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29/01/2009

Fidèle à mon Mac depuis 25 ans

On célèbre ce mois-ci le 25e anniversaire de naissance du Macintosh. Souvenirs...
En 1984, Jack m’a montré un Macintosh dans la vitrine d’un magasin de la rue Racine. Et ce fut le coup de foudre...mac128.jpg
Imaginé par Steve Jobs (que l'on dit très malade), cofondateur d'Apple (avec Steve Wozniak), le premier Macintosh mis en marché disposait de 64k (kilo-octets) de mémoire vive. Puis le 128k est sorti, ce qui nous semblait très puissant. Mais Jack a dit: “nous devrions attendre le steveJobs.jpgprochain, le 512k”. Ce que nous avons fait.

Ça coûtait cher, aux alentours de 4000$ si je me souviens bien. Mais avec 512k (comme celui sur la photo de gauche), nous étions en cadillac, par comparaison avec notre ZX-81 de... 1k. (Vous avez bien lu: un kilo-octet de mémoire vive, je vous raconterai cette histoire une autre fois).
C’était intuitif et amusant. La souris se manipulait facilement. Avec les logiciels MacPaint, MacWrite, on pouvait dessiner, écrire des textes, c’était en noir et blanc... et tout à fait fabuleux.
Mais il n’y avait pas Internet, à l’époque, donc pas question de naviguer, de faire des recherches, d’envoyer des messages.

Que faisions-nous?
Jack passait des soirées entières -et des nuits parfois- à jouer dans le système, notamment pour traduire les programmes de l’anglais au français, changer les menus, améliorer la rapidité et les performances de la machine.
Moi je faisais de la programmation en BASIC. Puis Apple a proposé un logiciel de programmation appelé Hypercard, et ensuite Supercard, avec lesquels j'ai beaucoup travaillé. Poésie aléatoire , analyse de textes, tirage de numéros de loterie, ce genre de choses, que je fais maintenant en HTML et JavaScript. Vous pouvez voir des exemples de poésie aléatoire dans ma colonne de droite, en appuyant sur les boutons Créer un tercet et Nouveau tercet, et sur le blogue de Jack, colonne de droite, sous les rubriques Poémier et  Poémier deux.

Ce fut donc notre premier Mac. Depuis, il y en a eu d’autres, je ne sais plus trop combien, cinq ou six. Un SE 30, un G3, un classic, deux iMac, un powerbook (ancien). Au bureau aussi, nous utilisions aussi des Macintosh.
Très vite, il nous a fallu deux ordis: chacun le sien, comme pour les voitures. Souvent, Jack en achète un et me donne son “vieux” Mac. Cela me convient parfaitement.
Donc nous avons beaucoup consommé, non seulement des ordis, mais tout ce qui pouvait s’y brancher: imprimantes, disquettes, disques durs, lecteurs externes... Rangés ici et là dans la maison, on trouve encore au moins deux Macintosh, trois claviers, quelques écrans et imprimantes, des souris et leurs tapis, des périphériques en tous genres et des kilomètres de fils...

iMacG4.jpg


Et maintenant j’utilise un iMac G4 comme celui-ci.
J’ai aussi un iPod de 4 giga-octets, près de mille fois plus puissant que mon premier Mac. (Merci aux collègues qui me l’ont offert comme cadeau de retraite!)
Mon Mac est l’objet dont je me sers le plus souvent dans ma vie. Il me sert à tout: écrire, programmer, jouer, communiquer, faire des recherches, écouter une interview ou une émission que j’ai manquée, lire des nouvelles, gérer mes comptes, payer mes factures, acheter des disques ou des livres.
Cependant, il y a encore quelques petites choses pour lesquelles il ne m'est d'aucun secours, comme passer l'aspirateur et prendre mon bain, par exemple.
Bon, c'est justement le temps d'y aller...

