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Spécial du jour

Une certaine vision du monde, en provenance de Saguenay, PQ

Diaporama

Anciennes lectures


Brooklyn Follies Voir le détail

Brooklyn Follies

par Paul Auster
Actes Sud 2005
Superbe roman, un des meilleurs de Paul Auster, même si je les ai tous aimés. L'amour, l'amitié, la création, la vie quotidienne, dans un mélange savamment organisé, une écriture forte, sensible et nuancée.
Note : 9


Le dernier juré Voir le détail

Le dernier juré

par John Grisham
Robert Laffont, 2005
Bof!

J'ai adoré John Grisham dans la Firme, le Client, le Couloir de la mort, mais ensuite, il m'a déçue, surtout dans l'Héritage et la Transaction, je n'ai même pas réussi à terminer ce dernier roman. Le dernier Juré est de la même eau: plein d'idées intéressantes, mais mal ficelé, pas vraiment structuré. C'est lisible, mais bof!
Note : 3


American Darling Voir le détail

American Darling

par Russell Banks
Actes Sud 2005
Un autre auteur que j'aime bien. Un roman très complexe, très fouillé, qui se passe en partie aux USA, et en partie au Liberia où l'héroïne effectue un retour, plusieurs années après y avoir vécu, s'être mariée, avoir été mêlée à la guerre civile. Elle s'occupait d'un refuge de chimpanzés, tout a été détruit par la guerre.
Des scènes violentes, des personnages durs et hermétiques: j'ai aimé, mais en même temps, je ne me suis pas «identifiée» à l'héroïne, elle est trop loin de moi. J'ai trouvé l'aspect historique intéressant, et découvert un monde que je ne connaissais pas.
Note: 7


Confessions d'une radine Voir le détail

Confessions d'une radine

par Catherine Cusset
Gallimard 2003
Pas un vrai roman, plutôt une chronique de vie. Pas très profond, mais amusant, qui secoue parfois.
Et je me suis reconnue dans certains passages: oups!!!
Note : 6


Avant le gel Voir le détail

Avant le gel

par Henning Mankell
Seuil 2005
J'aime beaucoup cet auteur et son inspecteur, Kurt wallander, qui vit et travaille à Ystad, une petite ville de Suède. Le livre est excellent, bien construit, profond. Mais pas vraiment passionnant. Tout est dit, révélé trop vite. Il n'y a pas de mystère. Le «méchant» est un émule de Jim Jones, et ses élucubrations mystico-religieuses sont assommantes. Dommage...
Note : 7


L'évangile de Jimmy Voir le détail

L'évangile de Jimmy

par Didier Van Cauwelaert
Albin Michel 2004
J'ai enfin terminé ce - plutôt long - roman. Long et un peu brouillon. J'avais lu, il y a une dizaine d'années, «Les vacances du fantôme» et «Corps étranger», de ce même auteur. Plutôt sympathique, il agrémente toujours ses romans de quelques touches de fantastique, de surréel.
Mais celui-ci m'a semblé trop ambitieux. Un réparateur de piscines qui est en réalité un clone de Jésus-Christ, créé à partir de sang prélevé sur le suaire de Turin, dans une Amérique du futur aux prises avec ses contradictions. Bonne idée, mais l'auteur se perd souvent en défaisant les fils qu'il vient de nouer, en tentant une exégèse des livres saints (très fastidieuse), et il n'arrive pas à faire bien tenir ensemble ses innombrables éléments: le gouvernement américain, la CIA, les médias, la recherche scientifique, le Vatican, les histoires d'amour, la psychologie des personnages, etc. Il aurait fallu relire, concentrer, mettre l'accent sur quelques idées (et pas 200 idées), bref, c'est un roman intéressant, mais raté.
Note : 6


La lucidité Voir le détail

La lucidité

par José Saramago
Seuil 2006
Un superbe roman par cet écrivain portugais majeur qui a déjà reçu le prix Nobel de Littérature. Mais il faut être fait fort pour ne pas succomber à son pessimisme total.

NB: La couverture du livre présentée ici n'est absolument pas celle de l'exemplaire que j'ai eu entre les mains: tour vert, centre blanc, pas d'image...
Note : 8


Marilyn dernières séances Voir le détail

Marilyn dernières séances

par Michel Schneider
Grasset 2006
Je suis restée sur ma faim avec ce livre. J'ai lu beaucoup d'ouvrages sur la vie et la mort de Marilyn Monroe, celui-ci n'apporte rien de neuf. Ce n'est ni un roman, ni une biographie, cela porte sur les relations entre Marilyn et son dernier psychanalyste, Ralph Greenson. Il y a des considérations intéressantes sur le dérapage de cette analyse, et sur ce qu'était Hollywood dans les années 50 et 60, mais c'est très bavard, très long.
J'ai l'impression d'avoir perdu du temps à lire ce livre, candidat au prix Goncourt, un prix qu'il ne méritait nullement à mon avis.
Note : 6


