haut à droite, Jeanne d'Arc)

03/11/2011

La formidable murale de Jordi Bonet

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Elle est tellement forte qu'on préfère peut-être parfois ne pas la regarder vraiment. Je parle de la murale du Grand Théâtre de Québec réalisée par Jordi Bonet. Elle couvre trois murs du hall d'entrée, faisant de celui-ci l'un des plus impressionnants que j'aie pu voir dans un théâtre.

Un si grand espace accordé à l'art visuel, tel un magistral avant-propos aux autres oeuvres (spectacles, concerts, opéras) qui seront vues en salle, donne à la création artistique la place qui lui revient dans un tel lieu: la première.

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Et l'oeuvre elle-même a tant de choses à dire. On sent l'artiste totalement engagé dans la transmutation de ces murs de béton, sculptant directement la matière encore liquide afin de lui donner vie, y imprimant l'énergie de tout son corps et de son seul bras (le gauche, son bras droit ayant été amputé quand il était enfant).

Les textes du poète Claude Péloquin, écrits en accord avec le muraliste et gravés dans le ciment, sont fort beaux. Dommage qu'on n'en ait retenu que celui-ci:

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Sans doute non prévu au plan initial, il a frappé les esprits, en 1971 et suscité toute une polémique. Des pète-sec comme le ministre des Affaires culturelles Jean-Noël Tremblay et le romancier Roger Lemelin se sont élevés contre cette phrase, qu'ils jugeaient vulgaire et insultante. Ils ont mené une campagne populaire pour la faire effacer.

Le cachet de Jordi Bonet était de 50 000$ (la somme paraît aujourd'hui ridicule compte tenu de l'ampleur du projet),  et le ministre voulait soustraire 10 000$ de ce cachet, aussi longtemps que l'artiste n'aurait pas effacé ces mots de Claude Péloquin:

"Vous êtes pas écoeurés de mourir bandes de caves! C'est assez!"

L'émission Tout le monde en parlait a proposé l'an dernier un excellent reportage. sur cette controverse. On peut le revoir en cliquant sur ce lien. (Ne pas oublier d'écouter la deuxième partie après la fin de la première).

Jordi Bonet a défendu bec et ongles l'intégrité de l'oeuvre, et la phrase de son ami, qui fut finalement conservée. Chapeau à ceux qui ont pris cette décision (c'était des libéraux, mais bon...)

Cette controverse a occulté en partie la valeur de l'oeuvre dans son entier, de même que les autres textes du poète qui y sont intégrés.

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Revoir, mieux regarder et mieux ressentir la puissance de ce majestueux triptyque: c'est un des buts que je poursuivais en me rendant la semaine dernière au Grand Théâtre pour voir Eugène Onéguine. C'est Jack qui a pris les photos.

"Jordi Bonet n’avait qu’un bras. Avec sa truelle, il transformera en poème universel un matériau qu’il n’avait jamais vraiment traité, le béton, dans un environnement humide, sombre et sur une période de 3 mois."

J'ai perçu encore mieux, cette fois, la force et l'immensité des significations possibles de ces corps et morceaux de corps, prisonniers du ciment: ils y flottent ou s'en détachent, accompagnés par les poèmes, dont certains sont gravés à l'envers, comme dans un miroir, évoquant les grands thèmes choisis: amour, liberté et mort (passé, présent et futur).

Les dimensions de l'oeuvre contrastent avec l'espace occupé par les spectateurs, petits humains qui circulent dans le foyer:

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Et si vous voulez la voir et la parcourir sous différents angles, cliquez sur l'image ci-dessous pour voir un film panoramique de Vincent Royer:

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Sur la photo suivante, affiches d'artistes qui se sont produits au Grand Théâtre, d'autres géants en quelque sorte.

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Formidable artiste d'origine catalane, Jordi Bonet a réalisé dans sa courte vie (il est mort à 47 ans) des murales un peu partout au Québec et notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean: hôtel de ville d'Arvida, polyvalente Jean-Dolbeau, Cégep de Jonquière, église St-Raphaël, et restaurant Le Sablonnet.