 

26/01/2009

Orfeo: amour pur, plaisir intense

orfChoeurDanse.jpg

Orfeo ed Euridice de Gluck, est l’un des opéras du Metropolitan (présentés au cinéma Jonquière) que j’ai le plus aimés. Quelle musique! Cette très courte production (une heure et demie sans entracte) m’a littéralement enchantée. Très peu d’action: c’est en quelque sorte un long poème visuel et musical qui décrit toutes les nuances de l’amour, l’amour à la fois absolu et simple, qui rend la vie impossible sans l’être aimé.
La mise en scène de Richard Morris est parfaite: les 90 choristes portent costumes et accessoires qui les identifient à autant de personnages célèbres de l’histoire: Cléopâtre, Marie Antoinette, Oscar Wilde, Truman Capote, Abraham Lincoln...
Debout et immobiles (sauf pour quelques gestes des mains et du visage qui font penser à du mime, mais qu’on ne pouvait distinguer clairement dans la production filmée), sur une double galerie à trois étages (voir la photo), qui se sépare au besoin pour laisser un espace sur scène, ils sont beaux à voir et à entendre.
Le rôle d’Orphée est tenu par l’immense mezzo  Stephanie Blythe (photo): elle chante divinement et son visage est si expressif qu'elle n'est plus bientôt ni femme, ni homme: elle est tout simplement l'amour, qui se moque des sexes, des âges et du tempsblythe99a.jpg. La très belle Danielle de Niese chante fort bien et incarne à merveille la grâce et la beauté d’Eurydice, et Heidi Grant Murphy campe joyeusement un Cupidon (Amour) qui semble tout droit sorti d’une bande dessinée pour conduire Orphée aux Enfers.
Trois chanteurs, peu d’action: cela laisse beaucoup d’espace/temps aux superbes chorégraphies, qui jouent un rôle important dans l’oeuvre. Sur les tempi d’origine, sarabande, gavotte, gigue, menuet, les danseurs évoluent en vêtements d’aujourd’hui, jupes légères, robes de coton, jeans, capris, t-shirts, débardeurs, et ajoutent aux pas de ces ballets anciens des mouvements et expressions qui en font des danses modernes parfaitement adaptées à chaque scène. J’y ai même vu un clin d’oeil aux chorégraphies de West Side Story.
Pour une fois à l’opéra, l’histoire finit bien: contrairement au mythe originel, l’amour d’Orphée est si fort et si pur qu’il peut ramener Eurydice des Enfers, même s’il a été incapable de tenir sa promesse de ne pas la regarder ni lui dire ce qui se passe.
James Levine dirige avec âme son imposant orchestre, peut-être pas très fidèle à l’esprit baroque, mais je ne boude pas mon plaisir, qui fut intense.
Au cinéma Jonquière désormais, je retrouve à chaque représentation des opéras du Met (voir ci-dessous pour La Rondine) une bonne centaine de personnes, un noyau de fidèles, plus d’autres qui s’ajoutent au gré des semaines: la bonne nouvelle s’est répandue...

Hirondelle et prix Opus

gRondine.jpgIl y a deux semaines, j’ai bien aimé l'opéra La Rondine (il faut prononcer ronn-diné, car c'est un mot italien, qui signifie hirondelle) de Puccini, avec Roberto Alagna et Angela Gheorghiu. Cette dernière a plutôt bien chanté même si le directeur du Met est monté sur scène avant la représentation pour annoncer au public que la soprano roumaine souffrait d’un refroidissement. Le ténor en revanche (que j'avais fort apprécié dans Roméo et Juliette l'an dernier), n’était pas à son meilleur: décrochages, passages criés plutôt que chantés... Peut-être une mauvaise journée...
Légers et pétillants, les deux premiers actes évoquent l'opérette: c'est le coup de foudre entre Magda et Ruggero dans un univers feutré de richesse et d’insouciance, soit la belle maison où Magda vit grâce à la générosité de son amant, et ensuite le bal Chez Bullier, un chic établissement parisien.
Au troisième acte, c’est le drame: le couple est installé dans une maison de campagne à Nice, il veut l’épouser, mais elle ne s’en sent pas digne à cause de son passé de courtisane (entendre par là qu’elle n’est pas vierge), et elle décide de retourner à Paris ou l'attend son ancien et riche amant.
Elle choisit donc l’argent sans amour plutôt que l’amour sans argent.


