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30/09/2013

Feu mon ancêtre

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En faisant le tri de ses papiers, mon père a retrouvé cette photo prise par un de ses voisins en 1987. Elle représente le "calvaire" érigé à Chambord en souvenir de cinq hommes ayant péri dans le Grand feu de 1870. Le premier nom mentionné, Osée Fortin, est celui d'un de mes ancêtres: c'était le grand-père de mon grand-père Ludger, qui était le père de ma mère Claire, décédée en 2007.

Il y a cinq noms sur le monument (certains documents parlent de sept morts), un nombre relativement faible de victimes  compte tenu de l'immensité du brasier qui dévasta le Lac-Saint-Jean et le Saguenay, de Roberval à Chicoutimi, le 19 mai 1870.

On peut ajouter à ces cinq noms au moins celui d'un des fils d'Osée, Tommie. En effet, un témoin, cité par Victor Tremblay dans son ouvrage La Tragédie du Lac-Saint-Jean, raconte comment lui et d'autres hommes ont retrouvé Osée (que l'on appelait José ou Josée) et son fils dans une cave où ils s'étaient réfugiés, près des décombres de sa maison neuve.

Le récit, que l'on peut lire en cliquant successivement les deux images (empruntées au livre de Mgr Victor, accessible en entier sur le site Nos racines), est saisissant:

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Telle fut donc la triste fin de mon trisaïeul Osée Fortin.

Étrange coïncidence: il a vécu un certain temps et péri à Chambord (où ce monument fut érigé en 1946), petite municipalité où ont vécu les ancêtres de mon conjoint, et où ses parents se sont rencontrés.

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