Scrapper l'art

Si ces dernières ont été restaurées et sont maintenant visibles au Centre national d'exposition, et si la murale du Grand Théâtre est toujours aussi présente, beaucoup d'autres oeuvres de Jordi Bonet intégrées à l'architecture ont été détruites ou recouvertes lors de rénovations, comme celles de bon nombre d'autres artistes, partout au Québec.

Cette question du (triste) sort réservé aux oeuvres publiques est justement abordée dans le documentaire Scrapper l'art, réalisé par Suzanne Guy et produit par la maison saguenéenne Télé-Boréale Productions. Le film prend précisément comme exemple principal les oeuvres réalisées au Saguenay par Jordi Bonet (on y voit notamment la veuve de l'artiste, Huguette Bonet, s'exprimer sur le sujet).

Après avoir été montré dans quelques festivals, le documentaire sera présenté ce dimanche 6 novembre à 17 heures à la télévision de Radio-Canada, Saguenay-Lac-Jean. Le lendemain 7 novembre, en deuxième partie du Téléjournal Saguenay, une table ronde sur la situation de l'art public au Québec.

06/10/2011

Steve Jobs: des souris et des pommes

Steve Jobs, Macintosh, Apple, adieuJe n'ajouterai pas grand-chose au concert d'hommages qui s'élève en ce moment autour de Steve Jobs.

Sinon qu'à mes yeux, c'était un homme exceptionnel, qui a changé sans contredit le cours de l'histoire dans plusieurs domaines. Sa qualité principale, me semble-t-il, fut de pensteve jobs,macintosh,apple,adieuser à ceux qui utiliseraient ses produits, afin de leur rendre la tâche non seulement facile, mais agréable et dans bien des cas passionnante.

Tellement que ces appareils, iMac, MacBook, iPhone, iPad, iPod (et leurs logiciels), à la fois beaux et fonctionnels, sont devenus des objets de désir pour des millions de gens, et donc une source de richesse pour Apple.

Les produits Apple ont changé en particulier l'univers de la création: peintres, graphistes, auteurs, musiciens et autres artistes ont pu repousser les limites de leur travail, ou l'orienter dans des directions imprévues, grâce aux machines et logiciels imaginés par Steve Jobs: c'est fabuleux.

Steve Jobs, Macintosh, Apple, adieu(En 1984, Steve Jobs présentait le tout nouveau Macintosh)


Alors, hommage à Steve Jobs, un génie dans son domaine, un créateur passionné qui a changé le cours de ma propre vie... pour le meilleur ou pour le pire. Je regrette qu'il soit mort si jeune, victime d'un mal qui peut frapper n'importe qui et n'importe quand.

 

"Mon Mac est l’objet dont je me sers le plus souvent dans ma vie. Il me sert à tout: écrire, programmer, jouer, communiquer, faire des recherches, écouter une interview ou une émission que j’ai manquée, lire des nouvelles, gérer mes comptes, payer mes factures, acheter des disques ou des livres.


J'avais écrit cela dans une note précédente, à l'occasion des 25 ans du Macintosh.

C'était en janvier 2009. Depuis ce temps, nous avons acquis deux nouveaux Mac et quelques iPod.steve jobs,macintosh,apple,adieu

Pas encore de iPad, mais peut-être un jour... Et je me suis retenue d'acheter un MacBook Air, au design si craquant, mais qui ne me serait pas vraiment utile.

Enfin nous avons donné à une entreprise qui recycle ce genre de matériel tous les écrans, périphériques et autres bidules dont nous ne nous servions plus.

18/09/2011

Les chiens, la langue, la roche

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En faisant le ménage de mes vieux papiers, j'ai retrouvé ceci: La langue des chiens de roche. C'est le tapuscrit, et la première ébauche sans doute, du texte de Daniel Danis qui devait être publié en France et au Québec quelques années plus tard sous son titre définitif: Le Langue-à langue des chiens de roche.

Le document m'a été remis en 1999 par Alain Dassylva, professeur de français au Cégep de Chicoutimi. Il présentait à ses élèves une lecture publique de ce texte et m'avait idaniel danis,le langue à langue des chiens de roche,cégep de chicoutimi,théâtre,lecture publiquenvitée à y assister, à titre de journaliste, pour en faire un compte rendu dans Le Quotidien.