Un prix bien mérité
Le baryton d’origine saguenéenne Jean-François Lapointe a mérité dimanche le prix Opus de la catégorie “concert de l’année-Montréal” (il était aussi en nomination dans une autre catégorie), pour le magnifique récital qu’il a donné à la Grande bibliothèque le 15 juin dernier, avec la pianiste Louise-Andrée Baril.
Puisque j’étais présente à ce concert, voir ici, je puis dire que ce prix est largement mérité et je suis très heureuse qu’on le lui ait décerné. Les prix Opus sont attribués par le Conseil québécois de la musique.
L’artiste est actuellement à Toulon où il jouera le rôle de Zurga, dans les Pêcheurs de perles, de Georges Bizet, à compter du 30 janvier. Vous pouvez le voir en action sur Youtube ici, dans l’impressionnante scène de la mort de Valentin (du Faust de Gounod), rôle qu'il a joué aux chorégies d’Orange (théâtre antique en plein air) l’été dernier. Le ténor Roberto Alagna incarnait Faust, et la contralto Marie-Nicole Lemieux, également native de notre région, y tenait le rôle de Dame Marthe.

21/01/2009

Barack et Georges

barackObama.jpgJe ne vois pas ce que je pourrais ajouter au tsunami d’articles, d’idées, de louanges et de critiques qui déferle ces jours-ci dans les médias au sujet de Barack Obama. Je me contente donc de saluer bien bas l’élection d’un président noir aux États-Unis. Tout en déplorant les bondieuseries qui ont entouré sa prestation de serment: prières, références à Dieu, curés, pasteurs, prêcheurs: ça donnait mal au coeur.
Et pour le reste, je vous offre mes niaiseries personnelles.

gLaraque.jpg- Barack et Laraque, ça rime.
- Mais ils ne jouent pas sur la même pati-noir-e
- C’est Laraque qui casse la baraque... sans doute parce qu'il est mieux baraqué
- Je suppose que nos voisins du Sud ont élu un Noir afin de pouvoir sortir de la grande noirceur dans laquelle Bush les avait enfermés.
- Et pour réussir à mener à bien toutes les tâches auxquelles il s’attaque, le nouveau président devra sérieusement avoir la baraka!!!

19/01/2009

Bixi... bici

J'ai bien hâte d'essayer le bixi, ce vélo qui sera offert en location publique à Montréal, peut-être à compter de l'été prochain. Fabriqué par l'entreprise saguenéenne cycles Devinci, il a été classé parmi les dix meilleures innovations de l'année par le magazine Times.

Mais il ne faut pas croire que Montréal a inventé le système. On connaît déjà le velib à Paris. Un système semblable existe dans la plupart des villes d'Espagne que j'ai visitées à l'automne 2008. À Barcelone, on l'appelle familièrement BarcelonaBici. Voici le dépliant (en trois langues: catalan, espagnol (castillan), anglais: le français n'existe pas là-bas). biciBarCouv.jpg

Bici et Bixi : les deux mots se ressemblent, mais ils n'ont pas la même  étymologie. Bici est un diminutif de bicicleta, et bixi un néologisme forgé à partir des mots bicyclette et taxi.

D'autre part, pendant mon séjour à Barcelone, le Cirque du Soleil était aussi en ville, avec son spectacle Quidam. Voici une partie du dépliant (en deux langues cette fois, castillan et catalan):
cirqBarcelone1.jpg

 

