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26/01/2009

Orfeo: amour pur, plaisir intense

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Orfeo ed Euridice de Gluck, est l’un des opéras du Metropolitan (présentés au cinéma Jonquière) que j’ai le plus aimés. Quelle musique! Cette très courte production (une heure et demie sans entracte) m’a littéralement enchantée. Très peu d’action: c’est en quelque sorte un long poème visuel et musical qui décrit toutes les nuances de l’amour, l’amour à la fois absolu et simple, qui rend la vie impossible sans l’être aimé.
La mise en scène de Richard Morris est parfaite: les 90 choristes portent costumes et accessoires qui les identifient à autant de personnages célèbres de l’histoire: Cléopâtre, Marie Antoinette, Oscar Wilde, Truman Capote, Abraham Lincoln...
Debout et immobiles (sauf pour quelques gestes des mains et du visage qui font penser à du mime, mais qu’on ne pouvait distinguer clairement dans la production filmée), sur une double galerie à trois étages (voir la photo), qui se sépare au besoin pour laisser un espace sur scène, ils sont beaux à voir et à entendre.
Le rôle d’Orphée est tenu par l’immense mezzo  Stephanie Blythe (photo): elle chante divinement et son visage est si expressif qu'elle n'est plus bientôt ni femme, ni homme: elle est tout simplement l'amour, qui se moque des sexes, des âges et du tempsblythe99a.jpg. La très belle Danielle de Niese chante fort bien et incarne à merveille la grâce et la beauté d’Eurydice, et Heidi Grant Murphy campe joyeusement un Cupidon (Amour) qui semble tout droit sorti d’une bande dessinée pour conduire Orphée aux Enfers.
Trois chanteurs, peu d’action: cela laisse beaucoup d’espace/temps aux superbes chorégraphies, qui jouent un rôle important dans l’oeuvre. Sur les tempi d’origine, sarabande, gavotte, gigue, menuet, les danseurs évoluent en vêtements d’aujourd’hui, jupes légères, robes de coton, jeans, capris, t-shirts, débardeurs, et ajoutent aux pas de ces ballets anciens des mouvements et expressions qui en font des danses modernes parfaitement adaptées à chaque scène. J’y ai même vu un clin d’oeil aux chorégraphies de West Side Story.
Pour une fois à l’opéra, l’histoire finit bien: contrairement au mythe originel, l’amour d’Orphée est si fort et si pur qu’il peut ramener Eurydice des Enfers, même s’il a été incapable de tenir sa promesse de ne pas la regarder ni lui dire ce qui se passe.
James Levine dirige avec âme son imposant orchestre, peut-être pas très fidèle à l’esprit baroque, mais je ne boude pas mon plaisir, qui fut intense.
Au cinéma Jonquière désormais, je retrouve à chaque représentation des opéras du Met (voir ci-dessous pour La Rondine) une bonne centaine de personnes, un noyau de fidèles, plus d’autres qui s’ajoutent au gré des semaines: la bonne nouvelle s’est répandue...

Commentaires

Podziwiam styl, w jakim tekst zostal napisany, bo rzadko zdarza sie, by trafic na cos takiego na internetowym stronau. Poza tym, notka zawiera wielu waznych informacji, wiec to nie tylko przyjemne w lekturze „lanie wody”, ale cos zdecydowanie bardziej wartosciowego. Dzieki!

Écrit par : ubezpieczenia grupowe indywidualne | 18/11/2013

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