J'étais très intéressée car Cendres de Cailloux, une autre pièce de Daniel Danis que j'avais vue à Jonquière (présentation -et création si je me souviens bien- de La Rubrique) en 1994, dans une mise en scène fabuleuse qui plongeait le public et presque toute la scène dans une complète obscurité, m'avait totalement éblouie(!).

Et j'ai été également subjuguée par ce nouveau texte de Danis, décidément un auteur exceptionnel, toujours attaché au Saguenay même s'il est né en Outaouais. Ses pièces ont été jouées en France et dans plusieurs villes du monde. Il est encore actif, on peut avoir une idée de son théâtre sur ce site.

 

Voici ce que j'avais écrit dans Le Quotidien du 1er avril 1999:

 

«La langue des chiens de roche»
Un moment exceptionnel de théâtre à Chicoutimi

Pelletier, Denise

Un moment exceptionnel de théâtre s'est vécu hier midi à l'auditorium Dufour: la lecture publique du texte «La langue des chiens de roche», de Daniel Danis. Exceptionnel par la qualité de la pièce, et par le silence, à la fois attentif et tendu (et donc révélateur de son efficacité), dans lequel elle a été reçue par le public, formé en majorité d'étudiants du Cégep.
Les neuf comédiens, assis sur des chaises à l'avant du rideau, se levaient tour à tour pour aller à l'avant lire leurs scènes. Neuf personnages, c'est beaucoup, et pourtant, grâce au jeu des comédiens et à la structure du texte, ils sont vite devenus familiers au public: la jeune Djoukie quêtant l'amour de sa mère, la mère au coeur figé, Coyote l'organisateur de parties «rage», Léo le bon père, ses deux fils, Déesse et les autres.
Des personnages en quête d'amour, à la recherche d'eux-mêmes, du sens de la vie. La pièce, très forte, parle d'amour, de sexe, de haine, de guerre, d'oubli et de souvenir. Il y a des soirées orgiaques, des rencontres amoureuses, des révélations, des récits tendres ou atroces, sur une île isolée, dans une atmosphère rendue glauque et trouble par la présence de chiens innombrables, qu'on entend mais qu'on ne voit jamais. Des moments à la limite du supportable, quand Simon raconte un souvenir de guerre, par exemple d'autres qui sont plus légers, quelques-uns très drôles. On y retrouve le style unique de Daniel Danis, qui imbrique les passages poétiques, les descriptions réalistes, le langage cru, le français international et la langue populaire québécoise, les incantations récurrentes et les répliques du tac au tac.
Les comédiens, dirigés par Daniel Danis qui jouait le personnage du père, soit Dominick Bédard (Coyote), Nadia Simard (Déesse), Marie-Pascale Côté (Djoukie), Chantal Éric Dumais (Joëlle), Guillaume Simard (Niki), Simon Bouchard (Charles), Julie Morin (Murielle) et Stéfane Guignard (Simon) ont tous été excellents dans ce superbe texte, qu'ils connaissaient manifestement très bien, même s'ils avaient en main leur manuscrit. Quelques erreurs et hésitations, tout à fait acceptables dans le cadre d'une lecture publique, n'ont en rien empêché le courant de passer entre la scène et la salle.
Les comédiens, qui ont déjà présenté cette lecture de «La langue des chiens de roche» au Côté-Cour, se disaient prêts, à l'issue de la représentation d'hier, à recommencer n'importe quand.

 

Il est à noter que quelques-uns de ces comédiens d'alors sont, encore aujourd'hui, très actifs dans le domaine du théâtre.

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(Daniel Danis. Photo: Jocelyn Bernier, Le Soleil)

 

J'ai interviewé Daniel Danis à quelques reprises pour le journal. J'ai aussi vu (et critiqué)  favorablement sa pièce Celle-là, présentée aussi par La Rubrique, et plus récemment l'excellent Kiwi, qui met également en scène de jeunes marginaux, monté par le théâtre de la Tortue Noire dans une mise en scène de Guylaine Rivard. J'en ai parlé dans ce billet.