16/01/2009

Le pape du nouveau roman

robbegrillet.jpgJe viens de placer, dans la colonne de gauche, un “album” intitulé “Mes disparus de 2008”. J’avais fait le même exercice en 2006, mais je me suis défilée les deux années suivantes, par paresse ou manque  d’intérêt.
Donc, si vous consultez cet album 2008, vous y verrez entre autres le nom d’Alain Robbe-Grillet, décédé le 18 février à 85 ans.
Je complète la note ici, car il a joué un certain rôle dans ma vie intellectuelle.
Alain Robbe-Grillet: monument de la littérature française, considéré comme chef de file du nouveau roman, également cinéaste et scénariste.
Le nouveau roman, c’était mon pain et mon beurre pendant mes études à l’Université Laval, et cela s’est poursuivi quand j’ai fait ma maîtrise en Lettres à Aix-en-Provence (dans les années 70. La photo de droite le représente à cette époque-là). Je voulais choisir son roman la Jalousie comme sujet de thèse, mais finalement j’ai opté pour l’Écume des jours de Boris Vian, et je ne l’ai pas regretté.
D’autres auteurs pratiquaient le genre, comme Nathalie Sarraute, Claude Simon, Michel Butor, Samuel Beckett. Mais Robbe-Grillet, c’était lerobGrillet70.jpg “king”.  Tout le monde, étudiants, professeurs, critiques, lisait ses ouvrages et chacun y allait de savantes exégèses sur le sens véritable de ces textes qui gardaient au final leur mystère et leur obscurité. Je crois au fond que la plupart des gens n’y comprenaient pas grand-chose.
Donc, Alain Robbe-Grillet était le pape du nouveau roman, et son essai intitulé Pour un nouveau roman en était la bible. (En réalité, le véritable théoricien du nouveau roman était plutôt Jean Ricardou).
Aujourd’hui, mon regard là-dessus est plus critique. Mais j’admire toujours, rétrospectivement, les efforts des créateurs rattachés à ce courant qui voulait sortir des ornières de la tradition réaliste et figurative.
Cela a donné en peinture des chefs-d’oeuvre, aujourd’hui admis et admirés par tous: tout ce qu'on appelle la peinture abstraite part de ce mouvement de révolte contre la tradition (Picasso, Kandinsky, Braque, Miro, Riopelle, pour ne nommer que ceux-là).
Il y eut aussi des chefs-d’oeuvre en littérature et en cinéma, mais, sauf exception, ils sont goûtés par un nombre plus restreint de personnes: la résistance du grand public est plus forte, car les gens veulent qu’on leur raconte une histoire.

12/01/2009

Tintin : 80 ans et pas une ride

TintinFete.jpgLe 10 janvier dernier, Tintin célébrait ses 80 ans.
Il fut mon premier amour, comme je l’ai écrit dans l’une des premières notes de ce blogue! (ici)
Je vous copie-colle ce texte avec quelques modifications, et j'y ajoute quelques images.
Le premier album Tintin que j’ai lu, c'était l'Oreille cassée. oreilleCassee.jpgJe l'avais reçu comme prix à la fin de ma première année, au cours de laquelle j'avais appris à lire. C'était le premier livre que je lisais seule du début à la fin.
Un plaisir immense et beaucoup de questions. Par exemple, il y était question d'un «conservateur» de musée. Je me demandais bien qu'est-ce que c'était.
Début d'une curiosité et d'une passion pour la lecture et la langue française qui dure toujours, 55 ans plus tard.
Chaque fois que j'entends parler du Tibet,  je vois des images tirées de tinTibet.jpgTintin au Tibet: les moines, les montagnes enneigées, le yéti, bref, grâce à Hergé, je connais un peu ce pays où probablement je n'irai jamais. Le livre m’a aidée à comprendre les informations diffusées au printemps dernier, quand les manifestations des moines tibétains ont été violemment réprimées par les autorités chinoises.
J'ai lu ces albums à mon fils, le soir avant qu'il aille au lit. Il ne devait pas avoir plus d'un an les premières fois. Je me rappelle sa fascination pour les images, pour certains mots. Et moi-même je les ai redécouverts et goûtés encore plusieurs fois avec lui. Il ne se lassait jamais, voulait se faire lire quelques pages de plus.
Ci-dessous vous pouvez nous voir, lui, moi, et la chatte Zoé lisant un album. Le hasard a voulu que la photo soit prise avec un album de Snoopy...  car nous lisions aussi autre chose: les Schtroumpfs, Spirou, Boule et Bill. Mais je crois que tous deux nous préférions les Tintin.