Samedi Voir le détail

Samedi

par Ian McEwan
Gallimard 2006
J'avais entendu dire beaucoup de bien de ce roman d'un auteur britannique réputé, dont je n'ai rien lu jusqu'à présent, je l'avoue. Samedi, c'est le récit d'une journée dans la vie de Henry Perowne, un neurochirurgien londonien très compétent, comblé par son mariage, sa famille, sa profession. Un incident inhabituel et désagréable vient troubler sa tranquillité d'esprit au cours de la journée, lui apportant doutes, inquiétudes, malaise. C'est un récit intéressant, agréable à lire, mais hautement intellectuel, plein de références à la littérature, à l'histoire, à la philosophie, et comportant d'innombrables digressions dont certaines sont pertinentes, d'autres non, quelqus-unes même semblant conçues pour ajouter un certain nombre de lignes ou de pages sans enrichir vraiment le contenu.
Bref, 350 pages pour décrire une seule journée, cela me semble un peu long. Oui, bon je sais, James Joyce l'a fait, dans Ulysse, et c'est encore plus long, mais James Joyce est un génie, alors qu'Ian McEwan est simplement un -assez- bon romancier. Disons à sa décharge que sa prose, bien que maniérée et grandiloquente à l'occasion, est plus facile à lire que celle de James Joyce. Et aussi qu'il sait faire preuve d'un humour tout britannique et inventer des situations plutôt cocasses.
En résumé, j'ai été un peu déçue par ce Samedi dont j'attendais davantage. Quand je plonge dans un roman, il m'arrive rarement de tourner des pages sans les lire, mais je l'ai fait cette fois, et ce n'est pas bon signe....

Tout de suite après , j'ai relu le sublime Soie, d'Alessandro Baricco. Il raconte - presque -toute une vie -plusieurs vies- en 120 pages. Une merveille de concision, une écriture précise et poétique en même temps, magnifiquement traduit de l'italien par Françoise Brun. La France, le Japon, les vers à soie, un amour impossible. Sublime je vous dis. J'ai hâte de voir quel film en tirera le cinéaste François (Fran-soie !) Girard, qui a tourné entre autres au Japon cette coproduction de 26 millions, financée par le Canada, l’Italie et le Japon.


L'immeuble Yacoubian Voir le détail

L'immeuble Yacoubian

par Alaa El Aswany
Actes Sud 2006
Cet excellent roman a fait un tabac en Égypte car il expose les travers et les dysfonctionnements de la société en présentant des personnages, qui habitent l'immeuble Yacoubian, au Caire, et se débattent dans leurs contradictions, leurs tentatives pour accéder à un peu plus de bonheur, lequel se confond souvent avec un peu plus de richesse. Pour nous, occidentaux, une occasion de découvrir les moeurs, les us et coutumes d'une société que nous connaissons peu, de repérer les similitudes et les différences avec nos propres codes sociaux.
À déplorer: trops long passages sur les idées et les croyances des islamistes extrémistes, et une traduction parfois un peu étrange: abus de la conjonction "et" par exemple. Ceci dit, c'est un excellent roman, qui se lit facilement et qui laisse une impression durable.
Note : 8


Le petit copain Voir le détail

Le petit copain

par Donna Tartt
Plon 2003
Après le superbe Maître des illusions, Donna Tartt pond une autre brique beaucoup moins convaincante. La jeune héroïne poursuit un homme qu'elle croit coupable du meurtre de son frère. Mais à la fin, on ne sait toujours pas si c'était bien le cas, rien n'est résolu, tout demeure incertain, et il y beaucoup de longueurs. C'est agéable à lire, mais à la fin, on regrette presque toute cette lecture qui ne nous a pas conduit à une conclusion valable. J'ai l'impression d'avoir perdu mon temps, beaucoup de mon temps.
Note : 4


Le meilleur de nos fils Voir le détail

Le meilleur de nos fils

par Donna Leon
Calmann-Lévy 2006
J'ai lu tous les romans de Donna Leon. Ils se passent à Venise, avec l'inspecteur Guido Brunetti, sa femme Paola, leurs deux enfants, et quelques autres personnages familiers qui reviennent chaque fois. L'intrigue est plus ou moins passionnante, mais pour les descriptions de Venise, des Italiens, des coutumes, c'est absolument délicieux. Quand je lis un nouveau Donna Leon, je prends une carte de Venise et je suis les déplacements de Brunetti: quel vaporetto il emprunte, je sais où située est la questure où il travaille, ou est située sa maison, de même que le palais Farlier (le long du grand canal), qui appartient aux parents de sa femme.
J'adore Donna Leon et ses romans.
Note : 8

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