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11/11/2006

Prière de ne pas mélanger

La portion terrestre de notre voyage en Grèce consistait en un circuit de quatre jours en autobus, vers les Météores, Delphes, Olympie, Épidaure et Mycènes. Nous formions un groupe bilingue de 34 personnes, environ 20 francophones québécois et 14 anglophones du Québec et du Canada. La guide Nelly présentait assez consciencieusement les versions française et anglaise de ses exposés. Toute contente de me joindre à un groupe et de faire de novuelles connaissances,je ne faisais pas de distinction entre anglophones et francophones, et j'ai spontanément engagé la conversation avec un couple de Canadiens tout à faits charmants que j'avais naïvement invités à s'asseoir à notre table. Mal m'en prit: on m'a vite fait comprendre que c'était une erreur, et que les Québécois ne devaient pas se mélanger, pas même sympathiser avec les Anglos. Cela fut fait de façon subtile, personne ne m'a donné d'ordre ou parlé clairement: il s'agissait de regards, de mots, de mouvements, comme un ballet subliminal m'incitant à demeurer au sein de mon groupe, sans aller vers l'autre.
Je n'ai pas vraiment obtempéré à ce dictat, et j'ai continué de me lier avec des anglophones, mais de façon plus discrète, de peur d'être considérée comme traître à la patrie... C'est con, mais c'est comme ça....

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