lectureFab.jpg

Vers deux ans, fiston s'est mis à choisir lui-même quel album nous allions relire. Et j'ai eu un petit pincement au coeur quand il s'est mis à les lire lui-même, vers 7 ou 8 ans. Il n'avait plus besoin de moi pour ça...
Le génial Hergé a tout mis dans Tintin: la psychologie, le pouvoir, l'amitié, l'amour, les passions humaines, tout y est, brossé succinctement peut-être, mais avec justesse et précision. Et un humour délicieux, autant visuel que textuel. Pour les jeunes, c’est aussi valable que nombre d’heures passées sur les bancs de l’école.
À l'âge adulte, on y découvre des choses qu'on n'avait pas comprises, on goûte mieux certaines allusions. Par exemple que les insultes et injures du capitaine Haddock, bachi-bouzouk, iconoclaste et autres sont toutes de vrais mots tirés du dictionnaire.
Une source infinie de plaisir et de savoir.  
Aujourd’hui, les vieux Tintin sont chez mon fils, à Montréal. Quand j’y séjourne et que je veux lire, j’en choisis un dans sa bibliothèque. Je me replonge avec délices dans l’Île noire, l’Étoile mystérieuse, les Sept boules de cristal, les Bijoux de la Castafiore: peu importe, je les aime tous.

09/01/2009

Passe-Partout signerait le Bye Bye 2009

veroLouis.jpgJ’ai été très déçue que Louis Morissette et Véronique Cloutier s’excusent pour le Bye Bye 2008. À leur place, et à la place de Radio-Canada, j’aurais tenu mon bout. J’aurais réclamé le droit d’être bête, méchant, épais et vulgaire.
Le Bye Bye 2008 était moins bon que ceux de Rock et Belles oreilles? Chacun a droit à son opinion. Pour ma part, je n’ai jamais beaucoup aimé RBO, leurs Bye Bye me plaisaient moyennement. Je ne dis pas que celui de Véro était meilleur: il était différent, et comme c’était le cas les autres années, il y a des numéros que j’ai aimés, d’autres moins.
Et alors? “C’est juste de la TV” (titre d’une émission de Télé-Québec) après tout. Tous les tenants de la rectitude politique s’engouffrent dans les faiblesses et imperfections de l’émission pour venir nous assommer avec leur morale.
Nous sommes plongés en plein psychodrame national.
Lise Payette se ridiculise en affirmant (dans Le Devoir d’aujourd’hui) que les Québécois devraient  avoir honte de ce Bye Bye. Pourquoi honte? Je n’ai surtout pas honte, ni de ce Bye Bye, ni de l’avoir aimé. Il était épais, comme je l’ai dit il y a quelques jours, mais j’ai apprécié cette épaisseur. (Bien entendu, je préfère l’humour subtil et décapant d’Yvon Deschamps, mais on ne peut pas demander à tout le monde d’être aussi génial). Et même si je ne l’avais pas aimé, je n’aurais pas honte. Qu’est-ce que la honte vient faire là-dedans?
(Et son exemple d'un enfant tué par un individu ivre au volant..., des parents qui pardonnent... ça n'a aucun rapport).
J’ai l’impression que les jeunes et moins jeunes qui aiment les Simpson, South Park, Occupation double, les films d’horreur trash et/ou le death metal ont dû apprécier ce Bye Bye. Les baby boomers ont moins aimé... Pourquoi pas, chacun son tour.
Il faut être borné pour taxer les auteurs de racisme à cause du numéro parodiant une interview de Barack Obama par Denis Lévesque: c’était au contraire une dénonciation du racisme primaire. Maladroite peut-être, mais en aucun cas raciste.
Le Journal de Montréal, TVA et l’empire Québecor se délectent bien entendu de ces attaques portées contre Radio-Canada par l’intelligentsia bien-pensante...
Finalement, si les téléspectateurs ont l’épiderme trop sensible et ne peuvent pas supporter la vulgarité, les blagues de mauvais goût et le manque de génie, j’aurais une suggestion: pourquoi ne pas confier le prochain Bye Bye à l’équipe de Passe-Partout?

08/01/2009

Trio d'expositions

Dimanche dernier, 4 janvier, une sortie culturelle comme je les aime: visite de trois expositions, toutes présentées au même endroit, c’est-à-dire au Centre national d’exposition de Jonquière,  et toutes intéressantes, chacune à sa manière. Une sortie qui ne demande pas énormément de temps, qui ne coûte rien et qui enrichit l’esprit et le coeur.
L’une de ces trois expositions se terminait précisément ce jour-là, on la dit itinérante, peut-être qu’elle sera présentée ailleurs.

bachCorrige.jpg

Intitulée Une suite de Bach, elle a été réalisée sous l’égide du Centre Les Impatients, qui permet à des personnes éprouvant des problèmes de santé mentale de s’exprimer par la création artistique.  Dans ce cas-ci, les participants ont réalisé chacun un portrait de Jean-Sébastien Bach à partir de sa musique et des rares images de lui qui existent. Cela donne 29 portraits assez fascinants, qui évoquent Bach sans doute, mais surtout qui révèlent beaucoup de choses sur les artistes-auteurs de ces oeuvres, comme on peut le deviner en observant celles de la photo ci-dessus.

Dans une autre salle, des personnages plus grands que nature sculptés dans des troncs d’arbres par Ernest Lévesque:  sculpteur de contes, tel est le beau surnom que l’on a donné à cet artiste ethnologue. Ci-dessous, une vue d'ensemble de la salle où sont installées ses oeuvres, fascinantes et sympathiques. (L’exposition se poursuit jusqu’au 25 janvier).

vueEnsErnest.JPG

Et enfin, Sublime démesure, une exposition d’art actuel issue de la collection privée d’Alain Tremblay, un gars de la région qui acquiert des oeuvres d’artistes contemporains en fonction de ses coups de coeur. Il y avait sur lui un article dans un numéro récent du magazine l’Actualité. Je connais quelques-uns de ces artistes (ceux qui viennent du Saguenay-Lac-Saint-Jean comme Carl Bouchard, Martin Dufrasne et Cindy Dumais), j'ai découvert les autres. Je ne sais pas qui a réalisé les oeuvres ci-dessous, je n’ai pas pris de notes... je ne suis plus journaliste!

tachebleueCne.jpg cnePyjama.jpg

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05/01/2009

Onze à table

tablePlusClaire.jpg

D’habitude le Premier de l’An, nous donnons un brunch le midi pour la famille et les amis, en ayant recours au service de traiteur de la chef Diane Tremblay.
Mais celle-ci avait pris congé cette année et je ne me sentais pas capable de préparer moi-même de la nourriture pour 15 à 18 personnes.
Nous avons donc opté pour un souper familial. Jack a agi comme maître d’hôtel, mis la table, officié au service du mousseux et des vins, coupé le pain. C’était toute une logistique, car nous étions onze à table!
Fiston Fabrice (lui et moi en pleine action sur la photo) s’est proposé pour faire le risotto aux champignons destiné à accompagner l’osso bucco, fabDenClair.jpgcar c’est un plat qu’il faut cuisiner à la dernière minute et surveiller constamment. Son amie Cindy a coupé des légumes et m’a aidée à garnir et à servir les entrées.
Pour l’entrée, je m’étais lancée dans la confection de mini-bouchées variées servies sur une assiette rectangulaire. Chaque assiette contenait deux verrines, l'une au gaspacho, l’autre de trempette aux légumes, un petit ramequin avec crevettes dans une sauce mangue-coco, deux bouchées chaudes (riz aux crevettes et olive en pâte, il en manque une des deux sur la photo, elle était encore au four!), une cuiller avec saumon fumé. C’était beau à voir (la photo du haut) et bon à manger.
Nous avons servi des fromages (Mont-Jacob, Riopelle, chèvre), et une mousse aux framboises (faite par la pâtisserie Mergeay), accompagnée de framboises macérées dans le Frambleu du domaine le Cageot, à Jonquière).
Un beau souper, une belle réunion de famille.